Publié par Sidney Touati le 22 janvier 2021

La haine absolue de Trump, telle qu’elle s’étale sans retenue à longueur d’antenne, sans que le moindre argument rationnel la justifiant soit donné, doit interpeller toute conscience soucieuse d’objectivité.

Qu’a fait Trump pour être trainé dans la boue ? Quel est son crime ?

Cette réaction hystérique autour de sa personne est d’autant plus choquante que nul ne peut nier l’exceptionnel bilan de la présidence Trump. Alors pourquoi la haine ? Pourquoi ce délire universel ?

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La haine de Trump fonctionne sur une culpabilité à priori que nous connaissons bien. C’est celle qui s’exprime dans l’antisémitisme obsessionnel. C’est celle qui s’est déversée sur Dreyfus, sur Blum, sur « Mendes le Juif », sur Israël en général. Inutile démontrer que la victime émissaire choisie pour être sacrifiée ait commis une faute. Elle est par essence coupable. Elle est l’incarnation du mal.

Trump focalise sur sa personne la haine antisémite trop longtemps contenue depuis la Shoah du côté occidental. C’est cette haine qui le désigne comme la victime émissaire idéale.

Pour comprendre l’étrange permanence du sentiment antisémite, sa résurgence dans les périodes de crise, il faut savoir que procéder symboliquement et rituellement au sacrifice du Juif est un élément clé de l’équilibre psychique des masses endoctrinées, apeurées, inquiètes.

L’angoisse provoquée par la crise du Covid-19 a besoin pour se calmer, de s’investir dans la personne du coupable idéal. Une victime émissaire doit être trouvée et livrée en holocauste.

René Girard, auteur génial maltraité par la bien-pensance, a parfaitement décrit le mécanisme et la fonction apaisante des sacrifices humains, qui ne sont nullement l’apanage des sociétés primitives mais perdurent au sein de la modernité.

A la base de l’idéologie progressiste, il y a la haine pathologique des valeurs véhiculées par la Bible, donc de leur principal suppôt, les Juifs. Mais ce mécanisme ne peut plus ouvertement agir. Depuis la Shoah, le sacrifice du Juif n’est plus acceptable car la culpabilité est manifestement du côté des bourreaux nazis.

Aujourd’hui, la haine séculaire du Juif s’est déplacée globalement sur les chrétiens. Trump incarne la victime émissaire idéale, en tant qu’il commet le double et impardonnable crime de se dire à la fois chrétien et ami d’Israël.

Le choeur des progressistes fanatiques s’écrie unanimement, car dans tout sacrifice rituel l’unanimité est requise : qu’il soit anathème ! Il faut qu’il soit sacrifié !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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