Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 février 2021

Si vous écoutez les médias – qui ne représentent plus qu’eux-mêmes c’est-à-dire pas grand-chose, l’héritage des 4 ans de présidence Trump se réduisent à l’insurrection du Capitole du 6 janvier dernier. Si c’était vrai, les Américains ne célébreraient pas Donald Trump ce lundi 15 février pour « President Day ».

Dreuz a besoin de vous : Le journalisme indépendant ne reçoit aucune aide d’Etat. Dreuz.info ne peut pas exister sans votre soutien financier. Pour contribuer en utilisant votre carte de crédit (sans vous inscrire à Paypal), cliquez sur ce lien Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution. Nous vous remercions.

Je ne doute pas que les journalistes vont tout faire pour maintenir présents à l’esprit des badauds les incidents du 6 janvier. Je suis moins certain qu’ils réussiront à réduire la présidence de Trump à ça. Je peux me tromper, je ne sais pas comment évolue le cerveau des millions d’Américains peu ou pas intéressés par les nouvelles. Je pense que l’émeute sera vite oubliée.

Vous doutez ?

Alors, dites-moi desquelles de ces émeutes vous vous souvenez…


6 janvier 2021

Les procureurs fédéraux ont déposé plainte contre 211 personnes accusées d’avoir pris part à l’attaque du Capitole américain. Ils ont noté qu’un large éventail de motifs et de comportements ont émaillé l’incident, allant de la violence extrême à l’ignorance que pénétrer au Capitole était illégal.

Certains sont accusés d’avoir agressé des policiers et menacé d’attaquer des membres du congrès, d’autres sont accusés d’avoir pénétré illégalement dans les bâtiments, un délit mineur.

  • Un père a déclaré aux autorités qu’il voulait « offrir à son fils un anniversaire mémorable ».

Seamus Hughes, directeur adjoint du programme sur l’extrémisme à l’université George Washington (1) :

« D’un côté il y avait les milices. De l’autre côté, des gens simplement curieux, captivés par le moment. »

  • Le FBI a déclaré que près de deux douzaines de personnes avaient des liens avec des groupes d’extrême droite, notamment les Proud Boys. Des sympathisants du groupe terroriste Antifa, et de l’organisation marxiste Black Lives Matter étaient également infiltrés pour exciter les émeutiers, notamment John Sullivan (2) qui selon l’enquête du New York Post, a fondé Insurgence USA, un groupe militant pour « la justice raciale et la réforme de la police », dont les fils Twitter étaient remplis de de rhétorique anti-Trump et de messages soutenant Black Lives Matter.
  • Trois membres d’une milice connue sous le nom de « Gardiens du serment » ont été accusés d’avoir fait des plans similaires et d’avoir utilisé leurs téléphones portables pendant le siège pour coordonner leurs actions.
  • Un mois après, les détails des mandats d’arrêt et des actes d’accusation n’ont pas permis de suggérer que le raid était l’idée d’une seule personne ou d’un seul groupe.
  • Des membres de Proud Boys avaient prévu à l’avance d’organiser un groupe qui tenterait de franchir les barricades de police et de pénétrer dans le bâtiment du Capitole, a découvert le FBI, une des raisons de l’innocence du président Trump.

Des violences et des neuneus

  • Jeffrey Sabol, de New York, a été accusé d’avoir attrapé un policier, de l’avoir traîné dans les escaliers et de l’avoir frappé.
  • Ryan Samsel de Pennsylvanie, a été parmi les premiers à faire tomber les barricades de police, renversant un policier du Capitole qui s’est cogné la tête et a subi une commotion cérébrale.
  • Un homme du New Jersey, Scott Fairlamb, a été accusé d’avoir bousculé et frappé un officier de police.
  • Patrick McCaughey III du Connecticut, a utilisé un bouclier anti-émeute de la police pour pousser un officier de police coincé contre une porte et qui a hurlé de douleur.
  • Aucune accusation n’a été portée en relation avec la mort de l’officier de police du Capitole Brian Sicknick. Personne ne sait encore comment il est mort, après que CNN ait accusé les émeutiers, sans aucune preuve, de sa mort.

