Publié par Gertrude Lamy le 10 avril 2021
Frère Matthieu en 2012, portrait d’Olivier Long

Source : Didierlong

Ce post célèbre le souvenir de frère Mattieu Collin, de mémoire bénie, moine du monastère de la Pierre-qui-Vire décédé à 83 ans des suites d’une embolie pulmonaire, dans la nuit de ce « vendredi saint » pour les chrétiens, le 2 avril 2021, à l’hôpital d’Avallon.

Matthieu a été mon maître des études et un ami intime jusqu’à sa mort. Il était un passionné d’Israël et du judaïsme. C’est grâce à ses recherches et à ses notes que j’ai écrit  Jésus le rabbin qui aimait les femmes , « Jésus de Nazareth juif de Galilée , L’invention du christianisme Jésus l’homme qui aimait les femmes, une vision juive de Jésus qui était la sienne comme authentique chrétien. Spécialiste des psaumes, cinq livres considérés comme le résumé de la Torah par la Tradition juive, il me transmettra cette passion.

L’enseignement de Nostra Aetate et l’amitié avec Pierre Leenhardt

Jacques Collin de son nom civil, est né à Valence le 26 février 1938.

Entré à 20 ans au monastère de la Pierre-qui-Vire (Moran) il y revint deux ans plus tard après un bref séjour chez les Carmes pour raisons de santé.

Matthieu étudie à l’Ecole Biblique de Jérusalem entre 1972-1974 ; c’est là qu’il rencontre Pierre Lenhardt, frère de Sion qui deviendra disciple d’Ephraim Urbach à l’Université hébraïque de Jérusalem et Master Degree in Talmud de l’Université Hébraïque.

Matthieu et Pierre (zal) avaient pris au sérieux l’encyclique Nostra Aetate du Concile Vatican II qui disait  :

« Du fait d’un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le saint Concile veut encourager et recommander la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel. »

« Les études ? quelles études ? » disait-il. « L’enseignement d’Israël n’est pas universitaire c’est la tradition orale vivante hier et aujourd’hui des Sages d’Israël. Comment étudier si on ne se met pas à l’école des rabbins d’aujourd’hui ? »; et c’est ce qu’il firent.

Ephraïm Urbach sera leur maître.

En Israël, amené à faire des fouilles à propos d’une obscure déesse du panthéon babylonien il tombe amoureux d’une jeune juive. Son père refuse le mariage avec un goy. Matthieu est ramené au monastère par le scapulaire par le père Denis (Huerre, président de la congrégation de Subiaco et mon père spirituel par la suite). Il me racontait l’épisode en rigolant.

Car en réalité Frère Matthieu était un pionnier mais pas seul. C’est le père Abbé de l’époque Denis Huerre, devenu ensuite Abbé général mondial de la congrégation bénédictine de Subiaco qui suite à Nostra Aetate (il qui fut mon père spirituel) avait envoyé Frère Matthias apprendre l’hébreu vivant en Oulpan à Jérusalem et frère Matthieu y faire des études bibliques.

Depuis, Pierre Leenhardt (frère Sion) qui vivait à Jérusalem et frère Mathieu, devenus amis, lisaient l’évangile en rétroversion hébraïque à partir du Talmud.

Pierre venait nous faire des cessions de plusieurs jours sur la troisième sonnerie du chofar à Roch AhChana dans la Tradition d’Israël en se lamentant au café « de la catastrophe des mariages mixtes qui allaient faire disparaitre le peuple juif ».

Accomplir la Torah

Matthieu considérait que Jésus était un rabbin pharisien de stricte observance venu rassembler uniquement Israël et qu’on ne pouvait comprendre les disputes avec les pharisiens (les Sages du Talmud Hakhamim) que comme une dispute de famille à l’intérieur des croyances partagées par les pharisiens. L’annonce par « la Loi, les Prophètes et les Psaumes » de la résurrection de Jésus dans le récit des pèlerins d’Emmaus (Luc 24) n’était que la réaffirmation du TaNaKh pharisien (acrostiche de Torah, Neviim, Ketouvim).

Quand Jésus dit dans le Sermon sur la montagne : « N’allez pas croire que je sois venu abroger la Loi et les Prophètes (Torah , Neviim : le TaNakh) ; je ne suis pas venu abroger mais accomplir » (Mt 5,17), il rappelle que la Torah et son observance gardent toute leur valeur (Torah vemistvot).

Comment le sait-on ? Car le verbe accomplir est un mot technique de l’exégèse pharisienne.

