Publié par Magali Marc le 20 décembre 2020

Sans concéder quoi que ce soit, on peut se permettre d’envisager à quoi ressemblerait la présidence de Joe Biden si elle se concrétisait: ce serait un désastre. Mais ce serait pire encore, si Joe Biden était mis au rancart et remplacé par la niaise Kamala Harris qui n’a pas une idée à elle et qui n’est populaire ni dans le Parti Démocrate, ni dans son fief de Californie. En revanche, on peut imaginer que Donald Trump, loin de disparaître des écrans, pourrait rebondir en 2024, créer son propre parti ou même son propre empire médiatique. Sa popularité le lui permettrait bien !

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de J.B. Shurk, paru sur le site d’American Thinker, le 19 décembre.

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Donald Trump, président à un seul mandat deviendrait le cauchemar de Washington

Alors même que l’équipe juridique du président continue de contester les résultats des élections dans des États-charnière qui ont connu un grand nombre de bulletins de vote par correspondance douteux et des anomalies électorales, l’Establishment de Washington veut pousser Donald Trump vers la sortie.

Ce qu’il n’a pas réussi à accomplir au cours de quatre années de sabotage par l’État profond et d’efforts bipartites pour contrecarrer le programme MAGA, le club sélect de Washington l’a peut-être finalement réussi grâce à la bonne vieille fraude électorale. Le District de la Corruption salive devant la possibilité de se libérer d’un ennemi qui, à lui seul, a pour toujours endommagé le marécage.

Aucune victoire ne pourrait ressembler davantage à une victoire à la Pyrrhus.

Forcer Donald Trump à quitter la présidence alors que la moitié des électeurs probables pensent que l’élection lui a été volée (dont un tiers de démocrates) se retournerait contre Washington de manière spectaculaire.

M. Trump est un concurrent trop féroce et une force culturelle trop puissante pour disparaître dans une retraite qu’il n’a pas choisie.

Au moins 75 millions d’Américains ont voté pour ce président parce que, entre autres raisons, il est considéré comme un «outsider». Maintenant, l’Establishment de Washington tient absolument à en faire un martyr, en plus.

Que se passera-t-il si le Président Trump quitte ses fonctions en janvier ? Il deviendra instantanément l’ex-président américain le plus puissant et le plus conséquent que les Américains aient jamais vu. Faire de Donald Trump un président à mandat unique deviendra le plus grand cauchemar de l’Establishment washingtonien.

1) Le critique numéro un de Joe Biden

Il n’est pas question que Donald Trump suive les traces de George Washington en se retirant discrètement de la vie publique et en laissant son successeur diriger sans surveillance.

Barack Obama a été l’ex-président qui s’est le plus exprimé  haut et fort jusqu’à présent, à la fois en remettant en question le jugement de Donald Trump en tant que président et en attisant les flammes du canular de la Russie. Un ex-président Trump ferait passer Obama pour un minus en comparaison.

L’engagement de M. Biden à réintégrer l’Accord de Paris et à revenir sur l’indépendance énergétique des États-Unis en matière d’hydrocarbures obtenue sous la présidence de M. Trump pourrait bien faire disparaître du jour au lendemain une économie américaine qui lutte pour se remettre d’une année de confinement pour cause de pandémie.

Donald Trump blâmera bruyamment son successeur.

M. Biden a fait part de son intention de redonner vie à l’Accord sur le nucléaire d’Obama avec l’Iran après que l’Administration Trump ait passé quatre ans à réduire l’influence de l’Iran au Moyen-Orient.

Après avoir contribué à favoriser la paix dans la région en obtenant des accords commerciaux historiques entre Israël et nombre de ses adversaires de longue date, le Président Trump a tout intérêt à veiller à ce que ses efforts ne soient pas réduits à néant.

Si M. Biden relève un Iran vulnérable et nuit à Israël dans le processus, Donald Trump le critiquera fortement.

Le Président Trump a fait de la réduction de l’immigration clandestine aux États-Unis une priorité.

Il a fait de la renégociation des accords commerciaux qui ont profité à la Chine communiste aux dépens des travailleurs américains, une priorité.

Il a fait en sorte que ramener des troupes au pays en mettant fin aux « guerres interminables » soit une priorité. Il a fait de la protection des droits des Américains au titre du premier et du deuxième amendement une priorité importante.

Joe Biden a promis d’augmenter l’immigration et la réinstallation des réfugiés, de mettre fin aux confrontations commerciales avec la Chine, et de laisser la politique étrangère aux «experts».

Et en conflit direct avec le serment d’office (de protéger la Constitution), M. Biden a promis de confisquer les armes des Américains tout en appuyant les géants des médias sociaux sur le Web qui ont entrepris des campagnes de censure pure et simple contre le discours des conservateurs.

Donald Trump critiquera haut et fort son successeur pour le préjudice qui en résulte – sous toutes ses formes – pour les Américains.

Lui et ses partisans amplifieront chaque faux pas de Joe Biden. Le « Monday morning quarterbacking » (NdT: le fait de jouer les mouches du coche) deviendra une priorité sept jours sur sept pour l’ex-président.