À l’opposé, des documents judiciaires indiquent que certains de ceux qui sont entrés au Capitole semblaient ignorer que c’était illégal et ont affirmé qu’ils avaient été simplement entraînés par la ferveur du moment. Beaucoup ont ensuite déclaré au FBI qu’ils regrettaient ce qu’ils avaient fait et se sont rendus.

  • Dalton Ray Crase, 21 ans, du Kentucky, et deux autres hommes, ont assisté au meeting du président Trump. Il a déclaré après l’assaut : « Je pense qu’il était stupide que nous entrions. J’ai enfreint la loi en étant dans le bâtiment du Capitole sans réaliser que j’enfreignais la loi ».
  • James Uptmore de San Antonio, s’est retrouvé à l’intérieur du Capitole. Il s’est retrouvé là dans le cadre d’un voyage de cinq jours pour célébrer l’anniversaire de son fils.
  • Son fils, Chance Uptmore, a dit au FBI qu’il était entré dans le bâtiment du Capitole « parce qu’il était pris dans la foule et parce que c’était un événement unique ».
  • Identifier Troy Faulkner, de l’Ohio, qui est accusé d’avoir donné un coup de pied dans une fenêtre n’a pas été très difficile : il portait un blouson sur lequel était écrit « Faulkner Painting » dans le dos.

L’agression d’Alexandria Occasio-Cortez (AOC) : elle a tout inventé

Ces cruches de journalistes : Kahina Sekkai de Paris Match, Robin Verner de BFMTV, Coline Clavaud-Mégevand de Aufeminin.com et d’autres, ont été piégés par les bobards d’AOC, qui a raconté dans des détails émouvants la frayeur de sa vie, sa peur de mourir, son traumatisme proche d’une agression sexuelle durant l’assaut.

Sauf qu’elle n’était pas sur place !

Elle a fini par admettre qu’elle n’était pas au Capitole lorsque les manifestants sont arrivés. Elle était dans un autre bâtiment, le Cannon, où se trouve son bureau, à environ six minutes à pied du Capitole (3).

Mais je ne vous apprends rien. Je suis sûr que BFMTV et vos médias préférés ont immédiatement apporté un démenti lorsqu’ils ont réalisé avoir été trompés par cette menteuse en série. Ah non ? Ils n’ont rien dit ? Je ne vous crois pas. Comment des journalistes intègres pourraient-ils induire leur public en erreur et ne pas rectifier ? Impensable…


Septembre 2018 – émeute au Congrès contre la nomination de Brett Kavanaugh

Des centaines de militants se sont engagées dans une « action directe » dont le but était de perturber les audiences du Sénat sur l’affaire Kavanaugh. Les manifestants, des extrémistes de gauche pénétrèrent dans le Capitole, bloquèrent les couloirs, hurlèrent sur les membres du Sénat et dressèrent des banderoles de protestation sur les balcons, sous les applaudissements des Démocrates. Elles envahirent la salle d’audience, il y eut de nombreuses arrestations, mais c’était la gauche, tout leur est permis ou presque.


Octobre 2013 – fusillade au Congrès – 1 mort

3 octobre 2013 : Une poursuite en voiture qui a commencé à la Maison-Blanche s’est terminée sur la colline du Capitole devant le bâtiment du bureau du Sénat Hart.

A 14 h 12, Miriam Carey, 34 ans, de Stamford, Connecticut, a tenté de passer un contrôle de sécurité de la Maison-Blanche, a renversé un officier des services secrets américains et a été poursuivie jusqu’au Capitole des États-Unis où elle a été mortellement blessée par des agents. Une jeune enfant, la fille de Carey, a été retrouvée indemne dans la voiture après qu’elle ait été arrêtée.

Un officier de la police du Capitole américain a été grièvement blessé et transporté par un hélicoptère de la police.

