Publié par Rosaly le 3 février 2021

Tandis que son pays prépare de nouvelles lois relatives à la liberté d’expression en ligne, le vice-ministre polonais de la justice a appelé les États-Unis à protéger chaque citoyen de la censure imposée par Big Tech sur les réseaux sociaux.

Le législateur polonais Sebastian Kaleta a déclaré : « il est inquiétant de constater que les contenus chrétiens et patriotes soient de plus en plus qualifiés de discours de haine par les Big Tech. En outre, le discours public ne devrait pas être contrôlé par des modérateurs anonymes. »

Il expliqua : « tandis que d’autres dirigeants européens comme E. Macron et A. Merkel sont déjà en train de « réguler » Big Tech, afin d’obliger les médiaux sociaux à supprimer certains contenus, la Pologne aborde le débat en ligne dans la direction opposée, avec une législation visant à empêcher la censure de contenus légaux. »

Se référant au bannissement massif perpétré par Big Tech à l’égard du Président Donald Trump avant l’investiture de Joe Biden et à la sombre histoire de la censure en Pologne sous le communisme, le ministre polonais déclara à l’animateur Glenn Beck au cours d’une interview podcast sur Fox News:

« de nombreux éditeurs et politiciens s’intéressent actuellement à notre concept, car nous avons constaté que la liberté d’expression est en danger et nous voulons la protéger. »

Si de nombreux conservateurs disent accepter à contrecoeur le droit des géants de la technologie d’interdire, de pratiquer le « shadowban » sur Instagram, de restreindre ou de supprimer le contenu des utilisateurs des médias sociaux, car il s’agit « d’entreprises privées », Mr Kaleta lui les compara, entre autres choses, aux réseaux téléphoniques.

« Ces derniers commencèrent également comme des entreprises privées, mais évoluèrent rapidement vers des services publics réglementés sous surveillance « démocratiquement » responsable, au fur et à mesure que leur utilisation se généralisait. Il n’aurait pas été acceptable d’interdire aux gens d’utiliser le téléphone pour exprimer des opinions « répréhensibles ». »

« Les entreprises Big Tech représentent de nombreux dangers » déplora-t-il en exprimant son inquiétude face à la création de « monopoles » contre lesquels chaque citoyen devrait être protégé.

« Les droits de chacun d’entre nous devraient être protégés … pour préserver la démocratie elle-même. »

M. Kaleta avait précédemment développé ces points dans un article pour Newsweek, rappelant la longue souffrance du peuple polonais pendant 45 ans sous le régime communiste lui imposé par l’Union soviétique et les décennies de censure impitoyable enduré par les Polonais. Il était dès lors particulièrement sensible à toute tentative « démocratique » de restriction de la liberté d’expression.

« Nous ne cherchons pas à obtenir le pouvoir de retirer tout contenu des médias sociaux, nous voulons simplement nous assurer que les contenus légaux ne soient pas retirés. » avait-il souligné, tout comme il avait fait lors du débat sur le podcast.

« En Pologne, nous avons observé avec inquiétude les agissements autrefois impensables d’un consortium d’entreprises BigTech (toujours plus puissantes et monopolistiques), à savoir : « museler un président américain en exercice, et le bannir à vie des réseaux sociaux. » écrivit Mr Kaleta. Il insista sur le fait que les arguments conventionnels du « conservatisme libertaire » contre la réglementation étaient désormais dépassés.

« Malheureusement, pendant des années, on a raconté, que les entreprises privées avaient le droit d’agir à leur guise. Si vous n’aimez pas notre réseau social, construisez le vôtre », dit la vieille rengaine. Mais l’exclusion rapide de Parler a mis fin à cet argument une fois pour toutes. »

« Avec Amazon qui refuse d’héberger Parler, et Apple et Google qui retirent l’application de leur « app store », Big Tech a tué la concurrence avant même qu’elle ne puisse décoller de manière significative. », a-t-il souligné.

Pour l’homme d’État polonais, « garantir aux citoyens un recours contre l’arbitraire de Big Tech est un premier pas en direction de l’orientation d’Internet vers le bien public ». L’exclusion arbitraire des voix, et mêmes de certaines entreprises d’Internet prouve de manière nette et claire que les entreprises des médias sociaux ne sont pas seulement des plateformes, mais des éditeurs et non seulement des éditeurs, mais des gardiens du monopole pour la transmission rapide d’informations au grand public. »

Le projet de loi polonais sur la censure des médias sociaux par BigTech prévoit que les utilisateurs auront le droit de faire appel des interdictions et du retrait de contenus auprès de Big Tech avec la possibilité d’introduire ultérieurement un nouvel appel auprès du Conseil de la liberté d’expression nommé par le législateur polonais.

Ce Conseil sera habilité à ordonner la restauration des comptes et des messages, s’il estime que leurs utilisateurs ont été sanctionnés pour s’être exprimé légalement. En outre, le Conseil sera autorisé à imposer des amendes aux entreprises, qui ne se conformeraient pas à ses décisions, pouvant s’élever jusqu’à 50 millions de zloty, soit environ 9.8 millions de livres ou 13.4 millions de dollars.

Le gouvernement hongrois, qui s’aligne étroitement avec le gouvernement polonais, a également promis de prendre des mesures contre la censure en ligne des voix chrétiennes, conservatrices et de droite. 

En Grande Bretagne, un nouveau parti anti-woke appelle le gouvernement britannique à suivre la Pologne et à interdire la censure en ligne.

« Reclaim » parti récemment créé par l’acteur Laurence Fox, devenu populaire, grâce à son rôle de l’inspecteur James Hathaway dans la série britannique « Inspecteur Lewis » avait déclenché la fureur d’un syndicat d’acteurs, après avoir répondu à un perturbateur d’extrême-gauche de la BBC : « me qualifier d’homme blanc privilégié et me nier mon droit d’exprimer mon opinion sur certains sujets, c’est du racisme. »

Laurence Fox a lancé son appel dans une proposition envoyée au Comité des communications et du numérique à la Chambre des Lords. La commission parlementaire, présidée par Lord Gilbert of Panteg, actuellement chargée de mener une enquête sur la liberté d’expression en ligne, a été invitée par le parti de Laurence Fox à « explorer le modèle adopté par la Pologne, visant à interdire aux plateformes des médias sociaux de censurer les messages et de bannir les utilisateurs, qui n’enfreignent pas la loi. »

Pro-Trump, Laurence Fox avait également émis des critiques envers le mouvement BLM. Comme quoi, tous les acteurs ne sont pas lobotomisés par la propagande des dégénérés gauchistes, dont le sombre et funeste idéal est de détruire les peuples européens, la civilisation occidentale, sa culture gréco-latine et ses valeurs judéo-chrétiennes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : « Poland Urges U.S. to Regulate Big Tech, ‘Every Citizen Must Be Protected from Censorship. » (Breitbart)

Abonnez vous à notre chaîne Telegram au cas où Dreuz serait censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz