Publié par Gaia - Dreuz le 1 mars 2021

Source : Vaticannews

L’ancienne déportée, qui a reçu la visite du Pape François dans son appartement romain le 20 février dernier, a témoigné de son parcours dans les colonnes de « L’Osservatore Romano ».

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Affable, délicate, souriante, une façon de faire et de parler ferme mais douce, jamais on n’imaginerait l’enfer dans lequel Edith Bruck a vécu et dont elle est revenue. De même qu’en la voyant, on ne devine pas son âge. Un corps souple et agile, un visage demeuré beau et des yeux clairs qui conservent une lueur de tendresse et d’émerveillement, Edith n’a rien d’une femme presque nonagénaire, elle ressemble plutôt à l’enfant aux tresses blondes qui sourit à la vie sur une photographie.

Elle raconte, dans sa maison, au centre de Rome, où le soleil de janvier entre en illuminant généreusement la pièce et les deux divans blancs entourés de livres et de tableaux. Elle raconte, avec une mémoire prodigieuse, non seulement les événements, qu’elle reconstruit dans les moindres détails, mais les pensées et les sentiments de qui a vécu la déportation et l’extermination. 

Auschwitz, Dachau, Bergen-Belsen: trois noms dont la seule évocation coupe le souffle. Elle parle, et moi j’écoute, mais parfois, la douleur devient si insupportable que sa voix se brise et ses yeux se remplissent de larmes. Edith pleure, et moi avec elle. Quand elle recommence à parler,  je reprends mon stylo mais devant la feuille blanche, je me demande comment on peut raconter cette horreur infinie avec des paroles humaines. Pourtant, Edith Bruck a consacré sa vie au témoignage. Ce sont deux inconnus, dont elle a recueilli les dernières paroles dans le camp de concentration de  Bergen–Belsen, qui lui ont demandé de témoigner: «Raconte, on ne te croira pas, mais si tu survis, raconte, fais-le pour nous aussi». Edith a tenu sa promesse.

Je voudrais commencer par la question que je pose toujours à mes interlocuteurs. Quel est le premier souvenir de votre vie? Mais j’ai quelques scrupules à parler de mémoire avec vous.

Merci pour votre délicatesse, mais je réponds volontiers. Il y a une « bonne » mémoire que j’ai cherché  à protéger et à conserver par tous les moyens. Le premier souvenir est lié à un moment très heureux: quand pour une rédaction consacrée au printemps, j’ai été récompensée par une carte postale en couleurs avec le dessein d’une hirondelle. Au dos, la maîtresse Klara Tarpau avait écrit: «À mon élève la plus douée, la plus méritante». Je courais à la maison en volant, presque comme une hirondelle, pour la montrer à ma mère et à mes frères.  

Parlez-nous de votre famille.

Nous étions six enfants. Mes deux sœurs aînées, Sara et Mirjam vivaient à Budapest où elles étaient allées apprendre le métier de couturière et mon frère David a commencé à travailler dès qu’il a fini l’école élémentaire. A la maison, dans un petit village hongrois à la frontière avec la Slovaquie, nous étions  ma sœur Judit, mon frère Jonas et moi, la dernière de la fratrie. Notre famille était pauvre,  et le peu que nous avions avait une valeur immense.

Nous habitions dans deux pièces avec un toit de paille. Je me souviens du bruit d’une goutte qui tombait et de ma mère qui recueillait la pluie en mettant des seaux par terre. Mais je me souviens aussi de la joie que me procuraient un bonbon, les rubans rouges qui retenaient mes tresses, la première vraie poupée que je reçus en don de ma sœur Mirjam. Jusqu’alors, mes poupées étaient improvisées en utilisant du maïs ou de l’argile. Et je me souviens quand, après la mort de ma grand-mère, nous avons trouvé un petit trésor dans la poche de sa robe de chambre. Quelques billets de banque, deux alliances, et une chaînette en or avec l’étoile de David. Ce petit héritage que ma grand-mère avait défendu avec ténacité du besoin signifia pour nous une nouvelle maison, minuscule mais avec un  toit de tuiles rouges et un beau saule pleureur que l’on voyait de la fenêtre.

Et vos parents?

Ma mère était très belle. Un regard aux yeux bleus qui tiraient sur le violet et un sourire qui illuminait le monde, mais son expression sévère lui ôtait un peu de sa beauté.  Mon père était un homme doux, peu bavard, et encore moins expansif. Je me souviens qu’il me donna un baiser quand il partit pour la guerre et un autre quand il rentra. «La pauvreté est cause de litige», disait ma mère qui ne pardonnait pas à son mari toute cette pauvreté.

