Publié par Gaia - Dreuz le 9 janvier 2021

Source : Lesobservateurs

Ces dernières années, les terroristes islamiques ont été présentés dans la presse comme des «déséquilibrés», probablement avec l’intention de jeter de l’eau sur le feu, en évitant toute corrélation entre leur violence et leur religion. Mais après des milliers d’attentats un peu partout dans le monde depuis le 11 septembre 2001, l’existence d’un lien entre les deux ne peut plus être «camouflée» par des raisons psychiatriques.

L’islam, une fabrique de déséquilibrés?  

Parmi ceux qui l’ont compris depuis longtemps, il y a la musulmane d’origine syrienne Wafa Sultan, qui, depuis 1989, réside aux États-Unis, où elle pratique la profession de psychiatre. En 2016, elle avait publié un livre au titre éloquent: «L’islam, fabrique de déséquilibrés?», où elle décrit comment “les règles islamiques ont enfermé, depuis 1400 ans, les disciples d’Allah, les empêchant – par un devoir de soumission à des textes sacrés – de créer, d’inventer et d’être heureux”. Des règles qui “sont en grande partie responsables de la pauvreté, intellectuelle, morale et matérielle des sociétés islamiques”. On peut donc expliquer les nombreux actes de violence “par l’oppression mentale qu’exerce l’islam contre ses disciples, dès leur plus tendre enfance”.

La psychiatre était devenu célèbre dans le monde entier en 2006 pour avoir critiqué sur la chaîne Al Jazeera l’influence néfaste exercée par l’islam sur l’esprit de nombreux jeunes qui avaient commis des attentats suicides au nom d’Allah (un phénomène que le politologue italien Giovanni Sartori, dans un article publié dans le Corriere della Sera le 10 janvier 2005, avait ainsi expliqué: «le martyr de la foi qui se tue pour tuer et qu’aucune autre culture n’a jamais produit»).

Le Coran de la Mecque et de la Médina 

On peut comprendre qu’après chaque attentat commis au cri d' »Allahu akbar » (Allah est le plus grand), tous les imams à l’unisson se précipitent pour rassurer leurs interlocuteurs occidentaux en leur disant que  «ce n’est pas le vrai islam» car le leur est une «religion de paix, d’amour et de tolérance: mentir pour défendre l’islam fait partie de leur mission et ce mensonge est justifié par Allah lui-même (Coran, 3:28). Il est surprenant, cependant, que de nombreux politiciens et journalistes qui n’ont peut-être jamais ouvert le Coran croient en ces balivernes.

Voici donc une explication qui devrait ouvrir les yeux à tous ces angéliques bien mal informés.

Dans le Coran, il y a des versets pacifiques et spirituels (plus d’une centaine), révélés par Allah au début de la prédication de Mahomet à la Mecque (dans la période de 610 à 622). Mais quand le Prophète, pour échapper aux menaces des autorités locales, s’est déplacé avec ses disciples à Médine (où il a exterminé une tribu de Juifs), a commencé à piller des caravanes à destination de la Mecque et a commencé des guerres d’expansion, les versets sont devenus de plus en plus violents et belliqueux et imprégnés de haine envers tous les « infidèles ».

Tant et si bien que Sami Aldeeb, un palestinien chrétien qui vit près de Lausanne et qui est un grand spécialiste du droit arabe et islamique, avait déclaré il y a quelques années dans une vidéo, que «le Coran médinois est mille fois pire que le Mein Kampf». Et il est significatif que la naissance officielle de l’islam remonte au départ même (connu sous le nom de «Hégire») de Mahomet de la Mecque: c’était en 622 après Jésus-Christ, et c’est à partir de cette année-là que le calendrier musulman commence, comme pour souligner que le véritable islam est bien celui de Médine (où Mahomet est mort en 632), qui est politique et militaire, et non pas celui de la Mecque, qui est pacifique et spirituel.

Versets pacifiques abrogés et remplacés par des versets violents 

Ce que les imams rusés ne disent pas, c’est que, selon les différentes écoles de pensée islamique, les versets révélés à Médine priment par rapport à ceux révélés à la Mecque ou pendant la période initiale de Médine, parce que ce qui compte est l’ordre chronologique de la révélation ( Coran, 2:106) .

Ainsi, en cas de contradiction entre un verset pacifique de la période «mecquoise» et un verset belliqueux de la période médinoise, le second est prédominant, c’est-à-dire celui qui, selon la doctrine islamique, doit être appliqué par tout bon musulman qui souhaite aller au Paradis.

