Publié par Sidney Touati le 4 mars 2021

Il y a longtemps que Guy Milliere nous fait entendre sur les USA, une autre musique que celle des grands médias.

Il prend acte d’un fait singulier : l’action, la politique conduite sous la présidence Trump, ne suscite pas une opposition, normale dans toutes les démocraties, mais de la haine. La haine et son corollaire le désir de violence destructrice véhiculé par l’extrême gauche, sont devenus le fait saillant de la vie politique américaine. C’est comme une fièvre que rien n’apaise :

« La haine envers D. Trump ne cesse pas ».

Autre fait nouveau : le parti démocrate s’adosse à cette violence permanente.

Guy Milliere fait un inventaire exhaustif des éléments qui opposent les deux camps. Ceux qui soutiennent Trump sont attachés aux valeurs issues de la Bible; ils aiment l’Amérique, respectent son drapeau et l’ensemble des symboles et des rîtes autour desquels l’Amérique s’est construite. L’autre camp a tendance à prendre ses distances avec le credo de l’Amérique traditionnelle. Il se veut révolutionnaire, égalitariste, inclusif, socialisant. Il a pour objectif de transformer de fond en comble les USA au nom du « progressisme »

L’auteur montre comment les idées de la nouvelle gauche, née sur le drame de la guerre du Vietnam, sont devenues hégémoniques dans les universités et conséquemment dans de très larges secteurs de la société.

Il convient de préciser ici que les progressistes d’aujourd’hui n’ont plus rien de commun avec ceux d’hier qui étaient initialement rattachés au mouvement des Lumières lesquels croyaient au progrès moral de l’humanité par la diffusion des savoirs et des connaissances. La création de l’encyclopédie au XVIIIeme est l’expression de cette foi dans l’instruction et la culture pour tous.

Guy Millere montre comment le « progressisme » a muté. Comment le parti démocrate s’est enfermé dans une logique de de déculturation massive et conséquemment, de violence.

Au nom de la lutte contre les discriminations et le racisme, les démocrates engagent la société dans un processus d’indifférenciation. Ils effacent les différences, et donc contribuent à détruire la culture qui repose à l’inverse, sur la distinction, l’élévation.

Des groupes très bien organisés -entre autres, les Antifa et Black Lives Matter…- occupent bruyamment et en permanence le devant de la scène médiatique. On détruit des statuts, symboles de l’histoire. Le parti démocrate tétanisé, laisse faire et ne condamne pas ces actes de barbarie.

On monte en épingle un fait divers regrettable -la mort d’un jeune « noir » lors d’un contrôle de police. On encourage non la protestation, la contestation, mais l’émeute et le pillage. Certains vont même jusqu’à réclamer la diminution des pouvoirs, voire la suppression de la police.

Les démocrates mus par l’unique objectif de reprendre le pouvoir et de l’exercer en éliminant toute opposition, accusent inlassablement Trump d’être le responsable de ces désordres.

Dernier épisode dramatique qui illustre cette dérive sectaire : l’épidémie de grippe Covid-19. Là encore les démocrates américains n’ont qu’un seul objectif, rendre Trump responsable des conséquences de ce fléau. Quelle différence de comportement avec les démocraties européennes où tous les partis ont fait une sorte d’Union Sacrée pour lutter contre la maladie.

L’exceptionnel bilan de la présidence Trump, aussi bien au plan national qu’international, rappelé dans un discours historique, est occulté par la campagne de haine. Très lucidement Guy Millere constate: « la pandémie est venue fracasser tout ce que contenait ce discours »

Les démocrates ont exploité, cultivé sans vergogne, la peur. Ils ont clairement désigné le président Trump comme bouc émissaire. Ils ont utilisé des procédés identiques à ceux qui pendant la peste au Moyen-âge, accusaient les Juifs d’empoisonner l’eau des puits et des rivières. Ils fonctionnent dans une logique de chasse aux sorcières.

Les démocrates fondent leur politique sur des mythes, tel celui du réchauffement climatique imputable à l’activité humaine, ou la théorie dite du genre qui postule une absence de différence entre les êtres humains, y compris la différence sexuelle, ou les bienfaits de l’interventionnisme étatique à outrance.

La croyance en cette nouvelle mythologie de gauche génère une forme de fanatisme. Elle induit des comportements irrationnels. On rejette les traitements préconisés par le professeur Raoul parce qu’il serait climato-sceptique !

Guy Milliere procède également à une analyse de fond sur le trumpisme qui permet de le situer historiquement et de prendre conscience de sa contribution au redressement de l’Amérique.

Il rappelle que l’ensemble des faits imputables à l’action de Trump, repose sur une doctrine cohérente et une vision globale du rôle des Etats-Unis dans le monde.

Trump n’est pas « l’illuminé » que les médias présentent.

Guy Milliere montre comment la radicalisation extrême des démocrates plonge les Etats-Unis dans une crise politique profonde.

Guy Milliere ne prédit pas l’avenir. Mais il explique que la défaite de Trump aux élections, n’augurerait rien de bon. Les événements qui se sont produits depuis la publication de son livre, confirment ses craintes.

Ce petit livre écrit d’une plume alerte et incisive, nous aide à réfléchir à la question éponyme : « Après Trump ? »* Joe Biden, simple parenthèse dramatique dans le style Carter ou Obama, ou chant du cygne d’une démocratie au bord de l’abîme ?

La menace doit être prise au sérieux. Le régime démocratique né il y a deux siècles à peine, risque de disparaître. L’Union européenne a pris ses distances avec l’Oncle Sam. Sans armée, sans identité, prisonnière d’une technocratie sans âme, l’Europe compose et in fine se soumet aux exigences des puissances émergentes. Etant du côté de la nouvelle gauche américaine, elle contribue à accroître les tensions qui menacent de faire sombrer les USA dans le déclin dont la dictature chinoise serait la grande bénéficiaire.

Pour conclure je dirais que le livre de Guy Milliere « Apres Trump » fournit des éléments de réflexion à tous ceux qu’interpelle la question « Où va l’Amérique » ?

C’est l’un de ses meilleurs ouvrages.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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