Publié par Jean-Patrick Grumberg le 28 janvier 2021

Le chef de la police du Capitole s’est excusé, et a admis l’échec du département à réprimer l’émeute du Capitole du 6 janvier, alors qu’il savait à l’avance qu’elle aurait lieu.

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Le chef par intérim de la police du Capitole a présenté mardi des excuses officielles au Congrès pour les défaillances de son service en matière de sécurité lors de l’émeute du 6 janvier au Capitole, reconnaissant que la police n’avait pas été suffisamment préparée, bien qu’elle ait su à l’avance que des milices armées et suprématistes blancs constituaient une menace.

Ces excuses formelles devant le Congrès ont beau totalement innocenter le président Trump, accusé à tort et à la hâte par le même Congrès d’avoir incité l’émeute par son discours, l’accusation demeure parce que les membres Démocrates sont trop corrompus et haineux pour être honorables.

« Je suis ici pour présenter mes plus sincères excuses au nom du département », a déclaré Yogananda Pittman, le chef de la police du Capitole par intérim, lors d’une audition devant les membres de la commission des crédits de la Chambre.

« Le 6 janvier, face à une attaque terroriste de dizaines de milliers d’insurgés déterminés à mettre fin à la certification des votes du Collège électoral, le département n’a pas respecté ses propres normes, ni les vôtres », a déclaré Mme Pittman aux législateurs.

« Nous savions à l’avance ce qui allait se passer »

Pittman a déclaré que la police du Capitole savait, dans les jours précédant l’émeute, que les milices et les organisations suprématistes blanches participeraient aux protestations du Congrès le jour de la certification officielle de la victoire du Collège électoral du président Biden.

Elle a également reconnu qu’elle savait que certains participants avaient l’intention d’apporter des armes.

« Nous savions qu’il y avait un fort potentiel de violence et que le Congrès était la cible », a déclaré Mme Pittman.

« Le ministère s’est préparé pour relever ces défis, mais nous n’en avons pas fait assez ».

Des préparatifs insuffisants

Pittman a indiqué à la commission du Congrès que la police du Capitole avait fait des préparatifs en prévision des manifestations violentes du 6 janvier. Elle a témoigné que les forces de police avaient exigé que tous les agents disponibles travaillent ce jour-là, avait augmenté le nombre d’unités de troubles civils de quatre à sept, activé son équipe du SWAT et établi un nouveau périmètre de sécurité.

Au total, la police du Capitole avait plus de 1 200 personnes en service pendant l’attaque. Mais, selon Mme Pittman, cela ne suffisait pas pour faire face aux dizaines de milliers d’émeutiers, dont beaucoup, a-t-elle noté, étaient armés.

Pittman a également confirmé que les membres du conseil de la police du Capitole avaient initialement refusé une demande, lundi 4 janvier, soit deux jours avant le discours du président Trump qui a « déclenché » les émeutes, visant à déclarer l’état d’urgence et à autoriser une demande de soutien de la Garde nationale.

Mme Pittman a identifié de nombreux autres domaines dans lesquels la police du Capitole aurait pu faire de meilleurs préparatifs, comme par exemple fournir aux officiers un accès facile à des fournitures supplémentaires pour aider à disperser la foule ; mieux suivre les procédures de verrouillage qui ont été ordonnées peu avant que la foule n’entre au Capitole ; et améliorer le système radio de la police, qui, selon elle, a connu des problèmes de communication pendant l’attaque.

Un lourd bilan

Incités ou pas – les preuves que des antifa déguisés en pro-Trump (il suffisait d’une casquette MAGA) ont incité aux émeutes ne manquent pas, et d’autres sortiront encore, bien que vos médias ne vous en parleront pas afin de protéger leur image.

