Publié par Magali Marc le 17 février 2021

Après avoir déclaré le 12 janvier (au New York Times) qu’il allait voter en faveur de l’Impeachment de Donald Trump, le Sénateur Mitch McConnell a compris qu’il avait commis une gaffe et il a changé son fusil d’épaule.

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Résultat : il a voté pour l’acquittement le 13 février. Pourtant, lors d’un discours prononcé devant le Sénat, le même jour, le Sénateur, leader de la minorité républicaine, a déclaré que l’ex-Président Donald Trump avait manqué à son devoir en passant des semaines à dénoncer les fraudes électorales ce qui avait incité les manifestants à commettre des violences au Capitole. Mitch McConnell a montré qu’il n’a pas l’étoffe d’un leader. Son discours a été dénoncé par plusieurs, dont le modéré Lindsey Graham, le Sénateur de la Caroline du Sud.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Robert Arvay, paru sur le site d’American Thinker, le 16 février.

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Comment les Démocrates remercient Mitch McConnell pour son aide

Le Sénateur du Kentucky, Mitch McConnell, a peut-être appris une douloureuse leçon concernant le fait de chevaucher la barrière politique.
Après avoir vivement réprimandé le Président Trump, l’accusant d’avoir provoqué l’émeute du 6 janvier, la présidente démocrate de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a réprimandé le Sénateur McConnell, l’accusant de manquement à son devoir, pour ne pas avoir voté en faveur de sa destitution.

M. McConnell devrait savoir qu’essayer de plaire aux deux côtés de la Chambre ne fonctionne pas – on se fait des ennemis partout.

En politique, le compromis a un rôle légitime à jouer, mais seulement si les deux parties s’engagent de bonne foi.

Les Démocrates ont découvert, à leur grande satisfaction, qu’ils n’ont pas besoin de faire des compromis. Les Républicains cèdent toujours volontiers à leurs exigences.

Les Démocrates ont un mode opératoire qui comprend de fausses accusations et des actes d’intimidation, voire des violences de rue. Ils s’y conforment rigoureusement. Ils fonctionnent un peu comme une secte ; une fois que vous y êtes, vous avez peur d’en sortir. Puis, forts de ce consensus forcé, ils écrasent les timides Républicains.

L’une des grandes réussites du Président Trump est d’avoir insufflé au Parti Républicain un courage qu’il n’avait pas connu depuis la présidence de Ronald Reagan. Il a réussi à faire en sorte que les Républicains « retrouvent leur colonne vertébrale ».

Aujourd’hui, cependant, M. Trump ayant quitté la Maison-Blanche à cause des fraudes électorales, nous constatons l’effet de vide qui en résulte au niveau du leadership.

Les sénateurs républicains sont hésitants, tergiversent, cherchent des compromis, ce qui les conduit à capituler.

Récemment, ils avaient le pouvoir de dénoncer les fraudes électorales, d’en faire la preuve et de les mettre en échec.

Au lieu de cela, ils ont pensé qu’ils pouvaient revenir à la normale et attendre les élections de mi-mandat dans deux ans – une élection qui, selon la stratégie des Démocrates, sera aussi truquée que l’élection de 2020.

La question qui se pose maintenant est la suivante : les Républicains au niveau des États et au niveau fédéral comprendront-ils la leçon que Mitch McConnell aurait dû en tirer ? Reconnaîtront-ils que le fait de jouer aimablement le jeu des Démocrates ne fait qu’encourager ces derniers à continuer et à accroître leurs sales tactiques ?

Il y a de l’espoir. Dans le Dakota du Nord, le gouvernement de l’État a annoncé qu’il désobéirait aux décrets anticonstitutionnels de la Maison-Blanche.

C’est un début, mais c’est tiède. Il faut aller plus loin. Les Démocrates sont beaucoup plus audacieux dans leur approche.

Par exemple, dans les États et les villes qu’ils contrôlent, ils ignorent ouvertement et de manière flagrante les lois de l’immigration. Cela constitue une rébellion virtuelle.

Les Républicains doivent durcir leur résistance de la même manière.
Si un nombre suffisant d’États rejettent les politiques destructrices transmises d’en haut, les Démocrates découvriront qu’ils ont eu les yeux plus gros que le ventre.

Même le Gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, l’apprend à ses dépens, à mesure que progresse la pétition qui demande son rappel.

Les Républicains au Congrès, bien qu’ils ne soient pas au pouvoir, doivent mobiliser leurs alliés non gouvernementaux, aussi peu nombreux soient-ils, pour enquêter vigoureusement et dénoncer la corruption scandaleuse et omniprésente qui a causé les fraudes électorales. Ils doivent cesser de faire comme si de rien n’était. C’est bel et bien arrivé et ça se reproduira.

Ils ne doivent pas seulement empêcher cela, ils doivent aussi exiger la prompte destitution de ceux qui se sont emparés du pouvoir de manière illégale.

Ceux d’entre nous qui œuvrent au niveau local, doivent continuellement rappeler à leurs Représentants que notre niveau de frustration augmente et que nous ne tolérerons pas que nos droits soient abandonnés au profit de la machine démocrate.

Si Mitch McConnell n’a pas appris cela des Démocrates, ça doit venir de nous : choisissez votre camp, puis battez-vous farouchement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

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Post-Scriptum

Quatre Sénateurs républicains qui ont voté pour la destitution de Donald Trump ont été censurés par les comités du GOP dans leurs États d’origine :

  • 1) Le comité exécutif du GOP de Louisiane a voté à l’unanimité la censure du Sénateur Bill Cassidy.
  • 2) LeSénateur Richard Burr a été dénoncé par le Parti Républicain de la Caroline du Nord.
  • 3) Le président du GOP de Pennsylvanie, Lawrence Tabas, a publiquement exprimé sa déception devant le vote anti-Trump du Sénateur Pat Toomey.
  • 4) Le Parti Républicain du Maine envisage de censurer la Sénatrice Susan Collins pour son vote en faveur de la condamnation de Trump.
  • 5) Des centaines de personnes ont signé une pétition en ligne critiquant le Sénateur Mitt Romney (Utah) ainsi que les dirigeants du GOP de l’État (qui s’interrogent sur la nécessité ou non de censurer le Sénateur) à cause de son vote en faveur de la destitution de Donald Trump.

Sources :


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