Publié par Thierry Ferjeux Michaud-Nérard le 11 février 2021

« La délinquance, une vie choisie« , Maurice Cusson Professeur de Criminologie, Centre international de Criminologie comparée, Université de Montréal. (2006) : « Le grand nombre d’infractions commises par un petit nombre de délinquants très actifs empoisonne la vie des gens et soutient le sentiment d’insécurité. En multipliant vols et méfaits, ils propagent la méfiance et affaiblissent le lien social. Ils forcent leurs victimes les plus pauvres et les plus vulnérables à s’isoler et à se replier sur elles-mêmes. Quand ils s’incrustent dans un micro-territoire, un parc, un bar, un hall d’immeuble, ils confisquent le lieu, chassent ou terrorisent quiconque s’oppose à leurs agissements. Les hommes politiques sous-estiment leur pouvoir de nuisance et de scandale. C’est dans les rangs de ces délinquants actifs que les organisations criminelles recrutent leurs hommes de main. Cette minorité forme l’armée de réserve de la grande criminalité. Plus un individu commet de délits et plus ceux-ci sont variés ».

Cela conduit à étudier, non pas les personnalités, mais les actes, les délits et les crimes, et surtout leurs résultats. Selon cette logique, l’explication des infractions doit être cherchée, non dans des traits de personnalité, mais dans les bénéfices concrets des actions criminelles compte tenu de l’absence de réaction sociale et du refus des juges de les sanctionner. Avec la délinquance, on a la rationalité des résultats obtenus grâce à l’impunité.

La question 1 est : Quelle lecture le délinquant fait-il des risques encourus au moment des faits ? La question 2 est : Quels sont les facteurs de la délinquance liés à l’impunité quand le vol et la violence sont pour lui la solution la plus appropriée ? Les délinquants ne jouent pas en solitaire. Ils opèrent avec des complices et surtout avec l’aide des lois bienveillantes qui font que la justice est alors dépourvue de toute rationalité.

De tous les points de récurrence où s’indique l’état d’arriération de la science criminelle en France, la notion d’idéologie paraît la plus virulente. Et cette idéologie obscure de la délinquance passe pour claire !

C’est pourquoi l’idéologie officielle obscure de la délinquance proclame « l’enfance délinquante victime en danger », ce qui passe pour un concept scientifique et un ersatz spéculatif pour une donnée d’observation. Aussi, le mot de délinquance n’exercerait pas sur les esprits une séduction aussi naturelle et ne donnerait pas une telle impression de transparence immédiate, s’il n’était attesté par la notion abstraite aux contours des plus vagues de « l’enfance délinquante victime en danger », mais qui tombe apparemment sous le sens !

La notion abstraite de la délinquance interdit justement de penser la réalité de l’enfance délinquante. La notion abstraite de « l’enfance délinquante en danger » est crédible parce qu’elle correspond à une évidence souhaitée par la morale socialiste de « l’enfance délinquante victime de la société » alors qu’elle n’est pas fiable parce qu’elle obscurcit toute compréhension. Elle a moralement pour seul mérite d’indiquer la capacité d’une notion de l’enfance délinquante victime à déclencher certaines émotions, mais le vice de rendre inexplicable le problème de l’enfance délinquante qu’elle pose. C’est ce qui justifie sa totale inefficacité. Le produit le plus dangereux pour l’intellect est l’idéologie ! Car l’idéologie de la délinquance escamote la seule réalité qui vaille, à savoir la réalité des délinquants. L’idéologie de la délinquance barre la route du champ scientifique et de la connaissance de la vérité. Malgré cela, « les révélations du réel sont toujours récurrentes » (Bachelard).

Le sous-titre de La Formation de l’esprit scientifique de Bachelard, Psychanalyse de la connaissance objective, dit que la construction d’un concept (de délinquance) exige l’analyse de l’idéologie et des mythes qui entravent sa formation et l’examen critique des valeurs affectives et morales qui le rendent trompeur.

Le mythe de « l’enfance délinquante en danger » crée un obstacle épistémologique et une contre-pensée qui a son utilité pour la propagande socialiste libertaire. Penser l’enfance délinquante contraint donc à penser jusqu’au bout la plus familière des contre-pensées de l’enfance délinquante victime de la société ! À quoi sert le mythe de l’idéologie de l’enfance en danger ? Qui s’en sert et comment ? Quel rôle joue-t-il, sur la scène publique et savante, dans la représentation contemporaine de l’enfance délinquante ? Le mythe de l’enfance délinquante en danger sert d’illusion comme préalable à toute sanction de correction possible. C’est pourquoi rien ne se passe. Le malin génie des sociétés modernes ne protège personne de ces délinquants.

