Publié par Jean-Patrick Grumberg le 1 janvier 2021

Le 20 décembre 2017, par le décret 13818, le président a déclaré une urgence nationale en ce qui concerne les graves violations des droits de l’homme [par exemple le droit de vote] et la corruption.

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Que dit le décret 13818 ? Conformément à la loi sur les pouvoirs du président en cas d’urgence nationale ou internationale, le président peut prendre des mesures pour faire face à une menace inhabituelle et extraordinaire qui pèse sur la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis.

Le texte publié (1) sur le site de la Maison-Blanche poursuit ainsi :

La prévalence et la gravité des violations des droits de l’homme et de la corruption qui ont leur source, en tout ou en grande partie, en dehors des États-Unis, continuent de constituer une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale, la politique étrangère et l’économie des États-Unis. 

Pour cette raison, l’état d’urgence national déclaré le 20 décembre 2017 doit rester en vigueur au-delà du 20 décembre 2020. 

Par conséquent, conformément à la section 202(d) de la loi sur les urgences nationales (50 U.S.C. 1622(d)), je maintiens pour un an l’urgence nationale déclarée dans le décret exécutif 13818 en ce qui concerne les graves violations des droits de l’homme et la corruption.

Cet avis sera publié dans le registre fédéral et transmis au Congrès.

Donald J. Trump,
Maison-Blanche,
16 décembre 2020

https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/text-notice-continuation-national-emergency-respect-serious-human-rights-abuse-corruption-121620/

Pourquoi le président a-t-il reconduit ce décret exécutif ?

Le décret 13818, qui a été la première mise en œuvre du Global Magnitsky Human Rights Accountability Act, qui permet au gouvernement américain de sanctionner les fonctionnaires de gouvernements étrangers impliqués dans des violations des droits de l’homme partout dans le monde, a permis d’imposer des sanctions contre 13 personnes décrites comme « des auteurs de violations des droits de l’homme et des acteurs corrompus ».

Par ce décret, le gouvernement américain peut saisir les biens immobiliers de toute personne jugée coupable de corruption ou d’abus des droits de l’homme.

Pourquoi maintenant ?

Et vous vous posez immédiatement la question : si Trump termine son mandat dans trois semaines, que signifie ce geste ?

Trump serait-il en train de préparer les outils pour faire payer la Chine pour le virus de Wuhan et les destructions qu’il a causées ?

En mai dernier, Lindsey Graham encourageait à le faire :

Il est temps d’adopter ma législation imposant des sanctions à la Chine pour son refus de coopérer avec la communauté internationale concernant les origines de #COVID19, pour son incapacité à fermer ses marchés humides et pour ses efforts de destruction de Hong Kong.

Prépare-t-il une action contre Dominion et Smarmatic, des entreprises détenues en partie par des fonds étrangers ?

Contre Hunter Biden, ses associés chinois ?

Beaucoup de questions, peu de réponses.

Nous n’allons pas spéculer, ce n’est pas notre métier. Et bien que cette semaine, à la télévision française, ce crétin de Jean-Eric Branaa n’a pas pu s’empêcher de se ridiculiser en disant que Dreuz info est un site conspirationniste, parce qu’il ne connaît pas bien son sujet et n’est pas au courant du quart des informations que nous vous rapportons, Dreuz ne fait ni dans le complot, ni dans la spéculation, ni dans la modélisation des esprits malléables, mais dans l’information à l’ancienne : les faits, rien que les faits, l’analyse des faits, pas d’intox, et au lecteur de décider.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. https://www.whitehouse.gov/briefings-statements/text-notice-continuation-national-emergency-respect-serious-human-rights-abuse-corruption-121620/
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