Publié par Albert Soued le 27 janvier 2021
Rob Malley

Robert (Bob) Malley, -à ne pas confondre avec Bob Marley-, est l’ancien Directeur Général du Conseil National de « Sécurité » de Barack Hussein Obama et le nouvel émissaire spécial de Joe Biden pour l’Iran (dont il est un farouche lobbyiste).

Les Français le connaissent surtout, comme l’inspirateur des théories oiseuses de Charles Enderlin sur les raisons de « l’Echec du processus de paix », dans un livre intitulé « Le Rêve Brisé », paru en 2002, chez Fayard, en pleine débâcle de l’insurrection fomentée par Arafat à l’issue des soi-disant « Accords de Camp David ». Selon Pamela Geller, nommer un tel homme à ce poste revient à élever ce Conseiller du Hamas, agent subversif du Jihad à l’une des positions le plus sensibles pour la sécurité des Etats-Unis. 

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Bio-Express de Robert Malley : 

Avec toute l’équipe « iranienne » ou presque d’Obama 

Ce qui vaut à Malley autant de détracteurs  aux Etats-Unis et en Israël est d’avoir fait l’éloge et démultiplié les contacts avec le groupe terroriste Hamas, en infraction à toutes les règles admises. Jusqu’à ce qu’une campagne virulente le mette en cause pour violation des lois américaines et qu’il se fasse congédier de l’équipe de Campagne d’Obama, en 2008, de toute évidence, à regrets, si on en juge par son retour « impromptu » à un poste de « Sécurité Nationale », en 2014 … Visiblement, Biden n’est plus à une « récidive » près des faux-pas de son mentor, dans ce domaine sensible. La question deviendra alors celle des garde-fous et des ajustages mis au point par cette « nouvelle-ancienne » Administration  

Le journal arabe Al-Hayat, à l’époque (2008), révélait que le Hamas était impliqué dans des négociations avec Obama depuis des mois, grâce à son conseiller ensuite limogé, quand il est devenu suspect. Il citait Ahmad Youssouf, le conseiller politique du dirigeant Ismaïl Haniyeh, disant :

Nous étions en contact avec un certain nombre de lieutenants d’Obama, via Internet et, plus tard, nous les avons rencontré directement à Gaza, mais ils nous ont conseillé de ne faire aucune déclaration publique, qui puisse avoir un effet négatif sur sa campagne électorale et servir de prétexte au candidat républicain John Mc Cain  pour attaquer Obama

Dans le « Rêve Brisé » (Fayard, 2002), Charles Enderlin, avance une contre-histoire officieuse, censée contre-balancer le fait indéniable qu’Arafat préparait la Seconde Intifada, par des coups de force épisodiques, depuis Oslo et « l’affaire », -montée en épingles par l’AFP- du soi-disant « Tunnel sous la Mosquée al Aqsa », le 23 septembre 1996, ou la destruction du Tombeau de Joseph à Naplouse, le lendemain. 

Sur le terrain, Marwan Barghouti, condamné à 5 peines de prison à vie pour terrorisme, a été l’architecte du Fatah pour les actions émeutières et terroristes. Mais le rôle du doctrinaire de la culture de l’excuse , au profit du narratif palestinien, revient, essentiellement, à Robert Malley

Le journaliste de France 2 s’appuie, entre autres, sur deux témoins-clés qui enfoncent le clou dans le cercueil du processus de paix : 

  • un conseiller de Yasser Arafat, le Libanais Hussein Agha ; 
  • cet assistant de l’équipe de négociation américaine, Robert Malley, fils de Simon Malley, ami personnel du « Raïs » Arafat, expulsé de France par Giscard, pour incitation au meurtre politique 

Il apparaît surtout, dans le livre, au moment de l’échec de Camp David, par des déclarations à visée de blanchiment pro-palestinien : « Nous (Américains) avons trop fait confiance à E. Barak ! », ou : Yasser Arafat a été « piégé »… 

Depuis 2001, R. Malley est Directeur pour le Moyen-Orient, de l’International Crisis Group. C’est un Think-Tank très snobfinancé par l’archi-milliardaire anti-israélien, G. Soros, présidé par l’ancienne commissaire à l’ONU, Louise Arbour. On y croise Shimon Peres ou Mohammed el-Baradeï, protecteur du nucléaire iranien, tout au long de son mandat à l’AIEA. Ce club est à l’origine de la cour insistante que fait l’Administration Obama aux Frères Musulmans (jusqu’en juillet 2013), qui justifie d’écarter Hosni Moubarak, en février 2011. Avec l’ancienne déléguée de l’OLP, Hanan Ashrawi (récemment démissionnaire de l’OLP qu’elle juge trop conciliante), ces cercles huppés sont, aussi, créateurs de la doctrine dite de « responsabilité de protection » : valable, selon l’ONU, pour l’intervention en Libye (2011, avec les résultats d’éclatement du pays que l’on sait), elle est évacuée sous divers vetos, prétextes et reculades, lorsqu’il s’agit des Syriens massacrés par les blindés ou gazés par Assad. 

