Publié par Magali Marc le 26 mars 2021

Les politiciens républicains qui vont se présenter pour être réélus – ou qui se présentent à de nouvelles fonctions – devraient subir les conséquences politiques de leurs promesses non tenues. Le Parti Républicain a besoin d’authentiques populistes qui tiendront leurs promesses faites aux électeurs conservateurs, n’hésiteront pas à renoncer à l’approbation des leaders actuels du GOP et refuseront les invitations dans les cocktails de Georgetown.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Nathanael Blake, paru sur le site de The Federalist, le 24 mars.

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On Recherche : Des Républicains prêts à trahir la classe dirigeante

La contre-révolution est prête. Elle attend ceux qui accepteront de trahir la classe dirigeante pour la mettre en oeuvre.

Un récent sondage a révélé que les électeurs inscrits sont en faveur de « l’interdiction aux athlètes transgenres de concourir dans les équipes sportives féminines ».

Il s’agit d’un fort soutien: 53% en faveur contre 32 % opposés. C’est un sujet gagnant pour les conservateurs. Pourtant, l’impopularité de l’agenda transgenre est occultée par le radicalisme des leaders de gauche dans le milieu de l’éducation, dans les médias traditionnels, dans l’industrie du divertissement, dans les milieux d’affaires et dans les médias sociaux, qui eux se disent « tout à fait d’accord » avec l’idéologie transgenre.

Il n’est pas étonnant qu’ils usent de leur influence pour interdire des livres et faire taire les dissidents – c’est la seule façon qu’ils ont de dominer le discours public de l’idéologie transgenre qui s’inscrit dans le cadre d’une guerre des classes, dans laquelle la classe supérieure et ses acolytes imposent une révolution culturelle à une population réticente.

Malheureusement, trop de Républicains rejoignent les Démocrates dans cette lutte politique et juridique contre le peuple.

L’exemple récent le plus marquant est la décision Bostock de la Cour suprême, dans laquelle les juges John Roberts et Neil Gorsuch ont inventé des droits spéciaux pour les minorités sexuelles. Comme on pouvait s’y attendre, les tribunaux inférieurs ont rapidement étendu la décision Bostock selon laquelle la signification statutaire du « sexe » dans le titre VII englobe l’orientation sexuelle et l’identité de genre, la faisant passer du contexte du droit du travail aux toilettes des écoles, aux équipes sportives féminines et à tout ce qu’ils peuvent trouver.

Une partie importante du mouvement conservateur n’a jamais eu envie de mener ce combat, et était donc heureuse d’accepter le raisonnement bâclé du Juge Gorsuch comme une excuse pour passer à autre chose et se concentrer sur ce qui compte vraiment pour eux : les réductions des impôts et la vitalité continue de la Déférence Chevron (une décision juridique qui concerne le droit administratif) une question importante, certes, mais pas la raison pour laquelle les électeurs se soucient des juges.

Les mandarins conservateurs des tribunaux ne sont pas les seuls à être prêts à trahir les principes qu’ils professent.

Ainsi, après avoir promis de protéger les sports féminins des intrus masculins, la gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, a capitulé devant la NCAA et la Chambre de commerce, opposant son veto au projet de loi « Save Women’s Sports », tout en jouant un son petit jeu politique dans le but de distraire les crédules. Cette trahison devrait mettre fin à ses ambitions nationales, mais elle est loin d’être le premier dirigeant républicain à trahir ses électeurs – en particulier les conservateurs – sous la pression des lobbyistes.

Cependant, la pression exercée par les grandes entreprises et les médias de masse n’est qu’une partie de l’histoire. Une autre raison pour laquelle les dirigeants républicains bien établis continuent de trahir les électeurs est que leur appartenance à la classe dirigeante est plus importante pour eux que leurs promesses de campagne.

Même lorsque les Républicains ne font pas partie a priori des classes professionnelles et supérieures, elles deviennent toujours leur lieu de fréquentation principal, avec les consultants de campagne qui détestent leurs électeurs, et les gros donateurs qui pensent que le GOP leur appartient parce qu’ils ont payé pour ça.

Les gens ont besoin de l’approbation de la classe sociale dont ils veulent faire partie. Ainsi, bien que les « cocktails de Georgetown» dont les populistes aiment se plaindre ne peuvent pas être pris trop au sérieux – ces soirées ne sont plus ce qu’elles étaient – ils jouent quand même un certain rôle.