On retrouve ce mot dans le martyre de Rabbi Akiba alors que les romains l’écorchent vif avec des peignes de fer :

« Quand on fit sortir Rabbi Akiva pour le mettre à mort, c’était l’heure de lire le Chema. On lui déchirait la chair avec des peignes de fer et lui, il recevait le joug du Royaume des Cieux. Ses disciples lui dirent : ‘Ô notre Maître ! Jusqu’à ce point !’ Il leur dit : ‘Tous les jours de ma vie j’ai été préoccupé par ce verset : ‘de toute mon âme’ qui signifie ‘même s’il te prend ton âme’. Je me disais : ‘quand parviendrai-je à l’accomplir (’aqayyemennu) ? Et maintenant que cela m’est donné, je ne l’accomplirais pas !’ Il prolongea le mot ‘Un’ (e’had) jusqu’à ce qu’il rendit l’âme. Une voix céleste se fit entendre et dit : ‘Heureux es-tu Akiva, dont l’âme est sortie en disant : Un’ »

TB. Berakhot 61b

Akiva est un fils de converti, un berger inculte, qui, à quarante ans, ne pouvait distinguer le aleph du beth et qui deviendra… un des plus grand maîtres de la Torah et l’un des dix grand martyrs de la tradition juive. Celle-ci l’absoudra assez vite de ses errances messianiques.

On ne comprenait rien à cet accomplissement, prononcé par Jésus sur la croix en l’an 33 : « Tout est accompli », et aussi par Rabbi Akiba lors de son martyr en l’an 135 sans la tradition pharisienne[1].

Paul, autre rabbin pharisien, utilise ce langage de l’accomplissement vers 55 : « Maudit soit quiconque ne persévère pas dans l’accomplissement de tout ce qui est écrit dans le livre de la loi » (Épître aux Galates 3, 10)

Accomplir le midrach des Sages

‘Accomplir’, selon la tradition pharisienne, c’est d’abord découvrir par le ‘midrash’ des Sages l’interprétation autorisée des Ecritures. Le ‘midrash’, selon la racine du mot hébreu, c’est la ‘recherche’, d’abord celle de D.ieu , donc aussi celle du sens de sa Parole pour la mettre en pratique par amour.

Voilà comment il expliquait cela.

« Deux textes tirés du commentaire le plus ancien du Lévitique vont nous permettre de mieux comprendre cela :

‘Si vous marchez selon mes prescriptions…’ (Lv 26,3). Est-il possible qu’il s’agisse des commandements ? Quand l’Ecriture dit [aussitôt après] : ‘… si vous gardez mes commandements et les mettez en pratique…’ (Lv 26,3). Voici que les commandements sont mentionnés. Eh bien, comment pourrai-je accomplir (mequayyem) ‘si vous marchez selon mes prescriptions’ ? En étant appliqués à la Torah »

Sifra sur Lv 26,3. Ed. Weiss 110c

« ‘Mais si vous ne m’écoutez pas…’ (Lv 26,14). [Ceci veut dire : si vous n’écoutez pas] le midrash des Sages. Ou bien est-il possible qu’il s’agisse de ce qui est écrit dans la Torah ? Quand l’Ecriture dit [aussitôt après] : ‘et si vous ne mettez pas en pratique tous ces commandements’ (Lv 26,14). Voici que ce qui est écrit dans la Torah est mentionné. Eh bien, comment pourrai-je accomplir (meqayyem) ‘mais si vous ne m’écoutez pas’ ? En comprenant que cela veut dire : si vous n’écoutez pas le midrash des Sages. »

Sifra sur Lv 26,14. Ed. Weiss 111b

C’est donc l’exégèse qui dans un premier niveau est accomplissement. Il s’agit par le midrash et la tradition orale de dégager une jurisprudence (Hallakah) qui permet d’agir devant Dieu. Ce qui nous permet d’arriver au second sens de l’accomplissement.

Rabbi Akiva en donnant sa vie à Dieu dans le martyr, « accomplit » l’écriture conformément à l’exégèse qu’il en avait lui-même donné et qui est devenue grâce à lui l’exégèse commune, le ‘midrash des Sages’.

Matthieu Collin commente :

« Le texte parle de lui-même ; la ‘réception du joug du Royaume’ c’est la récitation de la première partie du Chema dont R. Aquiba ne se dispense donc pas au cœur même de ses souffrances dramatiques. Ce qui est essentiel ici, c’est la référence que Rabbi Akiva fait à l’interprétation qu’il avait trouvée (le midrash, premier pas de l’accomplissement !) du verset scripturaire et qu’ il peut maintenant enfin mettre en pratique. Ceci nous permet de mieux comprendre comment Jésus a accompli les Ecritures aussi à ce second niveau »

« ‘Accomplir’, c’est enfin réaliser les promesses de la Torah et des Prophètes. La Tradition rabbinique n’envisage ce troisième niveau d’accomplissement que sur la base des deux autres, celui de l’exégèse et celui de l’action : ‘la fin de l’histoire, la venue du Règne de D.ieu, est sans doute l’accomplissement de toutes choses, mais au centre et à la base de toutes ces choses, il y a la Torah étudiée et agie par Israël.’ Et il citait le Traité du Talmud Makot 24, a-b qui met encore en scène Rabbi Akiva et montre comment cet accomplissement des promesses de Dieu a déjà commencé dans l’histoire du salut, ouvrant à l’espérance du plein accomplissement (Geoula). »

Et Mathieu ajoute : « Le second passage nous permet de mieux comprendre cela : ici le résultat est donné d’emblée avant même la démonstration dialectique. ‘Ecouter D.ieu, c’est écouter le midrash des Sages’. L’enseignement autorisé des Maîtres, leur interprétation de l’Ecriture est donc Parole de Dieu à l’égal du texte biblique ; et c’est l’Ecriture elle-même qui enseigne cela. La cohérence de la Torah consiste à enseigner elle-même qu’elle ne peut être reçue comme Parole de Dieu que dans la Tradition contrôlée et autorisée que transmettent les Sages. »

« La Tradition juive  a compris, dans ce contexte, qu’avant d’agir, de ‘garder les commandements’, il faut étudier ; la pratique sans l’étude préalable n’est pas sûre. Rabbi Akiva l’a dit en conclusion d’un débat avec ses collègues : « c’est l’étude qui est la plus grande, car elle mène à la pratique ». La réponse donnée ici manifeste très clairement que l’Ecriture ne peut être ‘accomplie’ si elle n’est pas , étudiée, comprise et interprétée dans la Tradition. »

Il ajoutait que le récit des pèlerins d’Emmaüs enchainant les péricopes bibliques sur la route alors que leur cœur brulait « notre cœur n’était-il pas tout brulant » -Luc 24…. était une pratique rabbinique classique, la ‘hariza (enfiler des perles) passant d’une péricope à l’autre de l’écriture qu’on retrouve dans le Talmud de Jérusalem (Haguiga Yeroushalmi 2,1) à propos de la circoncision de Elisha Ben Abouya, le maître de Rabbi Méir. Son père avait invité des Sages, Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua qui faisaient des ‘hariza : ils « enfilaient des perles » de l’Ecriture en privé et que à ce moment la maison s’est mise à bruler comme un feu du Sinaï. Abouya père, impressionné, décida alors de consacrer son fils à la Torah. Avant qu’il ne tourne mal, devienne hérétique et soit appelé A’her (l’autre). Ce A’her qui emmenait à la choul des livre des minim (de « genre » = hérétiques) en chantant des chansons grecques puis montait à cheval à Chabbat suivi de Rabbi Meïr qui continuait à venir écouter son enseignement bien qu’il fut exclus de la synagogue, cet ‘autre’ hérétique qui avait probablement tourné judéo-chrétien, dont on avait masqué le nom et souligné l »étrangeté’ dans le Talmud tout en ne pouvant se passer de son enseignement, fascinait frère Matthieu.

Frère Matthieu disait que Paul passait dans les synagogues de l’Empire en faisant des Peti’hot (ouvertures) qui ne sont que les introductions des deracha rabbiniques …

Voilà ce qu’enseignait frère Matthieu. Un évangile et un Jésus Cacher en quelque sorte.

La question du Messie

Les machiah (messies, « christ » en grec, l’oint, le gominé) prétendant à la royauté spiritualo-politique étaient nombreux à l’époque du Temple. Ils étaient considérés par l’occupant comme des séditieux voulant émanciper Israël de la tutelle politique et militaire romaine… ce qui était bien leur projet… ; et qui pour les romains qui étaient des animaux politiques était un vrai problème de realpolitik.

C’est donc un anachronisme de projeter les conception contemporaine sur le messianisme de l’époque qui n’a rien de divin disait frère Mathieu. D’ailleurs Rabbi Akiba qui a cru que Shimon Ben Kosiba, relu Bar Kokhba (fils de l’étoile) par Rabbi Akiba et ses partisans, ce à quoi ses amis répondaient « Akiva, l’herbe poussera entre tes dents que le messie n’arrive » (Talmud de Jérusalem, Taanit, 68d) était moqué par ses amis mais ne fut jamais exclus du judaïsme.

