Publié par Dreuz Info le 16 janvier 2021

Le danger est sous nos yeux clos. L’attraction totalitaire gagne les esprits endormis, vidés de tout idéal vivifiant.

Dernier exemple : la décision des réseaux sociaux, le 8 janvier, d’interdire l’expression de Donald Trump. Ce coup d’État des ploutocratiques Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) aurait dû indigner les défenseurs de la démocratie ; ce passage en force est plus inquiétant que l’éphémère assaut du Capitole (Washington), le 6 janvier, par une foule en rage contre la démocratie américaine. Or cette censure n’a pas scandalisé ceux qui disent lutter contre le fascisme. Le bannissement discrétionnaire d’un homme politique soutenu par 74,2 millions d’indésirables vient rejoindre, dans ses interdits moraux, l’intolérance des fanatiques de l’islam qui hurlent au blasphème et à l’agression des minorités à la moindre critique de leur dogme. Une régression sectaire est en marche. Elle s’ajoute, en France, à un Ordre sanitaire oppressant.

Les régimes communistes auront appliqué à grande échelle les méthodes de diffamation, d’insultes et d’intimidation contre leurs adversaires (Stéphane Courtois, Le Figaro du 22 décembre 2020). Depuis, la pratique a fait des émules chez les idéologues du mondialisme. Votre serviteur en a expérimenté les pesants effets pour avoir, avec quelques autres depuis plus de trente ans, décrit les réalités sociétales occultées par le conformisme obligé. Aujourd’hui, les dénégationnistes ne peuvent que constater leurs erreurs, devant la violence et le séparatisme nés de leur «  société ouverte ». Pourtant, l’accusation en « complotisme  » a pris la relève dans le matraquage. La propagande s’exerce contre le réveil des peuples maltraités. Se vérifie la réflexion de Voltaire sur « cette sombre superstition qui porte les âmes faibles à imputer des crimes à quiconque ne pense pas comme elles ». Ce n’est pas une raison pour s’en accommoder.

Observer la facilité avec laquelle la démocratie peut se défaire, avec l’acquiescement de la « classe délirante » (Régis Debray), vient rappeler la fragilité du monde libre. Les leçons de l’histoire sont vaines. (La suite ici)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ivan Rioufol.

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