Mon père partait la nuit et allait en ville vendre des bestiaux pour le compte d’autrui, mais il n’avait aucun sens des affaires et gagnait très peu d’argent de ce métier laborieux. Tous deux, malgré la difficulté de mettre un plat de soupe sur la table, étaient d’une générosité extraordinaire. Ma mère disait: «Ouvre à qui frappe à ta porte, donne à qui tend la main». Quant à mon père, un soir, il revint à la maison sans manteau. Quand ma mère lui demanda pourquoi, il répondit qu’il l’avait donné à quelqu’un qui en avait plus besoin que lui.

Quels furent les premiers signes de la persécution?

Nous étions trois juives en classe, avec moi, il y avait Piri et Eva, et nous étions toutes reléguées au dernier rang. Un jour, nos camarades de classe nous ont jeté des orties, un autre jour, ils ont dressé des chiens contre nous. Mes amies furent expulsées de l’école, et moi, j’eus le privilège de continuer à la fréquenter pendant quelque temps encore grâce aux médailles que mon père avait gagnées à la guerre. Parfois, devant la fontaine, il arrivait que l’on nous repousse à la fin de la queue ou que quelqu’un crache dans les seaux remplis d’eau.

Puis arrivèrent les interdictions. On ne pouvait pas sortir de la maison après 18h00 ni quitter le village ou voyager. «Le monde est malade — disait ma mère — mais Dieu nous sauvera», telle était sa confiance inébranlable. Ce fut une grande ombre qui continua inexorablement à s’étendre jusqu’à ce que les ténèbres les plus complètes descendirent et l’horreur insensée de la déportation commença.   

Deux mots reviennent souvent dans vos récits. Le premier est «pain», sans doute parce que c’est un terme qui renvoie à la nourriture, à la faim, au travail, mais aussi à la poésie, à l’art, à la foi, c’est-à-dire à la fois la vie et le symbole. Ce n’est pas un hasard si le titre de votre livre qui vient de sortir est «Il pane perduto» [Le pain perdu] (éd. La nave di Teseo, 2021). Ce sont des pages d’une beauté déchirante où vous racontez votre histoire marquée par l’horreur de la déportation et que vous concluez par une «Lettre à Dieu» poignante.

L’enfer commença autour du pain. Nous étions au printemps 1944 et la Pâque juive était depuis peu finie quand une voisine nous offrit de la farine. Ma mère était heureuse de cette abondance inattendue et ses mains volaient avec allégresse en mélangeant les ingrédients, puis elle laissa reposer la pâte dans des grands bols de bois pour la faire lever. À l’aube, elle était sur le point de se lever pour allumer le feu lorsque deux gendarmes frappèrent violemment à la porte, jusqu’à la tirer de ses gonds. Ils nous emmenèrent, ainsi que tous les juifs du village, d’abord sur des charrettes tirées par des chevaux, puis en train jusqu’au chef-lieu où nous fûmes enfermés dans le ghetto.

Maman se désespérait pour ce pain abandonné: ces cinq pains étaient la vie qui s’en allait. Le pain m’a accompagnée d’une certaine façon tout au long de ma vie désespérée de déportée comme désir et comme pensée de normalité. Je n’ai jamais volé une croûte de pain à personne, malgré la faim qui me tenaillait, et je me souviens que le dernier geste de ma mère sur ce train qui nous emmenait à Auschwitz fut d’offrir une tranche de pain à une femme qui allaitait un nouveau-né.    

Que se passa-t-il dans le ghetto?

Nous étions prisonniers sans pouvoir imaginer notre avenir, pourtant, quelque chose de très beau arriva.  Une sorte de démocratie se créa spontanément. Riches, pauvres et très pauvres ensemble, alors qu’au village, il existait une hiérarchie sociale très rigide qui divisait. Pour la première fois, je jouais avec le fils du médecin. Puis mon père, qui n’avait jamais rien eu dans la vie, eut le privilège d’être le chantre de la Torah. Ma mère le regardait avec des yeux rêveurs et s’émouvait en l’écoutant.

Un autre fait extraordinaire eut également lieu. Un ami de mon père non juif apporta une charrette remplie de nourriture. Ce geste me frappa beaucoup non seulement parce que c’était pour nous une manne tombée du ciel, mais parce qu’elle venait de Gyula, un homme qui, d’une certaine façon, m’était cher. C’était le père d’Endre, un lycéen studieux et cultivé, mon premier et délicat amour, qui aimait les poètes et qui me fit découvrir combien il est enchanteur de se regarder  lorsque l’on s’aime. Grâce à lui, mon père devint une fois de plus protagoniste: pauvre comme il l’était, il pouvait donner à manger aux autres. La générosité de Gyula ne fut pas seulement nourriture, mais lumière.

Voilà, vous venez de prononcer le deuxième mot que vous utilisez souvent, «lumière». D’autant plus belle parce qu’elle resplendit dans les ténèbres profondes et insensées de l’extermination.

Cette précieuse charrette de nourriture fut une lumière, de même que le furent de nombreux autres moments. Une semaine avant la fin du mois de mai, on nous fit monter dans un wagon à bestiaux. Je me souviens du sentiment de honte et d’humiliation face à ce nazi qui nous dit dans notre langue: «bon voyage». Nous n’étions plus hongrois, uniquement juifs et surtout, nous n’aurions plus été pour eux des créatures humaines.

Le train roulait, roulait, et nous ne savions pas où il allait. De ces moments terribles, je me souviens d’une autre lumière, ma mère. Elle me peignait, elle me tressait les cheveux, elle les attachait avec les deux rubans rouges et  tenait ma main serrée dans les siennes. J’ai vécu les jours les plus tendres de ma vie, même si à un certain moment j’ai pensé: si maman est si gentille, c’est fini pour nous. Puis il y a eu les lumières qui ne me semblaient pas être des lumières et que je n’ai reconnues que plus tard.

Voulez-vous nous parler de ces moments?

Arrivés à Auschwitz, dès notre descente du train, les Allemands nous triaient en nous envoyant d’un côté et de l’autre. A ce moment, nous ne savions pas à quoi correspondait cette séparation, mais nous l’avons vite appris: à droite, on était envoyé aux travaux forcés, c’est-à-dire à l’anéantissement par la faim, le froid et la fatigue, et à gauche aux chambres à gaz. On indiqua la droite à Judit, et la gauche à ma mère et moi. Un Allemand nous arrêta en m’ordonnant d’aller à droite. Je me serrai contre ma mère en hurlant «non, non». Ma mère supplia le soldat de me laisser avec elle et lui dit aussi que j’étais sa plus jeune enfant.

Pour toute réponse, le soldat la frappa avec la crosse du fusil en me répétant à droite, à droite. Ma mère me dit simplement «obéis» et je fus obligée d’aller à droite en pleurant désespérément. En m’arrachant à ma mère, cet Allemand me sauva la vie. Il nous conduisirent au baraquement 11, une étiquette en carton autour du cou portant le numéro 11152, qui, à partir de ce moment-là, allait remplacer mon nom. Une fois mes cheveux rasés et mes belles tresses, dont ma mère s’occupait avec tant d’amour,  disparues, on nous fit enfiler une chemise grise et rugueuse et des sabots aux pieds. Je n’arrêtais pas de pleurer en appelant ma mère. Un matin, Alice, une kapo, une juive polonaise qui était surveillante pour les Allemands, me conduisit à l’entrée du baraquement et me dit: «Tu vois cette fumée? De ta mère, ils ont fait du savon». Je ne dis rien à ma sœur, je m’obligeais à ne pas la croire, mais je continuais de pleurer pendant plusieurs jours.

C’est un épisode d’une barbarie inimaginable.

C’était cela, le camp, la cruauté systématique, le mal absolu. Et pourtant, comme je l’ai dit auparavant, il y a eu quelques moments de lumière. À Dachau, où nous travaillions à creuser des tranchées et aux traverses des voies ferrées, un jour, un soldat allemand me jeta sa gamelle pour que je la lave, mais au fond, il m’avait laissé de la confiture.

Quelque temps plus tard, nous avons été sélectionnées, ma sœur et moi, dans un groupe de 15 femmes qui devaient travailler dans les cuisines d’un château non loin de là où logeaient des officiers et leurs familles. S’il n’y avait pas eu les gifles que chaque matin, la SS nous donnait sans aucune raison ou les pendaisons des enfants à l’extérieur du camp auxquelles nous étions obligées d’assister, ce furent les jours les moins misérables de notre vie dans les camps.

Une épluchure, une feuille, un petit morceau de légume, dans une cuisine, il y avait toujours quelque chose à se mettre sous la dent en cachette. Et là, un jour, une autre lumière s’alluma. Le cuisinier auquel je donnais des pommes de terre lavées me demanda mon nom. Je lui répondit «Edith» d’une voix faible et tremblante, et il ajouta: «J’ai une petite fille de ton âge». Puis il sortit un peigne de sa poche et, en regardant ma tête sur laquelle mes cheveux venaient à peine de repousser, il me l’offrit. J’eus la sensation d’avoir devant moi, après tant de temps, un être humain. Je fus émue par ce geste qui était vie, espérance. Il suffit de peu de gestes pour sauver le monde.

Comment survit-on parmi tant d’horreurs?

Je ne saurais pas vous répondre. Mes parents et l’un de mes frères bien-aimés n’ont pas survécu. Je pense que je me suis sauvée uniquement grâce à ma sœur. Elle me serrait dans ses bras, elle me répétait qu’elle ne me quitterait jamais, elle me donnait l’impression que nous retrouverions bientôt nos parents, et puis elle prononçait mon nom. «Ditke, Ditke», c’était le diminutif qu’ils utilisaient dans notre famille. Pour moi, c’était le son de l’amour et de la tendresse.

Et comment recommence-t-on à vivre après tant d’horreur?

Il est difficile d’être un survivant. Quand j’ai appris le suicide de Primo Levi, c’est ce que je pensais dans la douleur insupportable de cette nouvelle. Nous étions amis, «frère et sœur de camp», disions-nous en plaisantant, mais je ne lui ai pas pardonné son geste. Notre vie n’appartient pas seulement à nous, mais aussi à l’histoire. 

On pourrait dire que vous avez presque vécu un paradoxe. L’enfance et l’adolescence détruites par la haine et la persécution, puis une vie très riche d’amour, une relation sentimentale et intellectuelle extraordinaire avec votre époux, Nelo Risi, pendant soixante ans.

Après une longue odyssée, je suis arrivée en Italie, mais mes premières expériences de travail ne furent pas heureuses, comme je le raconte dans le livre que vous venez d’évoquer, Le pain perdu. Un soir, je fus invitée à assister à une rencontre avec un groupe de documentaristes rentrés de Chine. Lors du dîner qui suivit dans un restaurant de la via delle Carrozze, nous étions douze à table, et j’étais assise en face de Nelo. Avant même d’échanger un seul mot avec lui, il entra dans mon âme. Les autres étaient distraits par un poste de télévision placé en hauteur dans un coin de la pièce, qui transmettait la célèbre émission de l’époque, Lascia o Raddoppia avec Mike Bongiorno et nous en avons profité pour parler.

Nelo avait commandé du jambon en entrée et m’en proposa. Je lui dis «non merci», mais il essaya de me convaincre en me disant qu’il était bon, doux. Je lui dis alors «je suis juive», et j’ajoutais également «j’ai été déportée». A ces mots, Nelo eut le souffle coupé, il semblait rétrécir, devenir tout petit, et la tranche de jambon continuait de pendre de la fourchette qui était restée suspendue dans l’air. C’était un homme d’une moralité extraordinaire, d’une honnêteté cristalline: il aimait la liberté, l’engagement civil, détestait l’argent et les compromis, et avait un sens très profond de la liberté et de la justice. Dans le même temps, c’était un poète et il ne saisissait pas le sens pratique de l’existence. Il y a un épisode très éloquent à ce propos. Un jour, dans notre maison, une souris entra dans la salle de bain. Je venais d’un milieu paysan où l’on tuait les souris. Cela ne lui vint pas même à l’esprit: il s’enferma dans la salle de bain en cherchant à convaincre la souris à reprendre sa liberté en sortant par la fenêtre. J’ai aimé Nelo pour ses qualités et ses défauts et j’ai été à ses côtés jusqu’au dernier jour dans cet outrage et cet abîme qu’est la maladie d’Alzheimer.

Que craignez-vous aujourd’hui et qu’est-ce qui vous donne des raisons d’espérer?

Je crains l’intolérance, le manque de dialogue, la méfiance à l’égard de l’autre, je crains ces vents de fascisme qui soufflent toujours plus souvent, et qui s’insinuent dangereusement dans nos vies. Je place mon espérance dans les jeunes générations, dans une conscience humaine et civile toujours plus enracinée et répandue. Je place mon espérance dans ce grand Pape, François. Quand je l’ai rencontré, il m’a dit simplement, «ravi de vous rencontrer», puis il m’a souri et m’a serrée dans ses bras. Il y avait une chaleur humaine si rassurante en lui. J’apprécie sa clarté, la simplicité de celui qui parle pour se faire comprendre, la force de ses convictions, sa compréhension pour les fragilités humaines, son humilité de dire: «Qui suis-je moi pour juger?». Devant le Pape François, je pense «ça c’est un homme» et j’éprouve un sentiment d’espérance.

Journalisme, télévision, cinéma, traductions, vous avez fait tant de choses, mais surtout, vous vous êtes toujours engagée à écrire et à témoigner de la dramatique expérience des camps de concentration.

«Si comprendre est impossible, connaître est nécessaire, parce que ce qui est arrivé peut revenir», ce sont les paroles de Primo Levi que j’ai faites miennes. Je n’ai jamais nourri de haine ni de sentiments de vengeance, plutôt de l’incrédulité et une peine infinie. Le mal ne fait qu’engendrer le mal. Je suis fière d’avoir eu un père victime et j’aurais eu honte du plus profond de mon cœur d’avoir un père bourreau. Se rappeler est une souffrance, mais je ne m’y suis jamais soustraite. Même illuminer ne serait-ce qu’une seule conscience vaut la difficulté et la douleur de maintenir vivant le souvenir de ce qui a été. Pour moi, la mémoire, c’est vivre et l’écriture, c’est respirer.

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