2) Le roi d’un empire médiatique

Si Twitter et Facebook décidaient de censurer le citoyen Trump, il pourrait simplement construire son propre empire médiatique et créer un grand mégaphone pour faire entendre son point de vue dans tout le pays.

L’homme d’affaires Trump a toujours aimé construire des choses à partir de rien. Maintenant que Fox News a choisi de se défaire des conservateurs, une demande du marché pour la politique de Trump attend d’être satisfaite.

Newsmax et One America News Network élargissent leurs parts d’audience, mais un réseau d’information Trump dominerait la future télévision conservatrice.

Les médias sociaux et les informations sur les entreprises censurent désormais activement les voix des conservateurs, et les électeurs conservateurs afflueraient sur toutes les plateformes que Donald Trump construirait. Ce n’est qu’une question de temps avant que le président ne saisisse ces opportunités.

Si l’Establishment washingtonien croit que le «trumpisme» va disparaître lorsque son chef éponyme se dirigera vers le sud, en Floride, il se trompe lourdement. Après qu’il ait quitté ses fonctions, la voix de Donald Trump ne fera que s’amplifier. De beaucoup.

3) Chef de facto du Parti Républicain

Si les Républicains de l’Establishment pensent qu’ils pourront récupérer leur parti une fois que le Président Trump aura quitté ses fonctions, ils se leurrent.

Donald Trump vient de remporter plus de voix que tout autre président en exercice dans l’histoire, détruisant ce que Messieurs Bush, McCain et Romney ont pu récolter dans les sondages. Avant même que le résultat de l’élection de 2020 ne soit définitivement déterminé, un récent sondage montre que 54 % des électeurs républicains sont prêts à soutenir le Président Trump en 2024.

Ce qui est encore plus frappant, c’est que près de 70 % des Républicains considèrent que le président défend leurs convictions, contre seulement 20 % qui estiment que les Républicains du Congrès font de même.

Si Donald Trump décidait de se représenter en 2024, sa nomination dépendrait entièrement de lui. Si les membres de la famille Trump ou les vétérans de l’Administration Trump décidaient de se présenter, ils deviendraient instantanément des favoris.

Donald Trump a mis en lumière les échecs de l’Establishment washingtonien à sécuriser les frontières américaines et à protéger la main-d’œuvre manufacturière des cols bleus américains.

Cette lumière ne va pas s’éteindre, et tout Républicain qui pense que le parti peut recommencer à répéter les mantras du libre-échange: à savoir l’immigration incontrôlée, les délocalisations des emplois vers des pays étrangers où les travailleurs sont sous-payés, ne voit pas la réalité.

Si le mot «mondialisme» n’était pas un gros mot, le Président Trump a fait en sorte qu’il le devienne.

Dans un avenir prévisible, tout Républicain briguant une fonction de haut niveau devra respecter le nouveau parti que Donald Trump a créé ou en subir les conséquences lors des élections. Certains Républicains Never Trumpers le détestent peut-être, mais sans lui, ils ne survivront pas en politique.

4) Destructeur potentiel des deux partis

Pour la première fois depuis que le Parti Républicain de Lincoln a supplanté les Whigs au pouvoir, Donald Trump a construit une coalition d’électeurs suffisamment forte, transcendant les lignes de parti traditionnelles, pour être capable de les amener avec lui afin d’ériger un nouveau parti, en commençant par sa base.

Aucun Républicain n’a mieux réussi que Donald Trump à attirer le vote des groupes minoritaires au cours des soixante dernières années, et aucun Républicain depuis Reagan n’a réussi aussi bien avec les cols bleus.

Si le président décide de «s’en aller», il entraînera dans son sillage des dizaines de millions d’électeurs américains également désillusionnés par les deux partis.

Les Démocrates traditionnels qui n’apprécient pas que leur parti adopte le socialisme et les Républicains de la classe ouvrière qui n’apprécient pas que leur parti privilégie Wall Street plutôt que l’Américain moyen seraient des alliés naturels de M. Trump dans un nouveau parti.

Kanye West, Ice Cube et le fondateur de Black Entertainment Television, Robert Johnson, ont tous clairement indiqué qu’ils n’étaient pas satisfaits de la direction prise par le Parti Démocrate, et Donald Trump est en mesure de créer un foyer politique pour ceux qui cherchent quelque chose de neuf.

Un nouveau parti qui accorde la priorité à la protection des immigrés légaux et des travailleurs américains plutôt qu’à la main-d’œuvre étrangère et qui considère les engagements dans de nouvelles guerres comme des choix de dernier recours attirera un large éventail d’électeurs américains.

Expert en fabrication d’une image de marque, Donald Trump pourrait choisir de réduire l’importance les partis tels qu’ils existent actuellement et de construire quelque chose d’entièrement nouveau en partant de zéro.

Quoi qu’il arrive d’ici au 20 janvier, Donald Trump ne disparaîtra pas.

Les initiés de Washington réussiront peut-être enfin à le démettre de ses fonctions, mais, en même temps, ils feront de lui un ex-président puissant.
Ils pourraient regretter d’avoir fait ça.

Chose certaine, ils n’ont aucune idée de ce qu’ils ont créé.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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