Publié par Gaia - Dreuz le 30 décembre 2020

Source : Theepochtimes

Emmanuel Macron s’est livré dans les colonnes de L’Express lors d’une visioconférence d’une heure et demie, ce jeudi 17 décembre 2020. Il a donné sa vision des Français, il est notamment revenu sur la crise sanitaire liée au Covid-19 et les mesures de restriction adoptées par le gouvernement.

« Ce que nous avons fait n’est pas une privation de libertés »

« Ma liberté ne vaut rien si c’est la liberté d’infecter l’autre, elle ne se tient que dans un système de responsabilités », a insisté le président de la République lors de l’interview accordé à L’Express, qui s’est déroulée jeudi 17 décembre en visioconférence. Le président s’était alors isolé à La Lanterne, près de Versailles, après avoir été déclaré positif au Covid-19.

Il fustige le fait qu’ « une espèce de fantasme consisterait à dire que la liberté est un absolu qui ne connaît pas de contraintes ». Il est également revenu sur les mesures adoptées par le gouvernement pour endiguer cette crise sanitaire, notamment sur les deux confinements. « Pendant la crise sanitaire, ce que nous avons fait n’est pas une privation de libertés. Nous avons librement et collectivement consenti à réduire certaines de nos capacités à faire, à interagir, pour protéger les autres », a estimé le chef de l’État.

Il a également souligné que « nous avons collectivement montré un humanisme véritable en renonçant à des plaisirs, à des facilités, pour protéger les plus faibles, nos soignants et notre système de soins parce que la liberté ne vaut que quand la liberté des autres s’articule ». Il affirme aussi que « le deuxième confinement est un exemple d’efficacité, car nous avons pris la décision au bon moment. Nous l’avons expliqué, les Françaises et les Français ont agi et, par leur action, ont réussi à casser le cycle du virus ».

Une « crise d’autorité » qui « conduit au complotisme »

Mais, en raison de cette crise sanitaire, Emmanuel Macron se dit inquiet, car cela entraîne une « crise d’autorité ». Celle-ci touche aussi bien la politique que la science. Or pour lui, « ce que les scientifiques ont accompli » le pousse à une admiration sans bornes, car « jamais dans l’histoire de l’humanité nous n’avions assisté à l’apparition d’un virus et, moins d’un an plus tard, à la découverte d’un vaccin », a-t-il déclaré.

Cette « crise d’autorité » finit par être dangereuse, « les conséquences psychologiques et sociales sont terribles car on finit par ne plus croire en rien », déplore le chef de l’État. Il ajoute que « le cercle vicieux » est d’assister à « un nivellement, qui crée du scepticisme, engendre de l’obscurantisme et qui, au contraire du doute cartésien fondement de la construction rationnelle et de la vérité, conduit au complotisme ».

Emmanuel Macron, qui n’en est pas à sa première crise, puisqu’il a traversé, entre autres, celle des « gilets jaunes », avance que « pour répondre à la défiance », il faut selon lui « mêler l’action, la cohérence et l’explication. » « Voilà la ligne que je me fixe », a-t-il déclaré, ajoutant que la crise actuelle est un « grand défi. » « Pour recréer de la confiance, je crois qu’il faut une action qui ait véritablement une efficacité, un effet des mots aux choses », a-t-il encore précisé.

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