Publié par Guy Millière le 31 mars 2021

J’ai quitté la France depuis cinq ans, et je n’y suis revenu que rarement, pour voir des amis et donner des conférences, trois fois en tout. J’ai assisté de l’extérieur du pays à l’élimination de François Fillon, puis à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron.

J’ai écrit à l’époque qu’il avait été vendu à la population française comme le paquet d’une lessive censée laver plus blanc, et j’ai ajouté qu’il n’y avait à l’intérieur du paquet qu’un produit frelaté. Il n’a, hélas, pas fallu longtemps pour que les faits me donnent raison.

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Les faits, en réalité, m’avaient donné raison bien avant l’élection : tout, chez Macron, sentait le mépris des pauvres, une cynique détestation de la France et un appétit effréné du pouvoir. L’ensemble était accompagné d’une dimension mégalomaniaque qui l’a conduit à se comparer à Jupiter et à organiser la cérémonie du Louvre, le 7 mai 2017. J’avais, avant l’élection, cité le psychiatre italien qui avait décrit Macron comme un psychopathe et j’avais dit que le diagnostic me semblait pertinent (c’est toujours ce que je pense). J’avais ajouté que si les valeurs éthiques existaient encore en France, la rencontre entre Emmanuel et Brigitte aurait conduit Brigitte en prison, et lui aurait valu une ineffaçable réprobation.

Les faits, oui, m’ont donné raison.

Après l’élection, Macron a continué à montrer son mépris des pauvres, sa détestation de la France et son appétit effréné du pouvoir, jusqu’au moment où il a pris les décisions de trop, et provoqué le soulèvement des gilets jaunes : et je n’ai pas eu à revenir en France pour discerner que le désespoir et la colère de millions de gens étaient fondés, et légitimes. Je n’ai pas eu à revenir en France pour comprendre que le soulèvement n’était qu’un cri, sans but précis, et pour comprendre aussi que Macron ignorerait les gilets jaunes, userait de répression et d’arrogance, jusqu’à obtenir la résignation. C’est ce qui s’est passé. Se sont ajoutés au fil du temps l’intrusion dans le mouvement d’éléments gauchistes, l’utilisation du mouvement par des groupes anarchistes violents, des destructions et des incendies, des brutalités policières indignes d’un pays démocratique.

Le mouvement des gilets jaunes n’a commencé à s’éteindre que lorsqu’un vaste mouvement de grève a pris le relais et paralysé le pays, et Macron a géré la grève comme il avait géré le mouvement des gilets jaunes, en attendant que les grévistes se résignent.  

Ce qui a suivi immédiatement a été la pandémie, deux mois de confinement strict, le passage de la France à un fonctionnement de régime autoritaire, avec laissez passer, contrôles policiers, transformation des logements en prisons. Des accalmies ont eu lieu, mais le fonctionnement de régime autoritaire est toujours en place.

Je regarde cela de l’extérieur, et je ne puis que penser que les années Macron jusqu’à présent ont été abominables, et que le mot abominable est même trop faible pour les qualifier.

Macron n’a pas changé en quatre ans. Le mépris des pauvres est toujours là, la détestation de la France et l’appétit effréné du pouvoir aussi. Le diagnostic du psychiatre italien me semble toujours pertinent. 

Les décisions prises par Macron et son entourage pendant la pandémie ont été à mes yeux, criminelles. Interdire la vente d’hydroxychloroquine, laisser la population avec du paracétamol, l’intubation à l’hôpital en cas d’aggravation, le recours au Rivotril pour l’euthanasie, les maisons de retraite transformées en mouroirs, autant de décisions abjectes guidées par le cynisme, l’incompétence et la corruption.

Les dégâts économiques et humains sont immenses, et je crains, le cœur serré, que la France, qui est toujours mon pays, ne s’en relève pas.

Je le crains d’autant plus que d’autres dimensions s’ajoutent : l’islamisation du pays se poursuit, et ce qui a coûté la vie à Samuel Paty peut se reproduire. Le témoignage de Didier Lemaire est éloquent. Et tandis que des organisations islamistes continuent à appeler à la conquête sur le sol français, c’est une association qui combat pacifiquement l’invasion du pays qui se trouve frappe d’interdiction.

Je ne peux, en ce contexte, que dire ma révolte et mon dégout face à la possibilité très concrète qu’Emmanuel Macron soit reconduit dans ses fonctions pour cinq années de plus.  

Des articles paraissent en France qui disent, avec effroi, que Marine Le Pen pourrait gagner et que ce serait abominable.

Je ne pense pas que Marine Le Pen puisse gagner. Je pense que ce que la gauche appelle front républicain, et que j’appelle, moi, une imposture, va fonctionner encore.

Mais ce que je regarde avec effroi et ce qui me semble abominable, c’est la perspective d’une réélection d’Emmanuel Macron.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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