R. Malley a, aussi, été un des fondateurs de J-Street, ce lobby (encore financé par Soros) qui poursuit l’agenda de S.Walt et J. Mearsheimer, auteur de : Le Lobby Israélien et la politique étrangère américaine, 2007 : creuser le fossé entre les Etats-Unis et Israël, perçu comme principal obstacle à leur propre « politique arabe » (syrienne, turque ou iranienne, par extension). 

La sortie de ce livre, qui veut décrire Israël comme le « boulet » et non l’atout des USA au Moyen-Orient, s’était attirée les éloges de 4 émissions spéciales de l’anti-israélien compulsif Daniel Mermet en février 2009 :  « voyage autour d’un  Tabou  » . 

Robert a de qui tenir : il est le fils de Barbara (née Silverstein), qui travaillait pour la délégation du FLN à l’ONU ; et de Simon Malley, un des fondateurs du parti communiste égyptien : agent de Nasser, instigateur du journal tiers-mondiste Afrique/Asie, Simon admire Fidel Castro et devient l’ami personnel d’Arafat, au temps, infréquentable, du terrorisme international.  

Proche d’Henri Curiel, considéré comme l’agent du KGB au sein de la mouvance, Simon est expulsé de France en 1980, pour motif d’atteinte à… la sécurité. Le 3 octobre 1980, l’United Press International rapporte que : « Le Ministre de l’Intérieur Christian Bonnet a déclaré à l’Assemblée que certains articles rédigés par Malley (père) sont « d’authentiques appels au meurtre de chefs d’Etats étrangers ». A l’insistance personnelle de son ami Arafat, il revient sous Mitterrand et son fils marche sur ses traces : Robert réalise une thèse à Harvard, sur le déclin du tiers-mondisme, au profit de l’Islam-isme-… Si les accointances douteuses imputées au père ne rejaillissent pas automatiquement sur le fils, la suite montre un héritage idéologique relooké dans le soutien constant aux nouveaux « damnés de la terre ». 

Un précis de contre-histoire officieuse : 

Robert Malley écrit beaucoup : 

  • avec son alter-ego, le Libanais Hussein Agha, proche d’Ahmad Khalidi, qui milite chez Norman Finkelstein, l’apôtre du « Shoah Business », qui inspire tant notre « comique » national, Dieudonné. 
  • avec Peter Harling, des mêmes cercles d’influence : il a prôné le rapprochement avec l’homme des Mollahs en Irak, Moqtada Sadr, et a eu gain de cause : Sadr et sa milice anti-américaine, le Jaish al-Mahdi, ont offert le pouvoir à Nouri al-Maliki (chi’ite), en 2010. L’Irak, depuis, balance entre quête d’autonomie, conflits pétroliers avec le Kurdistan irakien de M. Barzani et allégeance servile à Téhéran, par l’entremise des milices pro-iraniennes mises sur pied, d’abord contre Daesh, puis largement exploitées par feu Qassem Soleimani et son remplaçant. 

Le retour de Malley, aux commandes de la politique iranienne de Biden est très loin d’augurer d’un « rapprochement » entre cette Administration et les positions d’Israël sur la question explosive, tout au contraire. 

Dans un article de mars 2012, dans le toujours même magazine Foreign Policy, Malley écumait : « Les Israéliens, et ce n’est pas la première fois, exagèrent probablement la menace iranienne et son imminence ». Et il suggérait ardemment que c’était dans l’intérêt de Netanyahu de maintenir le monde focalisé sur l’Iran, dans le seul et unique but de desserrer l’étau de la pression (de l’Amérique et du monde) sur Israël, pour le contraindre à aboutir à un accord avec les Palestiniens » -CQFD. 

On peut le considérer comme un adepte du lien artificiel reliant la question nucléaire iranienne à la résolution du « conflit » palestino-israélien, et un chaud partisan de tous les ennemis de la … sécurité des Etats-Unis. 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Albert Soued  pour Dreuz.info.

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