Publié par Magali Marc le 22 février 2021

Le président Biden, qui souffre du Syndrome Anti-Trump cherche à ramener l’Amérique à l’état où elle était sous l’ex-président Barack Obama. Qu’il s’agisse de la réadmission des immigrants illégaux, du réinvestissement dans l’alliance transatlantique, de l’Accord sur le nucléaire iranien ou du retour à l’Accord de Paris sur le Climat, Joe Biden a décidé de retourner en arrière et de démolir les progrès réalisés par le Président Trump.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit la chronique de Michael Goodwin, parue dans le New York Post, le 20 février.

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En politique étrangère, Joe Biden ramène l’Amérique aux mauvais jours d’Obama

Comme les gagnants ne manquent jamais de le rappeler aux perdants, les élections ont des conséquences. Mais il est rare qu’en un seul jour, les conséquences deviennent aussi évidentes qu’elles l’étaient vendredi (le 19 février), alors qu’était révélée à tous, l’irrationalité des politiques de Joe Biden.

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De la frontière avec le Mexique, où la nouvelle Administration a commencé à ouvrir les portes à au moins 25 000 migrants demandeurs d’asile, à l’explosif Moyen-Orient, où il a rejoint l’Accord sur le nucléaire iranien, le nouveau président semble déterminé à revenir en arrière, jusqu’en 2016.
C’est comme si M. Biden était saisi par un désir nostalgique de remettre le monde tel qu’il était lorsque l’Administration Obama-Biden a quitté ses fonctions.

Malheureusement, si «The Way We Were» (une chanson chantée par Barbara Streisand) est une fort belle chanson, elle n’est pas, pour autant, un guide pour l’avenir.

Il serait probablement raisonnable de tenter de retrouver le passé si ces années avaient créé la prospérité chez nous et la paix à l’étranger. En fait, le monde dont Donald Trump a hérité était en proie à des difficultés et l’économie américaine progressait à pas de tortue.

Malgré les efforts révisionnistes des médias et de la gauche pour effacer les réalisations d’un président qu’ils détestaient, Donald Trump a connu des succès politiques majeurs qui ont profité à tous les Américains. Il est donc particulièrement troublant que M Biden choisisse d’inverser les politiques qui ont produit ces bénéfices.

Le Syndrome de Dissonance cognitive face à Donald Trump a amené les gens à faire des choses bizarres, mais la tentative de Joe Biden d’annuler les plus grandes réussites du Président Trump est parmi les plus étranges.

1) La réadmission des immigrants illégaux

Les admissions de migrants à un poste frontière de San Diego, ont eu lieu après que M. Biden eut mis fin à la politique de son prédécesseur consistant à faire attendre les demandeurs d’asile au Mexique.

Le programme « Restez au Mexique » (de Donald Trump) était une solution efficace contre le flux incessant de caravanes venant d’Amérique centrale qui se déplaçaient vers le nord pour échapper à la violence et trouver du travail dans un pays en plein essor comme les États-Unis.

La politique de M. Obama-Biden avait consisté à admettre les demandeurs d’asile et à les relâcher en attendant les audiences.

Naturellement, beaucoup d’entre eux ne se sont jamais présentés parce qu’ils savaient qu’ils ne pouvaient pas être considérés comme des réfugiés fuyant des persécutions. Mais leur capacité à rester ici illégalement a incité d’autres personnes à prendre le même chemin.

Au lieu de s’appuyer sur le programme qui réduisait les migrations de masse, M. Biden est retourné au système dysfonctionnel que le Président Trump avait rafistolé.

M. Biden s’engage également à ne pas construire un seul mètre de mur frontalier et à suspendre presque toutes les déportations pendant 100 jours.
Comment cette politique peut-elle avoir un sens, surtout en pleine pandémie ?

2) Réinvestissement dans l’alliance transatlantique

Un événement similaire s’est produit vendredi lors de la conférence du G-7 sur la sécurité, où M. Biden a abandonné la politique de l’« Amérique en premier » de M. Trump et a adopté la notion «pacifiste» selon laquelle tout le monde est mieux loti lorsque nous externalisons nos intérêts vers des institutions mondialistes.

« L’Amérique est de retour, l’alliance transatlantique est de retour et nous ne regardons pas en arrière », a déclaré M. Biden.

Il a dit que le partenariat avec l’Europe est « la pierre angulaire de tout ce que nous espérons accomplir au XXIe siècle ».