La propagande socialiste libertaire maquille la réalité de l’enfance délinquante. Elle engourdit l’esprit, intoxique la compréhension, empêche la réaction, aveugle les juges, embrigade, enferme, manipule et endort tous les citoyens. Elle tue tout espoir d’en finir avec la tyrannie de la bienveillance et du mythe de l’enfance délinquante en danger installé en esprit de système, avec les œillères socialistes et ses sentiers battus !

Alors qu’il faut faire le vide idéologique en soi pour étudier le réel de l’enfance délinquante en prise directe, cela pour faire place à la compréhension de la colère née des faits criminels. La fluide circulation des idées vraies, c’est à présent une lucidité rafraîchissante et c’est une nouvelle compréhension vraie du réel.

La France de 2021 parle du lieu commun de tous les dégoûts contre l’esprit progressiste du temps et du laisser-faire. Il convient de prendre au sérieux la grande colère des Français. Pour bien des raisons, le mythe de l’idéologie de l’enfance en danger est une figure majeure de l’idéologie socialiste libertaire. Il s’agit d’un propos délibéré. C’est une intention de mystification publique où l’effet de méconnaissance s’ajoute à une volonté de malfaisance. Il s’agit de déjouer les apparences en inventant le mythe de l’enfance délinquante en danger, mais pas de déjouer un stratagème criminel. C’est une feinte, un camouflage, pour masquer la réalité de l’enfance délinquante. Les commentateurs-inventeurs fabricants de la délinquance abstraite sont passés de l’erreur à la faute contre la logique où la morale sert de justification au déni de réalité des socialistes. Il va de soi que la dénonciation de la mauvaise foi dans le discours de l’enfance délinquante en danger se fait à contre-courant de l’idéologie du laisser-faire progressiste de Macron inefficace et incompétent.

C’est pourquoi les Cours d’Assises sont plus fréquentées que les cours de criminologie socialiste, parce que le besoin des Cours d’Assises est inscrit dans le réel des crimes et au plus profond des citoyens, alors que le besoin de criminologie socialiste bienveillante a échoué à toucher le cerveau rationnel des gens. Avec la criminologie socialiste bienveillante, Caïn pouvait dormir en paix pour longtemps, et Abel, quant à lui, devait être victimisé deux fois ! Rien là que de très normal pour les adeptes de l’idéologie socialiste libertaire. Pour eux, l’idéologie de l’enfance délinquante en danger impose : Pas de Tribunal de la Raison, ni de Cour de Justice, et surtout pas de verdict. Pas question de juger ces monstruosités ni ces délits au nom de la Loi !

Croire à l’idéologie de l’enfance délinquante en danger pour s’en laisser conter, accueillir en confiance le démon de l’enfance délinquante avec spontanéité, qu’est-ce sinon vouloir subir la domination idéologique ?

L’idéologie de l’enfance délinquante en danger est une production idéologique de pacotille dans un but de substitution de la tyrannie de la moraline socialiste bienveillante à toute recherche de la vérité vraie !

L’idéologie de l’enfance délinquante en danger n’est pas une science. C’est tout autre chose. Les idéologues n’ont pas besoin de savants à leurs côtés pour leur faire la leçon. Dans leur majorité, ils sont loin d’avoir un rapport critique à leur pratique, mais ils en savent plus que nous sur le sens de ce qu’ils font. La théorie politique de l’enfance délinquante fait abstraction du contenu concret des connaissances de la réalité.

De quoi conclure à la bassesse morale des adeptes de l’idéologie socialiste libertaire et à l’infériorité de leur intelligence ! Jusqu’où garde-t-on ici les pieds sur terre et à partir de quand sera-t-on dans les nuages de l’idéologie socialiste libertaire ? Inutile de croire ces légendes socialistes. Leur degré zéro d’information réfute toutes les histoires connues et parfaitement réalistes des méfaits de l’enfance délinquante concrète.

La dogmatique socialiste libertaire est la langue de bois de l’État LREM progressiste, balbutiante et mystifiée, pour inventer une science criminelle imaginaire. Ce que chaque socialiste tient pour naturel, c’est ce qui reste toujours en dessous de la connaissance des mécanismes objectifs de l’enfance délinquante, ce que la science officielle refuse toujours de mettre à niveau en voulant ignorer tout de l’enfance délinquante réelle.