  • Plus de 80 officiers de police du Capitole ont été blessés pendant l’émeute.
  • Le 7 janvier, l’officier Brian Sicknick, âgé de 42 ans, de la police du Capitole, est mort de ses blessures après avoir été frappé à coups d’extincteur par des émeutiers le 6 janvier alors qu’ils tentaient de pénétrer dans le bâtiment. Sicknick est mort de ses blessures un jour plus tard.
  • Le 9 janvier, un vétéran de la police du Capitole s’est suicidé. L’officier Howard Liebengood, 51 ans, est mort en dehors de son service, a annoncé le département dans un communiqué.
  • Le sergent d’armes de la Chambre des Représentants, Paul Irving, a démissionné le 7 janvier.
  • Son homologue au Sénat, le sergent d’armes et portier du Sénat Michael Stenger, a également donné sa démission le 7 janvier.
  • Le 11 janvier, l’ancien chef de la police du Capitole Steven Sund a démissionné.
  • Le 15 janvier, l’officier Jeffrey Smith s’est lui aussi suicidé. Smith avait de 12 ans de services dans les forces de police.

« Les officiers sont en colère, et je ne leur en veux pas. Toute l’équipe de direction a failli à sa tâche, et elle doit être tenue responsable. Leur inaction a coûté des vies » – a déclaré le président du syndicat de la police Papathanasiou.

« J’ai des officiers qui n’ont pas reçu de casques avant l’émeute et qui ont subi des lésions cérébrales. Un officier a deux côtes cassées et deux disques vertébraux brisés. Un officier va perdre son œil, et un autre a été poignardé avec un pieu de clôture en métal ».

Un contexte troublant

La présidente de la commission des crédits de la Chambre des représentants, Rosa DeLauro, une Démocrate, a déclaré après la réunion qu' »il est maintenant évident que les services de renseignement avaient de nombreuses preuves qu’une foule en colère allait s’abattre sur Washington » mais que les services de répression n’ont pas agi en fonction des renseignements ou ne se sont pas préparés de manière adéquate.

Elle a ajouté :

Il est troublant de constater que la réponse des forces de l’ordre aux manifestations pacifiques de Black Lives Matter a été beaucoup plus stricte que la réponse à cette dangereuse menace ».

Oui, tout ceci est troublant. Dans un film de politique fiction, il y aurait un vilain qui, ayant vu que les pro-Trump se préparaient à investir Washington le 6 janvier, aurait fomenté toute l’affaire de main de maître pour détruire la réputation du président :

  1. Préparation des bandes d’anarchistes et antifa avec la mission d’exciter et de conduire les pro-Trump à entrer dans le Capitole.
  2. Blocage des renforts de la garde nationale après avoir minimiser les préparatifs de la police du Capitole afin de leur permettre de faire plus de dégâts et de blessés.
  3. Condamnation coordonnée du président Trump par la meute des médias, qui ont tous, en même temps, en parfaite synchronisation, comme s’ils s’étaient passé le mot d’ordre, parlé « d’incitation » – sans même attendre les premières enquêtes, sans surtout vouloir attendre les enquêtes.
  4. Impeachment par le Congrès.

Une autre élue Démocrate, Grace Meng, a déclaré :

« La révélation que toute l’équipe exécutive (l’ancien chef Sund, maintenant chef intérimaire Pittman, et le chef adjoint Thomas) savait ce qui allait se passer mais ne nous a pas mieux préparés à la violence potentielle, y compris l’utilisation possible d’armes à feu contre nous, est inadmissible ».

Conclusion

Donald Trump est innocent du crime pour lequel la Chambre des représentants à majorité démocrate a voté une demande d’impeachment. C’est à ce point que les Démocrates sont corrompus.

Ironiquement, les partisans de Donald Trump qui ont pénétré dans le Capitole lui ont causé un tort considérable : ils ont servi aux médias le prétexte idéal pour réduire l’héritage du président Trump à cet unique incident, tandis qu’ils ont soigneusement déconnecté de Joe Biden et des Démocrates, les émeutes sanglantes de l’été dernier – 30 morts, 12 000 arrestations, des milliards de dollars de dégâts dans plusieurs villes des Etats-Unis.

Donald Trump est innocenté par le témoignage officiel de la police. Peu importe : le public peu informé, la majorité, ne l’apprendra jamais.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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