Publié par Gaia - Dreuz le 2 mars 2021

Source : Francebleu

Le préfet de police de Paris est visé par une enquête pour « faux témoignage ». Il est soupçonné de ne pas avoir dit la vérité lorsqu’il avait indiqué, devant des parlementaires, ne pas avoir « trouvé les organisateurs » de manifestations de policiers non autorisées en juin.

Didier Lallement a-t-il menti devant des parlementaires ? Le parquet de Nanterre annonce que le préfet de Police de Paris est visé par une enquête pour « faux témoignage ».

Cela fait suite à des signalements du député de La France insoumise Ugo Bernalicis auprès procureur de la République de Paris. En septembre 2020, le président de la commission d’enquête sur l’indépendance de la justice, avait accusé sept hauts responsables de « faux témoignages » et « parjures » lors de leurs auditions devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les obstacles à l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il avait alors saisi le procureur de la République de Paris pour une série de déclarations, selon lui « mensongères », sous serment.

Ugo Bernalicis affirme que le préfet de police de Paris Didier Lallement a menti en affirmant ne pas avoir « trouvé les organisateurs » de manifestations de policiers non autorisées en juin.

De hauts magistrats également visés

Le président de la Cour d’appel de Paris Jean-Michel Hayat, la procureure générale de Paris Catherine Champrenault, le procureur de Paris Rémy Heitz et l’ancienne procureure du Parquet national financier (PNF) Eliane Houlette sont également visés par une enquête. 

Alors que Rémy Heitz assure n’avoir « signé aucun document donnant des instructions à (ses) collègues » concernant l’interpellation de « gilets jaunes », Ugo Bernalicis adresse une note à la justice qui contredit selon lui les affirmations du procureur. 

Concernant Catherine Champrenault, la procureure générale de Paris, et Eliane Houlette, l’ancienne procureure du Parquet national financier, le député du Nord Ugo Bernalicis met en avant des « déclarations discordantes » sur des interventions dans le cadre de l’affaire Fillon. Toujours à propos du dossier Fillon, le président de la Cour d’appel de Paris et ancien président du tribunal de Paris Jean-Michel Hayat est lui soupçonné de « parjure » sur les raisons de la désignation du juge Tournaire.

Le faux témoignage est passible de cinq ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

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