L’attaque a fait plusieurs blessés parmi les policiers et a entraîné la mort par balle de Miriam Carey, qui avait conduit la police à déclencher une course-poursuite en voiture sur les terrains du Capitole.

La police du Capitole et la police métropolitaine de Washington DC ont toutes deux révélé qu’elles pensaient que l’incident était isolé et ne faisait pas partie d’un complot terroriste.


Février 2012 – attentat terroriste islamique

Le 17 février 2012, un ressortissant marocain, Amine El Khalifi, a été arrêté dans un parking du Capitole. Il s’apprêtait à commettre une attaque terroriste suicide sur le Capitole américain. Au moment de son arrestation, Khalifi portait un gilet rempli d’explosifs et une arme automatique.


Juillet 1998 – fusillade au Congrès, 2 morts

Fusillade au Capitole américain.

Le 24 juillet 1998, une attaque a entraîné la mort de deux officiers de la police du Capitole américain. L’officier Jacob Chestnut et l’inspecteur John Gibson. Russell Eugene Weston Jr. est entré au Capitole et a ouvert le feu.

Les motifs exacts de Weston sont inconnus, mais il exprimait une forte méfiance à l’égard du gouvernement fédéral des États-Unis, et avait été diagnostiqué comme atteint de schizophrénie paranoïde six ans avant l’attentat.

Deux ans avant la fusillade, Weston s’est rendu au siège de la CIA de McLean, en Virginie. Là, il a donné à un agent le nom de « The Moon » et a déclaré qu’il avait des informations importantes pour le directeur de la CIA. Il a été admis dans l’établissement, où il a été interrogé par un agent de la CIA, puis renvoyé chez lui. On ignore pourquoi Weston, qui n’a aucune accréditation de sécurité connue, ni aucun lien avec la communauté du renseignement, s’est vu accorder l’accès à l’établissement de haute sécurité du siège de l’agence.


Novembre 1983 – Bombardement du Sénat par le Nouveau mouvement communiste

L’attentat à la bombe du 7 novembre 1983 au Sénat américain était motivé par l’implication militaire des États-Unis au Liban et à la Grenade.

Le 7 novembre 1983, le Sénat s’ajourne à 19 h 2. Une réception organisée près de la salle du Sénat, se termine deux heures plus tard. À 22 h 58, une explosion retentit au deuxième étage de l’aile nord du Capitole.

Quelques minutes avant l’explosion, une personne prétendant représenter l' »Unité de résistance armée » a averti le standard téléphonique du Capitole qu’une bombe avait été placée près de la Chambre, en représailles à la récente implication militaire américaine à la Grenade et au Liban, où les États-Unis avaient placé des Marines.

Six membres du groupe d’extrême gauche Resistance Conspiracy ont été arrêtés en mai 1988 et accusés de l’attentat terroriste, ainsi que des attentats connexes de Fort McNair et du Washington Navy Yard qui ont eu lieu respectivement le 25 avril 1983 et le 20 avril 1984.

L' »Unité de résistance armée » avait également comploté pour assassiner Henry Kissinger.


Mars 1971 – Le capitole est bombardé par un groupuscule d’extrême-gauche

L’organisation d’extrême-gauche Weather Underground fait exploser une bombe au Capitole américain, causant des dégâts estimés à 2 millions de dollars.

Le Weather Underground était une organisation militante de gauche radicale, active à la fin des années 1960 et dans les années 1970, fondée sur le campus d’Ann Arbor de l’université du Michigan.

William (Bill) Ayers, qui a cofondé le Weather Underground en 1969, a participé aux attentats à la bombe du quartier général de la police de New York en 1970, du Capitole américain en 1971 et du Pentagone. Il est finalement devenu conseiller politique d’Obama à Chicago.