Et voici un exemple concret.

Le verset 256 du deuxième chapitre du Coran dit qu’«il n’y a pas de constriction dans la religion», et est souvent cité par les imams pour faire croire aux naïfs occidentaux qu’il y a une liberté de religion dans l’Islam.  En réalité, ce verset doit être considéré comme abrogé parce qu’il a été révélé avant le «verset de l’épée» (Coran, 9: 5), c’est-à-dire celui qui exige le meurtre de tous les polythéistes qui refusent de se convertir à l’islam; il a aussi été révélé avant le verset (Coran, 9:29) qui exhorte à combattre contre les chrétiens et les juifs qui refusent de se convertir ou qui n’acceptent même pas de payer une taxe humiliante de capitulation (appelée «jizya»).  Bref, ces deux simples versets ont à eux seuls effacé à jamais les plus de 100 versets de la Mecque relatifs à la paix, à la tolérance, au respect, à la prédication, au dialogue…

En outre, pour ceux qui auraient encore des doutes sur la liberté de religion dans l’islam, il suffit de rappeler que Mahomet lui-même a dit que les musulmans qui se convertissent à d’autres religions (crime d’apostasie) “méritent de mourir”: comme plusieurs pays islamiques appliquent encore cette funeste législation aujourd’hui… Et que dire des femmes musulmanes qui ne peuvent pas se marier avec des “infidèles”.

L’ambiguïté de l’islam réside dans le fait que l’ordre chronologique des versets n’est pas respecté dans le Coran, où les versets mecquois et médinois sont mélangés: ce «désordre» est habilement exploité par les imams pour faire valoir –  face aux naïfs occidentaux – que l’islam est une religion de paix et d’amour, citant comme preuve des versets pacifiques… qui sont ,de facto, considérés comme abrogés.

À ce propos il faut savoir que Sami Aldeeb a écrit une version du Coran unique au monde (en vente sur Amazon) qui sépare  les versets de la Mecque de ceux de Médine, en respectant ainsi l’ordre chronologique de la révélation: ce Coran pourrait fournir un bon point de départ pour une réforme pacifique et spirituelle de l’islam, visant à réévaluer les versets de la Mecque et à déclarer obsolètes les autres.

Sans une réforme de l’islam, il y aura un choc des civilisations 

Il y a eu (et il y a encore) des musulmans «éclairés» qui ont proposé de réformer l’islam. Mais ces réformateurs – accusés d’hérésie et d’apostasie – ont été emprisonnés ou tués ou exilés par les représentants de la religion d’amour…

En fait, contrairement à la Bible (qui, dans l’Ancien Testament, contient des pages de violence qui sont interprétables et ont été contextualisées depuis des siècles), chaque verset du Coran est considéré comme «la parole» d’Allah et donc ce texte sacré est considéré comme incréé, éternel et inaltérable, et doit être appliqué à la lettre partout et toujours. C’est pourquoi une réforme de l’islam (surtout en cette époque de radicalisation dans tous les pays islamiques) est presque impossible, car cela signifierait remettre Allah lui-même en question.

Mais sans réforme, il y aura tôt ou tard un choc des civilisations entre l’islam et l’Occident, parce que tant que l’islam politique l’emportera sur l’islam religieux et cherchera à remplacer la démocratie par la charia (ce qui se passe en Turquie devrait faire réfléchir…), il ne pourra jamais devenir compatible avec les valeurs de notre société et avec les droits de l’homme (liberté de religion, égalité entre homme et femme, séparation entre l’Église et l’État, etc.).

La différence entre la violence des musulmans et celle des chrétiens 

Il y a ceux qui, pour relativiser la violence de l’islam, font des comparaisons avec les siècles «sombres» du christianisme (pensez à l’«Inquisition»). Mais heureusement, l’Occident a depuis longtemps dépassé ce fanatisme religieux, alors que l’islam est resté ce qu’il était il y a 1400 ans. C’est pourquoi le problème aujourd’hui est l’islam et non le christianisme!

Et toujours sur le thème de la violence, il y a une autre différence entre ces deux religions qui devrait faire réfléchir: les chrétiens peuvent devenir violents lorsqu’ils ne suivent pas les enseignements d’amour de Jésus rapportés dans le Nouveau Testament, tandis que les musulmans le deviennent justement quand ils suivent  littéralement leurs textes sacrés, où se trouve la racine de leur violence.

© Giorgio Ghiringhelli

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