Publié par Jean-Patrick Grumberg le 6 mars 2021

Selon le nouveau livre des journalistes Amie Parnes et Jonathan Allen, « Lucky », Barrack Obama aurait déclaré en octobre 2019 que Pete Buttigieg était trop petit et trop gay pour devenir président. Je n’y crois pas.

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Le nouveau livre « Lucky : How Joe Biden Barely Won the Presidency »*, (Chanceux : comment Joe Biden a à peine gagné la présidence), écrit par Amie Parnes du Hill et Jonathan Allen de NBC, relate comment Obama a aidé Elisabeth Warren lors d’une réunion en octobre 2019 à New York avec un groupe de puissants donateurs noirs du monde des Affaires.

« De nombreux candidats aiment l’idée d’être président », aurait déclaré M. Obama au groupe, selon le livre, mais peu d’entre eux ont réellement un objectif. »

Il a encouragé les donateurs à soutenir Warren si elle est la gagnante des primaires Démocrates, malgré leurs réserves sur sa politique économique socialiste.

« Et alors, si elle augmente un tout petit peu vos impôts ? Comparez ça à ce que nous avons aujourd’hui », aurait-il déclaré, en référence à Trump.

« Tout le monde dans cette salle doit faire un effort », a-t-il ajouté.

Obama aurait insisté que ses remarques n’étaient « pas une approbation », mais « c’était un sermon à 90 % pro-Warren », aurait déclaré un des donateurs mentionnés dans le livre sans que son nom soit révélé.

Obama aurait également fait des remarques sur Pete Buttigieg.

Extrait du livre (1) :

« Obama s’est arrêté un moment, se recueillant avant de choquer le public avec le message qu’il voulait délivrer. Après près de onze mois de campagne, la course semblait s’être stabilisée avec quatre candidats réellement en compétition : Joe, Bernie, Elizabeth et Pete. Chacun d’entre eux avait un avantage, aucun n’était rédhibitoire.

… /…

Puis il a énuméré une liste de raisons pour lesquelles Buttigieg ne pouvait pas gagner :

– « Il a trente-huit ans », a dit Obama, faisant une pause pour l’effet dramatique, « mais il a l’air d’en avoir trente ».

– Il a de « grandes oreilles » et « un drôle de nom ».

– « Il est le maire d’une petite ville », a poursuivi l’ancien président.

– « Il est gay », a dit Obama, « et il est petit ». Encore des rires.

Obama a continué, reconnaissant qu’il connaissait Kamala Harris sans d’autres commentaires.

Mais en concluant, il avait laissé quelqu’un de côté. « Vous avez oublié Biden », a dit une personne, lui rappelant son double mandat de vice-président.

Obama semblait inquiet, selon une source dans la salle. « Son soutien à Biden était au mieux tiède », a déclaré cette personne. A ce moment-là, ce qu’il disait sur Biden n’avait pas d’importance. Son silence parlait pour lui. »

Ca ne tient pas la route

  • Il se serait passé 6 mois entre les déclarations controversées d’Obama et ces révélations ? Sans aucune fuite ? Washington sans traitrise, sans trahison et sans divulgation à la presse n’est pas Washington. Je n’y crois pas.
  • Les journalistes ne citent aucune de leur source. Pourquoi ? Qu’y a-t-il de gênant à citer les noms des sources afin d’attester de l’authenticité des propos prêtés à Obama ? Le principal visé par ces révélations choquantes et clairement homophobes est Barack Obama. Ceux qui prendront les balles, si des règlements de compte éclatent à OK Washington se produisent, sont les journalistes auteurs du livre. Les témoins ne risquent rien. Ca ne tient donc pas, et je doute de la réalité des propos rapportés. Je pense qu’ils ont été inventés pour faire le buzz et faire envoler le livre à la première place des Best Sellers.

Conclusion

Pourquoi je vous parle de cette histoire ? Pour vous montrer que même lorsqu’il s’agit des leurs, les journalistes n’ont plus aucune éthique, plus aucune rigueur professionnelle, plus aucune attaches avec la réalité. Alors, imaginez les mensonges ignobles, les calomnies et les fausses nouvelles qu’ils peuvent inventer contre leurs opposants…

Barack Obama, j’ai détesté sa politique du premier au dernier jour. Il a été un très mauvais président, mais il y en a eu d’autres avant lui. Ce que j’ai détesté, c’est qu’il a cherché à rabaisser l’Amérique à un rôle secondaire et la placer sous la dominance de l’ONU. Et il est extrêmement corrompu.

Mais Obama est un homme intelligent, et il est le roi du marécage le plus puant, Chicago puis Washington, depuis trop longtemps pour ne pas en connaître toutes les ficelles. Il n’aurait jamais déclaré que le maire Pete est trop homosexuel, même dans une réunion privée.

Buttigieg est un politicien médiocre qui n’a pas été fichu de gérer sa petite ville correctement. Les Démocrates, la réalité, ils s’en moquent, ça ne compte presque pas dans leur mode de pensée. Intellectuellement en revanche, Buttigieg est un homme solide et intéressant qui articule ses idées – auxquelles je n’adhère absolument pas – avec talent.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://thehill.com/homenews/campaign/540711-lucky-excerpt-obama-went-to-bat-for-warren?rl=1

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