Ayers a fait la connaissance de Barack Obama en 1995. Il a organisé une rencontre avec le candidat chez lui alors que Barack Obama se préparait à se présenter pour sa première élection au sénat de l’État de l’Illinois. Les deux hommes travaillaient pour les mêmes organisations caritatives et de services sociaux à Chicago (notamment le Chicago Annenberg Challenge), et Ayers a contribué à hauteur de 200 dollars à la campagne de réélection d’Obama au sénat de l’État de l’Illinois en 2001.


Mars 1954 – Attaque terroriste au Capitole –
4 séparatistes portoricains tirent sur 5 membres du Congrès

Le 1er mars 1954, à 14h30, la Chambre des représentants des États-Unis était en session et, sur le parquet de la Chambre, cinq membres du Congrès ont été abattus, une scène horrible.

Quatre nationalistes portoricains ont tiré 30 coups de feu depuis la galerie des visiteurs.

Cinq membres du Congrès ont été blessés, dont un gravement, mais tous se sont rétablis. Les terroristes ont été arrêtés, jugés et condamnés par un tribunal fédéral, et condamnés à la prison à vie.

Mais en 1978 et 1979, leurs peines ont été commuées par le président Jimmy Carter, et tous les quatre sont retournés à Porto Rico.

President Andrew Jackson
  • Le 2 juillet 1915, avant l’entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale, Eric Muenter (alias Frank Holt), un professeur allemand qui voulait mettre fin au soutien des Américains aux Alliés de la Première Guerre mondiale, a fait exploser une bombe dans la salle de réception du Sénat américain.
  • 22 mai 1856 : Le sénateur républicain abolitionniste Charles Sumner a été sauvagement battu à coups de canne et presque tué par le représentant démocrate pro-esclavagiste Preston Brooks sur le sol du Sénat américain, en représailles à un discours critiquant l’esclavage. Ce discours a été considéré comme symbolique de la « rupture du discours raisonné » et de l’usage de la violence qui ont finalement conduit à la guerre civile américaine.
  • Le 20 juin 1854 : Un combat entre les représentants William Churchwell et William Cullom éclate sur le sol de la Chambre des représentants des États-Unis. La difficulté entre les deux a commencé un mois plus tôt lors d’un débat sur la loi pro-esclavagiste du Kansas-Nebraska. Churchwell a accusé Cullom et le sénateur John Bell de défendre le Compromis du Missouri de 1820. La confrontation a abouti à une résolution permettant à la Chambre d’expulser un représentant qui porte une arme dissimulée dans la salle.
  • Le 30 janvier 1835, ce que l’on croit être la première tentative de meurtre d’un président des États-Unis en exercice s’est produite juste à l’extérieur du Capitole. Alors que le président Andrew Jackson quittait le Capitole par le Portique Est après les funérailles du représentant de la Caroline du Sud Warren R. Davis, Richard Lawrence, un peintre en bâtiment anglais au chômage, a surgi de la foule et a pointé un pistolet sur Jackson qui n’a pas fonctionné. Lawrence a alors sorti un deuxième pistolet qui a également été enrayé.
  • Le 24 août 1814 : Incendie de Washington. L’armée britannique envahit la ville de Washington (aujourd’hui Washington D.C.), pendant la campagne de Chesapeake de la guerre de 1812. L’armée pille et brûle des bâtiments dans toute la ville, dont notamment la Maison-Blanche et le Capitole des États-Unis. L’occupation de la ville a duré environ 26 heures, et ce que les plans britanniques prévoyaient au-delà des dégâts est encore un sujet de débat.

La grande majorité des personnes qui ont attaqué le Capitole américain avant 2021 ont été soit graciées par les présidents Démocrates, soit engagées par eux.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Abonnez vous sans tarder à notre chaîne Telegram au cas où Dreuz soit censuré. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

  1. https://www.nbcnews.com/politics/justice-department/feds-charge-over-200-capitol-riot-we-ve-learned-lot-n1256799
  2. https://nypost.com/2021/01/15/who-is-john-sullivan-accused-provocateur-charged-in-capitol-riot/
  3. https://redstate.com/nick-arama/2021/02/03/321029-n321029

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

13
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz