Publié par Magali Marc le 24 février 2021

Pour l’instant, on ne peut que spéculer pour tenter de prédire un éventuel retour de Donald Trump à la présidentielle de 2024 ou bien son appui à un candidat jugé digne de lui succéder. On sait que l’ex-président demeure populaire auprès de la base républicaine et qu’il est le leader du GOP. Pendant ce temps, les Démocrates sont bien aise de voir le leadership du GOP divisé (ce que le Sénateur Lindsey Graham tente d’éviter en appuyant Donald Trump), sachant bien que ça pourrait leur être utile pour demeurer au pouvoir. Les chroniqueurs conservateurs sont certains que Donald Trump va jouer un rôle prépondérant en 2022 (les élections de mi-mandat au Congrès) et en 2024. Reste à savoir lequel.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Kurt Schlichter , paru sur le site de Townhall, le 22 février.

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La lutte aux candidatures du GOP pour l’élection présidentielle de 2024 sera brutale, mais c’est un combat que nous devons mener

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Le GOP est en pleine guerre civile pour déterminer s’il va être :

A) le parti des gens normaux qui veulent la liberté et la prospérité, ou s’il va redevenir

B) le parti des mollassons qui quêtent les dons des grandes corporations et supervisent la descente de notre pays vers la ruine.

Je préfère l’option A, mais il y aura un candidat de 2024 qui représentera l’option B. Le candidat de l’option B sera perdant.

En ce moment, le camp de l’option A est en train de se regrouper. La révolte de tenants d’America First contre des décennies d’échec de notre boiteux GOP est à la croisée des chemins.

L’espoir entretenu par les habitués de l’Establishment c’est qu’avec le départ de Donald Trump, ils pourront ignorer la base et revenir au favoritisme envers les grandes corporations, selon leur habitude.

Sauf que nous, les patriotes, nous n’allons pas disparaître même si les mollassons de l’Establishment collaborent avec les Démocrates pour faire croire que nous sommes de dangereux «insurgés».

La dernière élection, (malgré les fraudes), a offert de bons présages pour les partisans d’America First.

Les électeurs des minorités ont voté républicain en nombre inattendu.

Les candidats du GOP ont réussi une bonne performance dans les élections pour la Chambre des Représentants.

Et nous savons qu’un tas d’autres sénateurs républicains auraient voté pour destituer le Président Trump s’ils n’avaient pas été aussi terrifiés par la colère des conservateurs. C’est une bonne chose – nous voulons que les élus républicains aient peur en permanence de notre rage.

Le président Joe est allé d’échec en échec dès son premier mois.

Il a signé un tas de décrets, que le prochain président du GOP devra annuler dès le premier jour.

Sa promesse de 2 000 dollars (NdT : par foyer, afin de relancer la consommation) a déjà été rompue. Il est en train de bâcler la gestion du coronavirus, et les parents en ont assez des enseignants indolents des écoles publiques qui demandent à être payés pour ne pas faire leur travail, au lieu de leur demande habituelle d’être payés pour ne pas faire leur travail correctement.

Son programme de lutte contre le réchauffement climatique est gelé par le cauchemar polaire du Texas. De plus, les gens remarquent qu’il est un type bizarre et effrayant.

Il ne réussit rien et ce malgré les journalistes professionnels agréés qui expliquent ses faux pas et présentent ses paroles incompréhensibles comme un suspense médiatique.

Oh, et ils gardent Kamala (peu importe comment son nom est prononcé) sous clé. Elle est plus maladroite que Joe.

Et comme le «président » quitte son bureau quand son groupe de travail semble penser que le temps presse (mon petit doigt me dit qu’avec le 25e Amendement, il sera de retour au Delaware à la même époque l’an prochain, chassant les écureuils et fixant la TV), Kamala sera la candidate des Démocrates – surtout maintenant qu’ils mettent le FBI sur l’affaire Cuomo afin de lui laisser le champ libre.

Il reste à poser la question clé : le Président Trump se représentera-t-il ?

Je ne le pense pas (j’ai entendu des rumeurs dans les deux sens). Il sera plus âgé. Il a déjà fait ses preuves, et son héritage sera toujours présenté comme une série d’erreurs (par les historiens gauchistes qui ne reconnaîtront jamais son mérite et ses nombreux succès, tout comme ils n’ont jamais reconnu le mérite de Ronald Reagan).

Mais ce sera moins amusant pour lui la prochaine fois, d’autant plus que ce sera un combat difficile. De plus, sa candidature retarderait celles de ses successeurs potentiels pour deux ou six ans. Et puis être un «faiseur de rois» a ses charmes.

Nous l’aimons toujours, mais je ne le vois pas sauter dans l’arène.

Je pourrais me tromper.

Après tout, c’est de Donald Trump qu’il s’agit.

Donc, en supposant que j’aie raison, la bataille du GOP pour la Maison Blanche sera grande ouverte et doublement intense – il y a un fossé idéologique, et il y a de bonnes chances que le GOP gagne contre un ennemi incapable. Ce sera une belle bagarre.

Voici mon évaluation actuelle de certains des principaux bagarreurs…

Ron DeSantis – Pas mollasson : C’est le candidat idéal du moment, le Gouverneur d’un grand État en devenir (la Floride) dont la compétence contraste nettement avec celle du Tueur Cuomo. Les médias le détestent, ce qui ajoute à son lustre. Militaire, il ne tolère pas la frime. On s’interroge sur ses compétences pour ce qui est de parler directement aux électeurs, et on ne sait pas s’il plaira à ceux du Midwest, mais il semble avoir l’avantage dans la tribu pro-Trump pour le moment. Je l’observe avec beaucoup d’intérêt.

Tom Cotton – Pas mollasson : (sénateur de l’Arkansas) Il est assez éveillé, ce qui est bien. Il veut certainement se présenter, mais il n’a aucune expérience de niveau exécutif et ses compétences en matière de rapports personnels avec les électeurs lui font défaut. Un autre problème est qu’il se présente comme s’il avait 19 ans. Il semble jeune, et il est jeune. Je ne suis pas convaincu que 2024 soit son année.

Ted Cruz – Pas mollasson : (Sénateur du Texas) Je l’aime bien. J’ai fait un don à sa campagne dans le passé, et il serait formidable s’il était élu, « si » étant le mot clé. Mais il a un déficit de charisme – il a failli perdre contre Beto au Texas – et il est difficile de le voir plaire à la classe ouvrière. Il concède lui-même que l’affaire de Cancun était une erreur involontaire, mais il laisse aux médias pro-démocrates le soin de surjouer leur jeu afin de détourner l’attention du Gouverneur Homicide (Andrew Cuomo) et d’inspirer les gens à défendre Cruz qui, autrement, auraient secoué la tête devant son mauvais jugement. Hé les médias, prévenez-nous quand les prochaines vacances de Ted tueront 10 000 personnes âgées dans des maisons de retraite. En 2024, Cruz doit penser à conserver son siège au Sénat – nous allons avoir besoin de lui dans cet antre d’iniquité.

Josh Hawley – Pas mollasson : (Sénateur du Missouri) Un autre jeune homme avec beaucoup de talent. Les médias veulent le transformer en Jefferson Davis, Jr. mais les médias considéreront n’importe quel républicain comme le Messie de la Confédération, donc cela ne peut pas être un critère pour nous. Il est intelligent, dur et éveillé – surtout en ce qui concerne les géants de la technologie, et il est tout à fait America First. J’ai besoin d’en savoir plus.

Mike Pompeo – Pas mollasson : Respect pour ce vétéran de l’armée, mais pourquoi lui ? Il a été un grand Secrétaire d’État, et il ferait un grand président, mais qui, exactement, est en proie à la Pompéomanie ? Je serais heureux de voter pour lui, mais je ne serais pas heureux que nous le nommions parce que je ne vois pas comment il peut cheminer vers la victoire.

Kristi Noem – Pas mollassonne : Je dois admettre qu’elle m’intrigue. C’est un autre Gouverneur (du Dakota Sud) qui a réussi et qui a rejeté l’idiotie du confinement dû à la pandémie. Elle a rehaussé son profil pour que nous sachions tous qu’elle se présente. Elle est très conservatrice. C’est bien qu’elle ne vienne pas de l’une des deux Côtes. C’est une femme qui s’identifie comme telle, ce qui créerait une dynamique intéressante dans la course contre Mme Harris. Ne vous attendez pas à ce que Mme Noem l’emporte dans les banlieues. Les médias diront aux femmes insatisfaites des banlieues qu’elle n’est pas une vraie femme puisqu’elle est mariée et qu’elle ne boit pas de Chardonnay tous les soirs pour apaiser son angoisse (NdT : comme Hillary). Bien sûr, les hommes de la banlieue pourraient l’apprécier parce qu’elle ne se comporte pas comme la harpie émasculante qui les attend au McMansion. J’ai besoin d’en voir plus.

