Publié par Jean-Patrick Grumberg le 30 janvier 2021

L’administration Biden est poursuivie devant les tribunaux fédéraux pour son décret interdisant la location de terres et eaux fédérales pour extraire le pétrole et le gaz du sous-sol.

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La plainte est d’autant plus gênante pour l’administration Biden, qu’elle a été déposée dans le Wyoming par la Western Energy Alliance, un groupe représentant les producteurs de combustibles fossiles sur les terres fédérales.

« La loi est claire. Les présidents n’ont pas le pouvoir d’interdire les baux de location sur les terres publiques. Tous les Américains possèdent le pétrole et le gaz naturel qui se trouvent sous les terres publiques, et le Congrès a ordonné qu’ils soient exploités de manière responsable en leur nom », a déclaré la présidente de l’Alliance, Kathleen Sgamma, dans un communiqué publié par le Washington Times.

« L’assèchement des nouvelles concessions met en danger le développement futur ainsi que les projets existants. Le président Biden ne peut pas simplement ignorer les lois en vigueur depuis plus d’un demi-siècle ».

Le décret Biden, explique Sgamma, viole plusieurs lois : la loi sur les baux miniers, celle sur la politique environnementale nationale, et la loi sur la politique et la gestion des terres fédérales.

Le procès fait valoir que la suspension par l’administration du programme fédéral de location des terres pour l’exploitation du pétrole et du gaz est « une action non fondée, inutile, incompatible avec les obligations statutaires de l’administration fédérale », et est « à la fois arbitraire et capricieuse ».

Le décret Biden instaure une « pause dans la conclusion de nouveaux contrats de location de pétrole et de gaz naturel sur les terres publiques ou les eaux offshore dans la mesure du possible ». Et il va encore plus loin, puisqu’il menace les baux en cours, et lancera un « examen rigoureux de toutes les pratiques existantes en matière de location et d’autorisation liées à l’exploitation des combustibles fossiles sur les terres et les eaux publiques », selon la Maison-Blanche.

La Maison-Blanche a déclaré que ses actions sont une tentative pour « s’attaquer à la crise climatique » alors que la crise climatique est provoquée par les deux grands pollueurs du monde, la Chine et l’Inde, tandis que les Etats-Unis de Trump avaient atteint des niveaux de rejeton de CO2 inférieurs aux normes imposées par les Accords de Paris – tout en s’étant retiré de ces accords – tandis que les pays européens signataires eux, y compris la France, ont des rejets supérieurs à leurs propres normes maximales.

Les Républicains et les leaders de l’industrie ont déclaré que le décret Biden nuirait à l’économie américaine et entraînerait des milliers de pertes d’emplois. Les Démocrates s’en fichent, car les progressistes de Californie et de New York s’en fichent.

Dan Naatz, de l’Independent Petroleum Association of America, a déclaré dans un communiqué :

« Ne soyez pas dupes, il s’agit d’une interdiction de forage. Le plan de l’administration Biden visant à supprimer les emplois des explorateurs et des producteurs américains de pétrole et de gaz a été clairement affiché ».

Naatz se trompe. Le but n’est pas d’interdire le forage, ceci n’est qu’un moyen. Le but est d’une part d’affaiblir les Etats-Unis afin de les rendre à nouveau dépendants du chantage des pays du Golfe auprès de qui l’Amérique devra acheter le pétrole et le gaz dont il aura besoin et qu’elle ne pourra plus extraire de son propre sous-sol. Bénéfice en termes de CO2 = zéro. Et d’autre part, il s’agit d’affaiblir l’économie américaine, appauvrir les Américains, créer du chômage, afin de rendre les citoyens plus dépendants des aides de l’Etat, afin de justifier le grossissement de la taille de l’Etat et son plus grand contrôle sur la vie des citoyens. Cela s’appelle le socialisme.

Selon Sgamma, l’ordonnance mettrait également en péril 8,8 milliards de dollars de revenus qui proviennent en partie par le développement minier sur la propriété fédérale – Sgamma a raison, et cela obligera l’Etat fédéral à lever de nouveaux impôts ou augmenter les impôts existants – ce qui, je l’explique ci-dessus, permet d’appauvrir les Américains.

« L’interdiction de Biden est une mesure excessive destinée à satisfaire la gauche environnementale, mais elle porterait gravement atteinte aux moyens de subsistance de dizaines de milliers d’Occidentaux et mettrait en danger des millions d’autres personnes, car les services de l’État ne sont plus financés », a-t-elle déclaré. C’est exactement cela.

Le ministère de l’Intérieur a déclaré que la pause « n’aura pas d’impact sur les opérations existantes ou sur les permis des baux existants et valides, qui continuent à être examinés et approuvés ». Personne ne les croit, hélas, puisque Biden a déclaré durant sa campagne que les extractions par fracking ne seraient pas interdites, et qu’elles viennent de l’être.

Les Républicains au Congrès ont signalé qu’ils travailleraient pour arrêter le programme de Biden.

« Les mandats et les directives du gouvernement qui restreignent nos industries minières, pétrolières et gazières ont un impact négatif sur notre sécurité et notre indépendance énergétique », a déclaré cette semaine Cathy McMorris Rodgers (R-Wash.), membre de la direction du GOP à la Chambre des Représentants.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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