Dans le mythe de l’enfance délinquante en danger, on pense l’enfance délinquante réelle dans les mystères de l’idéologie socialiste libertaire. Rappelons que l’élaboration des dogmes de l’idéologie socialiste libertaire a pour fonction première de structurer les liens communautaires du peuple de gauche. La doctrine socialiste libertaire a échoué face aux contraintes de la survie des groupes les plus vulnérabilisés par les vols et les délits incessants de l’enfance délinquante en danger ! L’écroulement des structures d’autorité police-justice leur parle vraiment. Les adeptes de l’idéologie socialiste libertaire écrivent et pensent en vase clos, à l’abri des rentes universitaires. Ils font leur métier de clerc de l’idéologie socialiste libertaire pourtant commis à l’intelligence des choses de l’enfance délinquante réelle. Il est normal que les Français pensent que leurs élucubrations socialistes libertaires, qui font pourtant autorité dans l’État progressiste vulgaire chez les juges et les politiciens, ont pour auteurs des idéologues et non des savants. C’est pourquoi, investis des fonctions dirigeantes universitaires, leur juridiction suprême, et leur statut très protégé de corps constitué, sont tout simplement idéologiques, quasi théologiques et à la fois sûrement très politiques. Ils ont en charge le corps et l’âme de l’enfance délinquante en danger, pas la sécurité des Français. L’esprit d’orthodoxie qui ne paraît pas avoir encore accédé à l’état du problème est le nouveau totalitarisme de l’idéologie socialiste libertaire. Malgré cela les Français posent la nécessité d’une analyse exacte de la notion de l’enfance délinquante en danger !

On touche là à la sphère quasi-religieuse et à l’échelon le plus trivial de la connaissance intellectuelle.

La notion de l’enfance délinquante en danger est une notion abstraite très insaisissable qui a valeur d’usage pour les tenants du progressisme politique de Macron et de l’idéologie socialiste libertaire officielle.

La criminologie socialiste habite tout bonnement le monde virtuel des valeurs bienveillantes parce que le caractère mystique de la valeur morale bienveillante est un support abstrait contre le concret de l’enfance délinquante réelle. C’est la métamorphose d’une science criminelle en religion bienveillante. Pourtant l’esprit humain a vainement cherché à en pénétrer le secret, cachant un sens anti-social plus profond, alors qu’il est parvenu à analyser les résultats très fâcheux de l’enfance délinquante réelle. Pour trouver une analogie à la notion de l’enfance délinquante en danger, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux.

La révélation du mystère de l’enfance en danger a mis fin à la mystification du mensonge moderne. Dans le domaine de l’enfance délinquante en danger et de l’idéologie socialiste libertaire, l’illusion religieuse est d’autant plus agissante qu’elle ne se montre pas comme religieuse, mais comme bienveillance naturelle.

C’est parce que tout ici va de soi que rien ne s’explique vraiment ! Là où l’incantation fait emblème, la sanction devient le problème et c’est là le problème du pouvoir politique. La pensée de l’enfance en danger est d’autant plus magique et d’autant moins performante que le pouvoir politique n’applique pas les outils élémentaires de la criminologie vraie aux mystifications élémentaires de l’idéologie politique officielle.

La question de l’enfance délinquante en danger est celle de la légitimité politique de la tyrannie de la bienveillance contre la sécurité des Français. Les idéologies religieuses de la bienveillance sont habitées par le même souci que les idéologies politiques et les institutions judiciaires qui supportent la légitimité politique de la tyrannie de la bienveillance contre la sécurité des Français. Il va de soi que la machination ignominieuse de la religion de la tyrannie de la bienveillance est le meilleur réducteur d’angoisse pour les délinquants multi-récidivistes qu’une idéologie scientifique expliquant les vertus préventives efficaces de la répression !

Ojim : Le Figaro, Le Monde et les faits divers, quand l’information fait peur aux journalistes. Le Monde et sa « psychose sécuritaire » : Prenant les faits divers particulièrement violents relatés par le Figaro, le Monde s’interroge sur la volonté de raconter des histoires sanglantes aux lecteurs. Il y aurait une volonté d’entretenir une psychose sécuritaire. Selon le Monde, la nouvelle cellule de faits divers du Figaro n’a rien d’anodin et elle préparerait le terrain pour l’élection présidentielle. L’attaque est sérieuse. Elle se poursuit insidieusement et plus loin dans l’article du Monde où on peut lire que les premiers articles produits par cette nouvelle cellule « ont parfois laissé dubitatif ». « On a tous débuté un jour […] Mais quand le travail de vérification est insuffisant, c’est à la chefferie de renoncer à publier certains papiers. » Mais alors qu’est-ce à dire ? Le Figaro ne prend pas la peine de censurer les informations contrairement aux journaleux partisans sur le Monde de gauche ?

C’est ce qu’il faut comprendre de l’article du Monde à propos de la surveillance des confrères. Le Monde, incapable de voir la réalité en dehors de son prisme idéologique, fait passer un fait divers banal, quotidien de beaucoup de français, pour un véritable film d’épouvante à ne diffuser sous aucun prétexte. Que les âmes sensibles s’abstiennent de lire la rubrique faits divers du Figaro : les informations proposées sont orientées sur le plan sécuritaire ! Nul doute que Le Monde de gauche a de quoi trembler. Mais en attendant, le monde, le vrai, (le pays réel) continuera de tourner (et la délinquance de prospérer). (Ojim)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard pour Dreuz.info.

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