Publié par Magali Marc le 16 janvier 2021

Une grande majorité de Républicains pense toujours que Trump a eu raison de contester sa défaite électorale et souhaite qu’il soit candidat républicain à la présidence en 2024. Mitch McConnell, qui avait habilement dissimulé son never-trumpisme, été réélu au Sénat pour six ans. Il n’est plus le leader de la majorité républicaine. Il a intérêt à revoir sa stratégie s’il ne veut pas que sa vie devienne un enfer.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Matt Vespa, paru sur le site de Townhall, le 14 janvier.

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Un nouveau sondage devrait amener Mitch McConnell à repenser son appui à l’Impeachment de Trump

L’élection de 2016 a montré le fossé qui sépare la base du Parti Républicain de ses dirigeants au Congrès.

La base ne voulait plus de Mitt Romney ou de Paul Ryan.

Ils voulaient quelque chose de nouveau. Donald Trump a mis le doigt sur la question qui passionnait vraiment la base, à savoir l’immigration.

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Il y en avait d’autres, mais le fait que Donald Trump se soit lancé dans cette histoire l’a d’abord catapulté au sommet du GOP. La base voulait des accords commerciaux équitables ; le scepticisme à l’égard du libre-échange s’est accru. La position des leaders du GOP était à l’opposé.

À la fin de l’année 2020, le GOP est devenu le parti de Donald Trump. Le trumpisme est là pour rester, et l’on n’y peut rien.

Pour commencer, il n’y a pas de différence entre cette variante populiste de droite et le programme républicain traditionnel des conservateurs.

Les deux camps veulent réduire l’intervention gouvernementale, veulent moins d’impôts et moins de réglementation. Ils veulent de la croissance économique. Ils veulent une défense nationale forte. Ils sont tous contre l’éthique du politiquement correct autoritaire. Ils sont pour le choix de l’école. Ils peuvent avoir des divergences sur la réforme de la justice pénale, les tarifs douaniers (bien que ce soit surtout une tactique de négociation avec les Chinois) et certains aspects de la doctrine «America First», mais dans l’ensemble, les deux volets se chevauchent beaucoup. Et les deux parties veulent un système judiciaire conservateur.

Je ne vois pas d’énorme division. En matière de politique étrangère, le Trumpisme est opposé à la construction des nations et aux guerres prolongées. L’horreur !

C’est aussi une idéologie qui a amené des millions d’autres personnes à se joindre au camp républicain, surtout ceux qui n’avaient jamais voté auparavant.

Le Parti Républicain d’autrefois a disparu. Il est mort. C’est fini. Pour reprendre une citation du «Mandalorien», « This is the way» (NdT: Ceci est la Voie).

C’est pourquoi le soutien quelque peu agressif du Sénateur Mitch McConnell à la tentative d’Impeachment des Démocrates supposément à cause de «l’émeute» au Capitole du 6 janvier, est très dangereux.

La base n’a pas déserté M.Trump.

En fait, elle souhaite que les politiciens du GOP ressemblent davantage au président.

Même après le chaos de la semaine dernière, lors duquel cinq personnes sont mortes, la base demeure fidèle au 45e Président.

Quatre-vingt-onze pour cent des électeurs du GOP sont toujours déterminés à rendre l’Amérique à nouveau grande (tiré d’un article du Washington Examiner) :

« Une écrasante majorité des partisans du Président Trump, interrogés par le sondeur Frank Luntz ce weekend, ont déclaré qu’ils voteraient encore pour le Président malgré l’émeute de la semaine dernière au Capitole. »

D’accord, j’ai compris. Ce sont des partisans de M. Trump. Ils sont là pour rester.

Mais d’autres sondages montrent également les changements qui se sont produits au niveau de la base républicaine.

Quand il s’agit de choisir entre Mitch McConnell et Donald Trump, les électeurs du GOP choisissent Donald Trump. Cela n’a rien de surprenant.

C’est pourquoi une alliance en faveur de l’Impeachment entre Mitch McConnell et les Démocrates du Sénat serait une erreur monumentale.

L’émeute du Capitole a-t-elle changé la donne? Non.

Dès maintenant, et comme ce sera le cas jusqu’aux prochaines élections de 2024, Donald J. Trump sera forcément le candidat désigné s’il décide de se représenter.

De plus, l’aile républicaine pro-Trump, qui compte des millions de membres, est capable de mettre à genoux les membres les plus traditionnels du gouvernement si ces derniers soutiennent la destitution de Donald Trump.

« Une grande majorité de Républicains pense toujours que Trump a eu raison de contester sa défaite électorale, l’appuie, ne lui reproche pas le chaos créé par la meute du Capitole et souhaite qu’il soit le candidat républicain en 2024 », écrivent Margaret Talev et David Nather dans un article d’Axios :

« Le sondage montre pourquoi Trump pourrait se représenter en 2024 (et peut-être gagner) s’il n’est pas condamné – ou interdit d’exercer une fonction fédérale – par le Sénat. Elle montre également le danger et l’opportunité pour des institutionnalistes comme McConnell qui tentent de reprendre en mains le Parti Républicain.

En outre, il explique pourquoi une majorité de Républicains de la Chambre des Représentants ont voté contre la certification de l’élection et contre l’Impeachment.

Il y a un schisme profond au sein du GOP, avec une majorité de 56% qui se considèrent comme des Républicains « traditionnels » et 36% qui se disent « Républicains pro-Trump.[…]

Les Républicains pro-Trump demeurent un groupe suffisamment important. Ils sont capables, s’ils restent, de dominer les primaires (NdT: visant à choisir les candidats) ou bien de quitter le parti si Trump en est chassé, ce qui affaiblirait la position du GOP contre les Démocrates.»

Désolé, Messieurs/Dames Never Trumpers, mais cette vague populiste va se maintenir encore longtemps. Vous ne pouvez pas la «purger». Ce serait du suicide politique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources :

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