Publié par Gilles William Goldnadel le 19 janvier 2021

La chanteuse Camélia Jordana a tenu des déclarations que le chroniqueur et avocat Gilles-William Goldnadel juge misandres et racistes envers les blancs. L’auteur déplore qu’elle trouve pourtant une oreille complaisante dans de nombreux médias.

Pour l’écrire avec franchise à mon lecteur, comme je le fais toujours, je me suis demandé s’il était bien sérieux que je consacre ma chronique hebdomadaire aux derniers propos très particuliers de la chanteuse et comédienne Camélia Jordana.

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Cette dernière, on s’en souvient, s’était déjà illustrée le 23 mai dernier, dans l’émission « On N’est Pas Couché » de Laurent Ruquier en évoquant finement « des gens qui se font massacrer quotidiennement » par la police. « Quand j’ai les cheveux frisés, je ne me sens pas en sécurité face à un flic en France ».

Cette semaine, la dame Camélia a récidivé en déclarant à l’hebdomadaire L’Obs, qui a reproduit ses propos sans précautions dans un tweet et à la rubrique Culture s’il vous plaît : « Si j’étais un homme, je demanderais pardon. Car les hommes blancs sont, dans l’inconscient collectif, responsables de tous les maux de la terre ».

Beaucoup de jeunes filles d’Afrique du Nord envient ces Européennes qui ne connaissent pas les affres des certificats de virginité et des mariages forcés

La grande violoniste chinoise Zhang Zhang, qui avait déjà réglé son compte de belle manière à son collègue musicien libanais Ibrahim Maalouf qui avait morigéné les opéras de Vienne et de Paris (et non les orchestres orientaux de Beyrouth ou du Caire) pour leur manque de diversité, a expédié sa note à la chanteuse en quelques coups d’archet bien pincés : « Cette dame n’a peut-être jamais entendu parler de Mme Mao ou de l’impératrice Wu Ze Tian ? Elles n’étaient pas blanches, ni mâles, et pourtant capable d’immenses destructions… À moins que cette partie du monde ne fasse pas partie de la planète Terre ? ».

Dame Camélia ne fait pourtant pas partie des damnés de cette Terre. Puisque née dans une famille bourgeoise le 15 septembre 1992 à Toulon. Petite-fille d’Algériens, ayant baigné dans cette culture comme elle le rapporte, elle est la fille d’un chef d’entreprise de transport de béton et d’une thérapeute en développement personnel.

Ayant pour grand-père un responsable FLN, cette féministe antiraciste en terre française exclusivement, n’était pourtant pas la plus mal placée pour savoir que beaucoup de jeunes filles d’Afrique du Nord envient ces Européennes qui ne connaissent pas les affres des certificats de virginité et des mariages forcés.

Pourtant, lors de l’émission de télévision précitée, Mme Jordana expliquait sous l’approbation admirative de Ruquier et Trierweiler la supériorité du statut de la femme d’Orient : « Le concept de rivale est un concept qui a été inventé en Occident (…) Contrairement aux sociétés africaines et orientales. ». Je ne suis pas sûr pourtant que dans les gynécées du Levant, la concurrence, le favoritisme et la rivalité était strictement prohibées.

Lorsque vous êtes convaincus de sexisme anti masculin et de racisme anti blanc (…) vous ne faites l’objet d’aucune réprobation morale par la gauche médiatique

Quoi qu’il en soit, les femmes voilées de force ou excisées en Iran ou en Afrique apprécieront cette sortie apologétique à sa juste mesure. À dire le vrai, c’était infiniment moins la chanteuse qui m’intéressait que l’attitude de l’hebdomadaire de la gauche morale et antiraciste que devait lire chaque semaine religieusement la famille Duhamel et qui avait reproduit sans états d’âme la demande de contrition de l’homme blanc .

Si le mot « blanc » avait été remplacé par le mot « noir », et si, par hypothèse impossible, c’eut été un hebdomadaire de droite qui avait publié sans précautions les imprécations de la chanteuse inspirée, le parquet aurait déjà été saisi pas SOS-Racisme, à moins qu’il ne se soit saisi spontanément, à moins encore que le tweet n’ait été incontinent supprimé par la maison Twitter dans le cadre de sa nouvelle pratique.

Mais non seulement il n’en a rien été, mais l’imprécatrice a eu, pour prix de ses imprécations, les honneurs du Monde du 7 janvier (Un apéro avec Camélia Jordana : « on se prend toutes des trucs hyperviolents dans la gueule »).

Ainsi, et c’est ce qui explique que mes dernières réticences à lui consacrer ma chronique ont été vaincues, lorsque vous êtes convaincus de sexisme anti masculin et de racisme anti-blanc, non seulement vous ne faites l’objet d’aucune réprobation morale par la gauche médiatique, mais mieux encore, elle vous offre l’apéritif. C’est à ce degré de futilité qu’on jugera l’époque.

La présentation de ses imprécations est flatteuse: « 44 ans, la jeune fille qui peinait à canaliser ses colères, celle qui pestait de façon un peu brouillonne contre les inégalités, les violences policières et le racisme, s’est structurée. »… « Diktats masculins », « patriarcat », « rapports de domination », elle maîtrise désormais les concepts en vogue et se revendique avec assurance du féminisme intersectionnel. « Pour ma génération, ce combat va de soi. On ne peut pas être féministe sans être LGBT et antiraciste ». Sauf peut-être contre le racisme anti blanc.

« Je connais les règles du jeu, j’espère sentir jusqu’où ou je peux aller »

Camélia Jordana

La fin est délectable: « je fais attention aux gens… C’est délicat, car pour être entendue, il faut être reçue, et pour être reçue, il faut être recevable donc ne pas trop heurter. Je connais les règles du jeu, j’espère sentir jusqu’où ou je peux aller. ».

À ce stade, le mâle blanc hétérosexuel éprouvé qui signe demande pardon de ne plus trouver les mots pour conclure sauf pour confirmer : « On se prend tous des trucs hyperviolents dans la gueule ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.

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