Larry Hogan – Mollasson : Ce maladroit incompétent est le Gouverneur d’un État dont personne ne se soucie (NdT : le Maryland). C’est une sorte de John Kasich (NdT : un Anti-Trump, ex-Gouverneur de l’Ohio), sauf que son père n’était pas facteur et que ses associés ne sont pas accusés d’être des pédos (John Weaver, le fondateur du Lincoln Project, accusé de pédophilie, a travaillé pour John Kasich). Il y a un groupe intéressé par la candidature de M. Hogan, mais il n’est composé que de journalistes et de Larry Hogan.

Mitt Romney – Super Mollasson : Il pourrait se présenter puisqu’il est remis en question en tant que Sénateur de l’Utah. Mais à part le groupe du Lincoln Project, cette bande d’escrocs pédophiles, qui voudrait que cet imbécile fasse perdre au GOP une autre élection présidentielle, en usant de son talent pour la faiblesse moralisatrice ? Pourquoi ce maladroit ne peut-il pas tout simplement disparaître ?

Nikki Haley – Jeb II : Super Mollassonne : La girouette bavarde du GOP est le premier choix de l’Establishment en 2024. Elle est la candidate idéale pour les donateurs des grandes corporations et les politicards que la base rejettera comme elle a rejeté Jeb (NdT : Jeb Bush était le favori de l’Establishment du GOP contre Trump) en 2016. Elle est destinée à représenter un retour aux Républicains à l’ancienne mode et à reconquérir toutes les poules mouillées qui ont voté contre Trump à cause de ses méchants tweets. Pour cela, elle recevra l’aide des médias jusqu’à la seconde où elle remportera l’investiture, qui sera le moment où les médias lui tireront le tapis de sous les pieds et qu’elle sera étiquetée « Nikki Hitler » et se demandera pourquoi tous ses amis des médias sont méchants avec elle après qu’elle leur ait fait de la lèche avec tant d’enthousiasme. Elle n’est pas éveillée, et elle n’est pas loyale. Si elle n’était pas du côté de Donald Trump, pourquoi imaginer qu’elle sera du vôtre ?

Son rejet par Donald Trump après sa trahison avec Politico – quel genre de Républicain parle à Politico ? – a été un moment de gloire. La seule façon d’éviter qu’elle ne devienne une autre candidature désastreuse dans le scénario très improbable où elle gagnerait la présidence, serait qu’elle passe les quatre prochaines années entourée d’un public d’escrocs purs et durs, puisqu’elle dit tout le temps ce que le public devant lequel elle se trouve veut entendre. Elle se présentera et occupera la voie des « perdants modérés et raisonnables ». Et elle perdra modérément et raisonnablement.

Vous remarquerez l’absence de Ric Grenell sur ma liste.

Ce n’est pas un secret que je suis partial – je pense qu’il est magnifique et qu’il sera un jour président. S’il est élu en 2024, c’est mon homme – un conservateur éveillé, dur et intelligent. Mais son meilleur atout en 2024 – j’espère qu’il ne fera pas un détour en tant que Gouverneur de la Californie (pour remplacer Gavin Newsom) – devrait être sa nomination en tant que vice-président dur au combat. Je plains le pauvre fou qui oserait s’en prendre à lui. La base républicaine l’adore – c’est remarquable de voir à quel point il est populaire. Je le mentionne dans un discours et j’obtiens un tonnerre d’applaudissements. L’inscription de Ric sur le « ticket » présidentiel signifiera que nous, les gros bonnets, sommes pleinement assurés que la nouvelle Administration se battra et qu’il servira bien notre pays en faisant le travail réel (c’est un type capable de faire la paix dans les Balkans – tout un exploit !)

Voici donc le « ticket » de mes rêves pour 2024 : [Un des Pas Mollassons] + Ric Grenell.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Townhall

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