Bien qu’il n’ait pas mentionné Donald Trump, M. Biden s’est efforcé de déformer l’histoire récente:

« Je sais que les dernières années ont mis à rude épreuve notre relation transatlantique, mais les États-Unis sont déterminés – déterminés – à renouer avec l’Europe, à vous consulter, à regagner notre position de confiance et de leadership ».

En vérité, le problème principal qu’avaient les États-Unis avec l’Europe, en particulier avec l’Allemagne, portait sur l’incapacité des membres de l’OTAN à respecter leur engagement de consacrer au moins 2 % de leur PIB à la défense. Pendant des années, les présidents américains, dont Barack Obama, ont formulé la même plainte et ont été ignorés.

M. Trump, lui ne pouvait évidemment pas être ignoré.

Il a mis en doute la valeur de l’alliance et s’est insurgé contre le fait que l’Amérique payait bien plus qu’une part équitable pour la défense commune. Il n’a pas non plus apprécié le fait que l’OTAN a dépensé plus de 1,4 milliard de dollars pour construire un nouveau siège à Bruxelles.
Et Bingo! Il a réussi.

La plupart des mauvais payeurs ont augmenté leurs dépenses de défense, à hauteur de plus de 100 milliards de dollars supplémentaires par an, tout en acceptant une réduction des contributions américaines. Ils demeurent mécontents, mais pourquoi M. Biden devrait-il s’en soucier ?

Et pourquoi se montre-t-il si généreux avec l’argent des contribuables américains ?

3) L’Accord sur le nucléaire iranien

Son idée de réintégrer l’Accord sur le nucléaire iranien que Donald Trump avait sabordé est peut-être l’idée la plus folle de toutes en raison des ondes de choc que cela envoie au Moyen-Orient.

L’Accord n’a même pas abordé, et encore moins arrêté, l’agression militaire de l’Iran et son financement du terrorisme, ce qu’admettait l’Administration Obama-Biden. Ils ont également reconnu que certains des milliards de dollars envoyés par Washington ont servi à financer le terrorisme.

Rappelons également que le manque de confiance dans cet Accord a conduit l’Arabie Saoudite et d’autres pays à parler de se doter de leurs propres armes nucléaires.

Tout récemment, de nouvelles preuves ont confirmé que l’Iran avait un programme d’armes nucléaires malgré son déni constant.

Après que le Président Trump se soit retiré du pacte, ait réimposé des sanctions et ait fait exécuté le chef terroriste iranien Qasem Soleimani, une chose étrange s’est produite.

Alors que les Démocrates, dont M. Biden, couraient partout comme des poules sans tête, avertissant que cela causerait de nouvelles guerres, quatre pays musulmans ont signé des accords de paix et des accords diplomatiques historiques avec Israël, dont une partie concerne la sécurité commune – contre l’Iran.

Des questions se posent donc à nouveau : Pourquoi Joe Biden ferait-il confiance aux Iraniens menteurs et annulerait-il les énormes progrès réalisés ?

Déteste-t-il Donald Trump plus qu’il n’aime la paix ?

Avant de répondre, rappelez-vous ce que l’ex-ministre de la défense, Robert Gates a dit à propos de Joe Biden :

« Je pense qu’il a eu tort sur presque toutes les questions majeures de politique étrangère et de sécurité nationale au cours des quatre dernières décennies ».

4) Le retour à l’Accord de Paris sur le Climat

Enfin, vendredi a été le jour où l’Amérique a officiellement rejoint l’accord de Paris sur le climat dont Donald Trump s’était retiré.

Bientôt, la Maison Blanche va imposer des restrictions plus sévères sur les émissions des industries et des consommateurs, alors que la Chine et l’Inde ne cessent d’augmenter les leurs.

Mais n’ayez crainte, l’intrépide John Kerry est sur le coup.

Le guerrier de l’élimination des gaz à effet de serre, qui se balade en jet privé, a profité de l’occasion pour relancer le compte à rebours vers la catastrophe:

« Les scientifiques nous ont dit il y a trois ans que nous avions 12 ans pour éviter les pires conséquences de la crise climatique », a-t-il déclaré à CBS. « … il nous reste donc neuf ans. »

Pour souligner que cette fois-ci, c’est différent, Kerry a insisté :

« Il n’y a plus de place pour les bêtises. Il n’y a plus de place pour la simulation sur ce coup-là ».

C’est drôle qu’il le dise comme ça.

Si vous éliminez les fausses données et la foutaise, les politiques de Joe Biden n’ont pas beaucoup d’intérêt.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Nypost

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