Publié par Dreuz Info le 22 mars 2021

L’immense sourire de Dieu qui les mena jusqu’à la lumière d’Israël !

Il n’y a pas si longtemps encore, il y a peut-être quatre, voire cinq générations, les Juifs, aussi bien que les chrétiens d’ailleurs, évoluaient, pour la plupart et chaque jour passant, sur une large voie.

C’était pour eux une donnée innée, bien plus qu’un instinct, parce qu’elle s’inscrivait tout naturellement dans les esprits, et même mieux et surtout, dans les âmes. Et gare à ceux qui s’aventuraient sur les petites routes transversales, ces routes qui étaient en fait interdites. Ceux-là étaient assurés de vivre les pires moments de leur existence et il leur était difficile de revenir sur la grande voie tant le fardeau de leur (s) péché (s) était lourd à porter. Il leur arrivait même, par une sorte de force d’attraction maléfique, d’entraîner dans leur débauche, des hommes et des femmes qui, sur la grande voie, avaient pourtant eu le regard rivé sur l’horizon qui leur indiquait une immense lumière ! Mais souvent Dieu, indulgent, leur offrait Son pardon et, par Son immense sourire qu’il distillait en eux, Il les ramenait bien vite sur cette grande voie … dont finalement, Il est l’auteur.

Il y a là toute la toile de fond où les acteurs du roman de Thérèse Zrihen-Dvir vont se produire. Tout se passe principalement au Maroc et plus particulièrement dans le Mellah de Marrakech. Le mellah est aux Juifs séfarades un peu ce qu’était le shtelt pour les Juifs ashkénazes, un parc, une réserve, un coin à part pour « le peuple part », ces Intouchables d’Europe en quelque sorte avec lesquels on ne se mélange pas. L’héroïne, Miriam, est une petite orpheline qui, à la mort de ses parents, de pauvres gens qui se démenaient pour faire vivre la famille dans une pièce servant à la fois d’habitation et de boutique, finit avec son frère jumeau chez des cousins eux-mêmes dans la pauvreté et qui, à la demande du rabbin, finissent à contrecoeur à accepter les deux pauvres petits êtres. Mais Miriam a un handicap : celui de devenir très vite petite femme et petite femme d’une très grande beauté ; mais petite femme naïve également comme c’est souvent le cas pour les filles à l’adolescence. Elle finira alors par tomber dans le piège de Paul, un beau garçon aux yeux bleus, fils de riches commerçants, mais surtout, jeune homme sans scrupules, qui, pour qu’elle réponde à ses avances, lui apprend à lire et à écrire. Et bien sûr, Paul l’entraîne sur une route transversale où il l’engrosse. Le mot est horrible et traduit bien le malheur qu’il enferme, ce malheur qui attend désormais la pauvrette.

A la synagogue, devant l’assemblée et devant le rabbin, Paul, jure sur les rouleaux de la Torah qu’il n’est pas le père de l’enfant. Il est soutenu par ses parents qui sont, on dirait aujourd’hui des Juifs « déjudaïsés » qui ne tiennent pas à ce qu’une souillon du petit peuple du mellah, devienne l’épouse de leur fils qui selon eux bien sûr, mérite bien plus que cela. Mais Dieu là-haut, Lui qui est en fait le Créateur de cette petite merveille de probité, de cette magnifique petite Miriam qui ne s’épargne pas au travail, sait parfaitement ce qui arrive toujours et inéluctablement, irrémédiablement à ces petites femmes qui se sont, ne serait-ce qu’un tout petit moment, égarées et ont bien trop vite été punies par le sort qui est le jeu de l’Adversaire : la rue, c’est à dire la prosptitution ! Alors soudain, de l’assistance de la synagogue, surgit une voix ferme et qui s’exprime sans détour. C’est celle de Mardoché qui s’engage à prendre Miriam pour épouse. Le mariage est immédiatement célébré.

Miriam mettra au monde un garçon, Salomon qui ressemblera à s’y méprendre à son père biologique, Paul donc. Mais Mardoché le considérera et l’aimera comme son fils. Il offrira un peu de temps à Miriam avant de lui prouver l’amour inviolable qu’il va bientôt témoigner à Miriam qui le lui rendra sans faille jusqu’à la fin de sa vie, lui offrant des enfants comme la très belle et très mure Mercédès. Mardoché ne roule pas sur l’or mais lui et Miriam travaillent dur pour nourrir la famille. Le temps passera ainsi, tout le monde restant soudé et s’acheminant sur la large voie, celle que Thérèse Zrihen-Dvir nomme en fait la « justice divine ». Mais comme dans Job 2:2, voilà que l’Adversaire est de retour dans le mellah : « Le Seigneur dit à l’Adversaire : « D’où est-ce que tu viens ? » « De parcourir la terre, répondit-il, et d’y rôder ». Et c’est en la personne de Paul parti faire des études en France, qui revient à Marrakech et qui cherche à reconquérir Miriam, que l’Adversaire va venir rôder tentant ainsi de corrompre Miriam comme il avait tenté de corrompre Job. Mais Dieu qui cette fois ne badine pas et qui refuse de pactiser avec l’Adversaire, s’y opposera et avec la plus grande rigueur car Paul mourra décapité par un camion !

La mort de leur fils unique plongera Rémi et Colette ses parents dans une douleur indicible et les entraînera dans un immense examen de conscience qui petit à petit, va les guider vers la large voie de Dieu, la « justice divine » de l’auteure bien sûr. Les deux familles finiront par se rapprocher. A l’interrogation de ses parents qui douteront alors de son amour pour eux, Salomon finira par aller vivre chez Rémi et Colette qu’il a pris en pitié, jouant un certain temps, subjugué par les biens matériels que lui offrent ses grands-parents, un peu les nouveaux riches. Mais il prendra bien soin, et notamment, par l’intermédiaire de sa demi-soeur Mercédès, de préciser qu’il n’en est rien. Du côté de Miriam et Mardoché qui a monté un magasin d’importation de meubles européens, la situation n’est pas brillante, la communauté du mellah accomplissant en effet son aliya depuis l’existence d’Israël. Ils partiront quelques temps au Canada pour se refaire. Salomon lui restera près de Colette à Marseille pour l’assister après la mort de Rémi car la vieille femme perdra la tête. Elle sera même convaincue que Salomon est son Paul.

Mais Dieu se fait quelquefois grand Justicier pour ceux qui toute leur vie sont restés avec fidélité sur la large voie. Et c’est ainsi que Rémi durant son vivant cherchant à se faire pardonner pour avoir rejeté Miriam lorsqu’elle attendait un enfant de son fils, finira, par l’entremise de Salomon, aidé en cela par l’intelligente et très diplomate Mercédès, à léguer toute sa fortune à Mardoché. Et du Canada, la famille partira vers la grande lumière d’Israël. Puis Mardoché et Miriam rendront l’âme. Ils reposent aujourd’hui au cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem. Et sur cette vieille terre de l’Eternel, s’agitent désormais leurs nombreux petits-enfants.

Il faut lire cette magnifique saga juive. Elle vous revigore, vous repose l’âme pour un temps. Et ce n’est pas rien ! Car dans le monde d’aujourd’hui où tout part dans tous les sens, vers tant et trop de petites routes transversales, où tout vire à la pourriture et à la débauche, aux excès de matérialisme jusqu’à la psychose, on a la forte nostalgie de la large voie, de ce fondement des valeurs qui donnaient un sens à la vie et offraient à ses enfants la force de la poursuivre. On voudrait tant et tant que la « justice divine » … revienne parmi nous et ne nous quitte plus !

Philippe Arnon

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