Publié par Guy Millière le 21 février 2021

Peu d’articles en langue française ont parlé du décès de Rush Limbaugh, et ceux qui en ont parlé ont été négatifs et biaisés. Il importe dès lors de rétablir les faits.

Rush Limbaugh n’a pas seulement été un commentateur radiophonique. Il a été le pionnier, et, sur bien des plans, l’inventeur de ce qu’on appelle aux Etats Unis la talk radio : le commentaire politique, économique et géopolitique à la radio. Et il n’est pas étonnant dans ces conditions que la talk radio aux Etats-Unis aujourd’hui soit essentiellement conservatrice. (Ce n’est pas étonnant non plus pour d’autres raisons : la gauche, aux Etats-Unis comme en Europe, est riche en insultes et en invectives, mais pauvre en idées et en capacités d’analyse. D’autre part, la talk radio est écoutée par des gens qui travaillent dans des secteurs où on peut écouter la radio en travaillant : commerces, petites entreprises de fabrication, secteur du bâtiment, transport routier. Ces secteurs sont largement conservateurs). Tous ceux qui font de la talk radio aux Etats-Unis considèrent que Rush Limbaugh a ouvert la voie et a été et est resté le maître.

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Rush Limbaugh a été au sommet pendant plus de trente-deux ans, ce qui n’est pas un mince exploit, dès lors que ceux qui ont suivi la voie qu’il a ouverte sont des gens d’une grande intelligence et d’un immense talent : Mark Levin, Dennis Prager, Sean Hannity, entre autres. Rush Limbaugh avait l’art de la parole, et ce à un degré inégalé : il savait manier l’humour, parfois de manière féroce et cinglante ; il savait forger des formules qui sont restées dans les mémoires, expliquer de manière vivante et lapidaire. Il était en supplément d’une lucidité incomparable.

Il incarnait le conservatisme américain, et il l’incarnait sans faille, je l’ai constaté de nombreuses fois. Nombre d’Américains, des millions sans aucun doute, des dizaines de millions peut-être, ont mieux compris le monde grâce à lui.   Des milliers d’autres, longtemps englués dans la stérilité mentale de gauche, sont devenus conservateurs par son intermédiaire.

Les gens trop englués dans la stérilité mentale de gauche ne sont pas sortis de la stérilité mentale et l’ont détesté, jusqu’à ce jour. Ils étaient et sont restés imperméables à ses propos, mais discernaient son influence.

Je ne l’ai pas connu personnellement, et peu de gens ont eu cette chance. En dehors de ses émissions de radio, trois heures par jour, cinq jours par semaine, il lisait et se documentait beaucoup, et cherchait à s’isoler du monde. Il rencontrait peu de gens et avait un cercle d’amis d’autant plus limité qu’il était devenu sourd il y a des années et n’avait retrouvé l’ouïe que par un dispositif complexe qui lui interdisait de parler à plus d’une personne à la fois. Il s’était installé à West Palm Beach en Floride et ne quittait la ville que rarement. Ceux qui l’ont côtoyé le décrivent tous comme un homme discret une fois hors de son studio radiophonique, et comme un homme gentil et généreux. Le producteur de son talk-show depuis trente ans, James Golden, alias Bo Snerdley, un Afro-Américain d’une soixantaine d’années, était en pleurs le jour où la terrible nouvelle a été annoncée, et il a dit quelques mots sur Fox News pour évoquer un homme qu’il aimait, comme un frère.

Le médecin de Rush Limbaugh a détecté un cancer du poumon très avancé (stade 4) au mois de Janvier 2020, et lui a dit qu’il ne lui restait que quelques mois. Rush Limbaugh a survécu une année entière. Le Président Trump lui a fait remettre la Médaille de la Liberté lors du discours sur l’état de l’union, quelques semaines à peine après que la maladie ait été détectée. La Médaille de la Liberté est la plus haute distinction civile aux Etats-Unis et est attribuée aux Américains qui ont apporté une contribution exceptionnelle au pays. Bien qu’affaibli, Rush Limbaugh était venu à Washington, DC.

Malgré la douleur et la fatigue, Rush Limbaugh a tenu à continuer ses émissions, presque jusqu’au dernier jour de sa vie, par amour pour son métier, pour son public, pour son pays.

En lui rendant hommage le Président Trump a dit que Rush Limbaugh était unique et irremplaçable. Il était effectivement unique. Il est irremplaçable. Sa disparition est une immense perte pour le conservatisme, pour les Etats-Unis, pour le peuple américain.

Dans les médias de gauche, sa disparition a été saluée avec joie, et les insultes ont fusé, un commentateur a même dit qu’il était mort soixante-dix ans trop tard : ces gens-là n’ont aucune décence. Il a été qualifié d’être nocif, de raciste, d’extrémiste. Rush Limbaugh défendait la démocratie, la liberté de parler, de choisir et d’entreprendre : c’est cela être nocif pour ces gens-là. Il n’a jamais tenu un propos raciste (si cela avait été le cas, cela se serait retrouvé aussitôt dans tous les médias de gauche). Il n’a jamais tenu un propos qu’on puisse qualifier d’extrémiste sans être d’une mauvaise foi absolue. Il avait des valeurs éthiques : c’est cela être extrémiste pour ces gens-là.

Il avait exercé d’autres activités auparavant. Il a commencé ses talk-shows en 1988, la dernière année de la présidence de Ronald Reagan. Son succès a été fulgurant. Il a été le meilleur commentateur des années Trump (de superbes années pour les Etats-Unis et pour le monde). Il a vécu la dernière année de sa vie dans les tumultes haineux provoqués par la gauche, qui a usé de la pandémie pour détruire, tuer, et préparer les fraudes qui ont permis d’installer l’imposteur Biden à la Maison Blanche.

Il voulait survivre jusqu’à la réélection de Donald Trump : les fraudeurs ont agi, et Rush Limbaugh a fini sa vie dans le contexte du désastre enclenché par les gauchistes qui se tiennent derrière l’imposteur Biden, désastre qui vient prolonger le désastre Obama, après quatre années de redressement et de retour des Etats-Unis vers la liberté et la dignité. Il est resté debout, sans fléchir. Il s’est battu jusqu’au bout.

C’était un grand homme et un grand Américain. Il laisse un vide immense. Qu’il repose en paix.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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