De nombreux leaders conservateurs, à forte visibilité, sont obsédés par le fait de conserver la bonne opinion de la classe dirigeante décadente. Peu de gens sont prêts à défier les grandes entreprises, les médias sociaux et les médias traditionnels. Ils sont encore moins prêts à devenir des traîtres à leur classe en le faisant.

Néanmoins, des récompenses attendent les politiciens républicains prêts à faire le grand saut.

Les politiciens républicains qui défendent leurs électeurs gagneront la loyauté de ceux qui en ont assez d’être trahis.

En outre, il existe des possibilités de fracturer la coalition des Démocrates.
Comme le montrent les sondages concernant la protection de l’athlétisme féminin, de nombreux électeurs – y compris ceux issus des minorités – sont dégoûtés par le radicalisme culturel des gauchistes de la classe supérieure (essentiellement blanche) qui dominent le Parti Démocrate.

Le fossé culturel ne peut que s’agrandir, car l’hypothèse calomnieuse d’hier devient la réalité reconnue d’aujourd’hui, comme en témoigne le cas d’un «trio gay» qui a commandé un bébé et se bat pour obtenir un certificat de naissance mentionnant trois pères, mais pas de mère.

Les dirigeants républicains devraient se rendre compte que la lutte contre le transgenrisme n’est pas près de s’arrêter, en partie parce que l’idéologie trans crée d’authentiques victimes.

Le fait que les femmes soient obligées d’affirmer que « les femmes trans sont bien des femmes » ou se taire, continuera d’être un sujet d’irritation.

Les pervers continueront de profiter des nouvelles règles pour victimiser les femmes (le fait de placer des prédateurs sexuels masculins dans des prisons pour femmes est l’un des exemples les plus flagrants).

Les récits déchirants de jeunes femmes poussées au transgenrisme, pour ensuite le regretter, vont se multiplier. Et les Américains n’apprécieront pas qu’on leur dise de répéter des mensonges.

Pour gagner, les conservateurs auront besoin de plus que le simple soutien populaire, qu’ils ont déjà. Ils ont également besoin de leaders prêts à utiliser ce soutien pour obtenir des résultats et punir les traîtres.

C’est pourquoi, ils doivent devenir des « traîtres à leur classe ».

Dénoncer les élites a été le passe-temps des populistes républicains et démocrates, bien qu’avec un accent quelque peu différent. De nos jours, la classe sociale en Amérique est compliquée ; elle n’est pas réductible à l’argent, à l’éducation ou à la race, bien que tous ces éléments puissent en faire partie. La classe est aussi une question de culture, d’accès et d’influence, et comme toujours, il y a des degrés (personne ne garde son statut de classe aussi jalousement que ceux qui sont sur le point de le perdre) et des parasites.

Néanmoins, lorsqu’une cause populaire est étouffée par tous les grands (entreprises, médias, médias sociaux et industrie du divertissement), il est approprié de parler d’une classe dirigeante qui impose son programme impopulaire au peuple.

Pour gagner ce combat, il faut des gens qui comprennent nos ennemis, qui connaissent leurs points faibles, et qui peuvent déployer leur puissance contre eux. Nous avons besoin de personnes qui mettront leur diplôme de Harvard ou de Yale dans un cadre bon marché au sous-sol et seront prêts ensuite à répudier leurs anciens camarades de classe.

Nous devons également apprendre à utiliser l’outil politique essentiel qu’est la vengeance. Laisser passer la trahison sans conséquences ne fait qu’en encourager la répétition.

Bien que certaines personnalités, comme les juges de la Cour suprême, n’aient pas de comptes à rendre de cette manière, les politiciens comme Mme Noem se présentent pour être réélus – ou se présentent à de nouvelles fonctions plus élevées – et devraient subir les conséquences politiques de leur trahison. Les partenaires de la coalition tels que la Chambre de commerce, qui a ouvertement saboté des initiatives conservatrices populaires, devraient voir leurs priorités sabordées.

Si l’aile oligarchique du GOP est déterminée à mettre un homme dans le vestiaire de chaque fille, pourquoi devrions-nous les aider à atteindre leurs objectifs ?

Jusqu’à ce que la Chambre de commerce change d’avis, tout ce que nous leur devons, à eux et à leurs larbins, c’est un châtiment.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source :

https://thefederalist.com/2021/03/24/wanted-republicans-willing-to-betray-the-ruling-class/

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