Publié par Jean-Patrick Grumberg le 19 janvier 2021

Pendant deux ans, Joe Biden a dit aux rares Américains qui l’ont écouté ce qu’il compte faire dès son premier jour d’entrée en fonction – et les 99 suivants. Voyons ça de près.

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Le nouveau chef de cabinet de la Maison-Blanche, Ron Klain, a distribué samedi un mémo qui réitère l’intention de M. Biden de tenir certaines de ses promesses – certaines pour arrêter la pandémie, d’autres pour annuler certaines bonnes décisions du président Trump. Comme Biden est intellectuellement médiocre, nous n’attendons pas grand-chose, mais nous devons passer en revue ses propositions, et les analyser.

Dans les pas de Trump

  • Biden a prévu de signer un ordre exécutif imposant le port du masque dans les lieux fédéraux et pour les déplacements d’un Etat à l’autre.

C’est essentiellement redondant et inutile : le port du masque est déjà obligatoire dans les avions, les trains, les bus et les lieux publics. Va-t-il faire mettre un agent fédéral dans chaque voiture qui passe d’un Etat à l’autre pour s’assurer que les passagers – qui vivent dans la même maison et n’ont pas besoin de se protéger les uns des autres – portent un masque ?

  • Il va étendre à l’échelle nationale les restrictions sur les expulsions et les saisies immobilières.

Sujet complexe et discutable. D’un côté, l’Etat protège les locataires contre les conséquences d’actions décidées par l’Etat, et dont ils ne sont pas responsables. C’est juste et équitable. De l’autre, les propriétaires eux, deviennent les victimes de ces décisions : des petits retraités qui vivent des loyers qu’ils perçoivent, des investisseurs qui ne peuvent plus payer leurs crédits, etc. se retrouvent victimes des décisions de l’Etat, et devraient, sur la base du même raisonnement, être protégés : l’Etat devrait se substituer au locataire pour que personne ne soit pénalisé. Mais dans ce cas, pourquoi je devrais payer le loyer de ces personnes, alors que je n’ai pas donné mon accord pour les confinements stupides et incohérents qui ont été quelques fois décidés ?

Pour les crédits, le sujet est moralement moins compliqué car les banques sont assurées, elles ont des coussins d’amortissement, et je ne crois pas qu’elles seront mises en danger.

Cependant, il y a un point très problématique. Et c’est que la décision fait pointer le bout du nez de l’enfer socialiste. L’Etat central n’a pas à imposer ses vues aux 50 Etats fédérés. C’est là une conception socialiste de la société, celle où l’Etat est très puissant, et il dirige la vie des gens. Vous connaissez cela, vous le subissez, en Europe.

Cette décision sera cependant l’occasion de tester la réactivité, la résolution et la force de contre-pouvoir des juges conservateurs du pays. Chaque ordre exécutif du Président Trump qui déplaisait aux juges de gauche était immédiatement bloqué par un juge fédéral, et j’attends de voir, sans préjuger dans un sens ou dans l’autre, concrètement, si les juges Républicains auront le même courage et la même ténacité et bloqueront les décisions de Biden qui leur semblent inconstitutionnelles, ou s’ils seront aussi passifs et lâches que durant les tentatives de procès pour dénoncer la fraude électorale. Le journaliste honnête que j’ai la prétention de tenter d’être s’abstient de spéculer sur ce qu’il va se passer. Je suis attentif.

  • Continuer à suspendre les paiements des prêts étudiants.

Donald Trump, à défaut de pouvoir réformer le monde aberrant des universités, a suspendu le remboursement des prêts étudiants. Les gauchistes veulent carrément effacer ces prêts. Ils veulent me forcer à les rembourser. C’est scandaleux : pourquoi des gens qui n’ont pas les moyens d’offrir des études à leurs enfants devraient-ils payer les études des enfants d’autres personnes ?

Et il y a pire : les universités sont richissimes. Elles ne devraient pas. Les prix des études sont délirants. Ils ne devraient pas. Les salaires des professeurs – la plupart sont des gauchistes quand ils ne sont pas marxistes, communistes, trotskystes – je ne vais pas entrer dans les nuances – ne suivent aucune norme d’ajustement à l’inflation : ils explosent. Mais les universités sont protégées, et les étudiants payent. Et les universités n’offrent même plus la garantie que l’étudiant aura un retour sur investissement : de plus en plus d’étudiants ne décrochent pas d’emploi qui leur permet de rembourser leurs prêts, et vivent en état de surendettement. C’est le monde universitaire qui doit être réformé, réglementé, parce qu’il est parti en vrille. Ce n’est pas le sujet, mais il représente aussi une des plus formidables machines de destruction de l’Amérique traditionnelle, avec les médias.

  • Faire pression pour l’adoption par le Congrès de l’aide coronavirus de 1,9 trillion de dollars annoncé la semaine dernière. Et cette aide n’ira pas principalement aux citoyens américains – qui devront la rembourser alors que la dette a explosé.

Renverser les bonnes actions Trump

  • Rejoindre l’accord de Paris sur le climat.

Donald Trump a été le premier à évoquer publiquement l’énorme mensonge des Accords de Paris sur le climat, et pour cela, s’en retirer. Ce mensonge consiste d’une part à donner une exemption totale aux deux plus grands pollueurs de la planète, la Chine et l’Inde, d’autre part, à mettre sur les dos des industries des petits pollueurs, un très lourd fardeau réglementaire et financier, qui leur fait perdre leur compétitivité par rapport aux usines chinoises à qui aucune obligation n’est demandée, et enfin à faire payer les citoyens des pays qui polluent très peu, des taxes punitives, qui, comble de l’ironie, vont en partie à la Chine et à l’Inde !

Bref, les Accords de Paris ont bien la signature d’un socialiste, c’est une arme de destruction massive de l’économie occidentale au profit de l’économie communiste chinoise.

  • Mettre fin à l’interdiction des « musulmans » de voyager, qui en 2017 limitait les voyages et l’immigration aux États-Unis en provenance de Syrie, d’Iran, d’Irak, du Soudan, de Libye, de Somalie et du Yémen, avant d’ajouter l’Érythrée, le Nigeria, le Myanmar, le Kirghizistan et la Tanzanie en 2020.

On se souvient que les médias ont menti sur les motifs et la nature de ces interdictions d’entrer aux Etats-Unis. Le premier reproche était que l’interdiction était islamophobe car elle concernait les musulmans. Cette accusation était facile à contester, puisqu’il existe plus de 50 pays à majorité musulmane et que seule une poignée d’entre eux étaient interdits. De plus, les citoyens musulmans des pays occidentaux n’ont jamais reçu d’interdiction d’entrée. Qu’à cela ne tienne, les médias ne sont plus là pour dire la vérité mais pour faire de la propagande hostile à la droite.

Les interdictions étaient précisément destinées à réduire fortement le risque d’entrée de terroristes et d’attentats. Et cela était – et est toujours – seulement possible à condition de connaître les antécédents des candidats à l’entrée dans le pays. Et certains pays n’ayant pas de gouvernement fonctionnel, il n’était – et est toujours – impossible d’obtenir ces antécédents, et donc d’empêcher l’entrée des loups dans la bergerie.

Biden, pour des raisons idéologiques, va mettre en danger la vie des Américains, en annulant cette mesure de prudence. Comme si il n’y avait pas assez de musulmans dangereux prêts à commettre des attentats sur le sol américain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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