Publié par Dreuz Info le 8 décembre 2020

Jérusalem consacrée capitale de l’Etat d’Israël, le plateau du Golan reconnu comme israélien, l’inauguration d’une reconnaissance d’Israël par les émirats arabo-musulmans suivie d’échanges socio-économiques et culturels, la fin du refus du fait juif dans une partie sunnite du Proche Orient : il semble qu’on ne mesure pas en Europe et particulièrement en France la portée civilisationnelle de l’œuvre politique de Donald Trump.

Cette démarche visionnaire marque en effet une rupture radicale avec l’impasse coupable d’une politique européenne plutôt propalestinienne et laxiste devant l’islamisme et peu innovante vis-à-vis de l’histoire du peuple juif et de la place à accorder aux juifs en diaspora ou en Israël .

Une impasse manifestée par l’oubli qu’en 1948, le chef du mouvement palestinien opposé à la partition en deux Etats et opposé avant tout à la création d’un Etat juif fut un collaborateur d’Hitler et qu’il fut exfiltré par la France pour échapper à sa condamnation par la justice anglaise.

Ce fut le début de l’idéologie islamiste cantonnée dans le refus du fait juif en conformité avec la politique de l’islam imposant la dhimmitude, mesure de persécution et d’humiliation destinée aux juifs et aux non-musulmans

Enfin, en France, De Gaulle vint… et pour couronner sa politique pro-arabe , il lança sa petite phrase à propos des juifs : « peuple sûr de lui et dominateur ».

Pour avoir été enfant étoilé puis chassé des écoles, caché et traqué, je rappelle ici avec humour cette petite phrase du Général… « peuple dominateur »… !

L’Europe fut le continent où se produisit la Shoah , projet non pas uniquement nazi ou allemand mais porté également par des collaborateurs actifs issus d’autres nations, projet plus ou moins accepté par des opinions façonnées par une matrice culturelle plutôt antisémite source d’une idéologie inconsciente.

Après la fin de la deuxième guerre mondiale en 1945 et le sinistre bilan de la Shoah, l’examen clinique de « pourquoi l’antisémitisme, pourquoi la volonté d’exterminer les juifs ? », s’il fut mené ici et là par des auteurs lucides, ne fut pas enseigné pour être partagé par les foules.

L’invitation de Léon Poliakov, historien peu médiatisé de l’antisémitisme, à ausculter la théologie de la pensée inquisitoriale moyenâgeuse puis ses mutations sécularisées qui de Voltaire voulant renvoyer les juifs en Asie à Proudhon souhaitant qu’on les extermine, de Marx dont le vœu était de « rendre le juif impossible » à Bakounine qui voulait « dissoudre ce peuple sangsue », ces mutations gauchisantes qui se croisaient avec celles émises par le clan droitier des chrétiens germaniques préfigurant au 19eme siècle les vœux du nazisme et du national-socialisme, témoignent d’une matrice culturelle inconsciente et donc d’un inconscient culturel européen volontiers anti judaïque puis antisémite puis antisioniste passant allègrement de juifs peuple de trop à pays de trop.

Une équation mystérieuse pèse donc encore sur l’Europe : le juif à l’origine de la chute, le juif corps sale et étranger, le juif comploteur mondial, le juif qu’il faut faire disparaître.

Au mieux la révolution française avait accordé aux juifs la citoyenneté en tant qu’individus mais « rien comme nation ».

La politique de Trump à l’égard d’Israël est une véritable révolution qui reconnaît la spécificité de la nation juive liée à la philosophie du judaïsme, une spécificité qui peut s’harmoniser avec d’autres formes de spiritualité, une spécificité qui au pied du mur proclame Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

Merci Monsieur le Président.

Il est bon de rappeler que le Président avait des précurseurs et notamment Chateaubriand visionnaire qui déclarait en 1806 dans son « Itinéraire de Paris à Jérusalem » : « Quand on voit les juifs dispersés sur la terre…on est surpris sans doute mais pour être frappé d’un étonnement surnaturel, il faut les retrouver à Jérusalem, il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays ».

Il voyait dans le même ouvrage et dans cette persistance juive le signe d’un « miracle » qui ne l’empêchait pas d’affirmer sa foi chrétienne.

Le même Chateaubriand visionnaire exprimait par ailleurs dans ses « Mémoires d’outre-tombe » sa crainte des pays de l’islamisme « dont l’état social est fondé sur l’esclavage et la barbarie ».

Et il questionnait le risque des relations commerciales complaisantes : « Avons-nous porté la civilisation au dehors ou avons-nous amené la barbarie dans l’intérieur de la chrétienté ? »

Jérusalem capitale d’Israël ? Oui merci Monsieur le Président !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Claude Berger pour Dreuz.info.

*Auteur de « Pourquoi l’antisémitisme* »? (Editions de Paris) Et de « Jerusalem au Pied du Mur* (poésies, (Editions Caractères)

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