C’était donc une erreur de projeter des querelles christologiques en monde grec bien postérieures aux définitions des conciles œcuméniques du 4eme siècle sur le judéo christianisme des premiers siècles araméen et hébraïsant, une minorité de juif messianisants qui respectaient la Loi, célébraient le Chabbat et montaient comme Paul de Tarse pour les sacrifices au Temple en faisant circoncire ses disciples hébreux ne posaient aucun problème réel face à un occupant romain sanguinaire pour les juifs ; un adversaire qui rasera 25% de la population de la Judée de la carte en l’an 70.

Pour frère Matthieu les évangiles étaient seulement un midrach et l’essentiel était la Torah. Il enseignait nos frères africains venus du Congo, du Zaïre, du Togo ou du Rawanda en leur disant que la base était « l’Ancien Testament », bref la Torah, qu’ils devaient traduire dans leur culture en lingala ou monokoutouba et que les évangiles n’étaient qu’une traduction grecque première mais provisoire.

Le Mensch

Frère Matthieu était la liberté incarnée : Bibliothécaire, imprimeur, éditeur, professeur, capable de manier le marteau et le Talmud. Il se moquait des bigots, des pseudos intellos, et des gens un peu trop surs de leur petite personne spirituelle avec un humour caustique et un sourire narquois qui lui constituait des ennemis solides et intransigeants.

Il a accompagné des milliers de foyers dans les bons et les mauvais jours. Je lui ai envoyé récemment un de mes amis qui avait trompé sa femme pendant 3 ans et le couple allait mal. Il lui a dit :

« Bon OK, vous l’avez trompée, c’est pas bien, elle souffre et vous culpabilisez, c’est normal, mais on va partir de là pour comprendre ce que vous avez cherché. Sachez que le désir n’est jamais mauvais dans son fond, vous avez cherché l’amour »

Le couple s’en est sorti.

J’ai un jour amené un groupe de dirigeants chrétiens au monastère. Il a commencé en leur disant. « Vous savez, comme le dit la Kabbale, les réalités profondes de nos vies sont des réalités paradoxales, le bien et le mal, la vie et la mort, la volonté de bien et de détruire se rejoignent en nous » et il a commencé à leur lire La Nuit, d’Elie Wiesel. Ils hallucinaient.

Matthieu était hanté par la judaïsme et peut être par cette jeune femme qu’il avait aimé.

Il était un solitaire intransigeant sur la recherche de la vérité, mais frère Jean-Louis qui a fait son doctorat sur Rabban Maur, frère Patrick qui est devenu un grand professeur de Liturgie ou frère Luc devenu abbé, Mathias mon prof d’hébreu et ami… mes condisciples d’alors, lui doivent une grande partie de ce qu’ils sont et je salue ici avec affection ces chercheurs de D. qui trottent dans ma Amida et se lèvent la nuit en disant en français trois fois : « Adonai Sefata Titfata, Oufi Yagid Théilateka »… et répètent les psaumes nuit et jour Comme un murmure de Cithare selon le titre d’un des livres du frère Matthieu.

Frère Matthieu était soucieux du devenir de l’Eglise catholique qu’il considérait dans un temps de médiocrité morale et intellectuelle. Le dernier livre qu’il m’ait conseillé de lire était celui d’un dissident, ex-jésuite devenu un dissident de la psychanalyse, François Roustang qui résumait sa pensée. En 1966, son article « Le troisième homme », qui lui vaudra une sorte d’excommunication silencieuse, Roustang prophétisait le désintérêt irrémédiable dont la religion catholique allait être frappée. (voir ici); C’est ce que pensait frère Matthieu comme une sorte de prophète du christianisme. Il appelait à la réforme de l’Eglise, à une vision internationale tournée vers l’Afrique et l’Inde, à l’amitié avec Israël et le peuple juif car :

 » Je dis donc: Dieu a-t-il rejeté son peuple? Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin » … »tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit: Le libérateur viendra de Sion »… « en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. »

Rom 11, Paul de Tarse

Voilà ce que pensait Matthieu, tout comme le pape François qui a choisi la voix de l’étude, de l’humanité, de l’intelligence et des pauvres. Frère Matthieu était proche des jésuites du Centre Sèvres. J’ai fait mes études à la catho de Paris. Cette génération d’hommes a été une bénédiction pour Israël. Mais arriveront-ils à faire appliquer Vatican 2 et changer le logiciel romain multimillénaire de l’Eglise ? Frère Matthieu l’espérait. Mais seront-ils seulement entendus ?

J’ai aimé Matthieu comme un maître (des études) ; comme un père, un frère et un ami, je lui dois beaucoup de ce que j’ai appris du judaïsme et de la vie tout court. C’est lui qui m’a conseillé d’aller prier à la synagogue en 2010 et vouait une affection chaleureuse à mon ami le Grand Rabbin Haïm Harboun.

Fidèle à son enseignement j’ai retrouvé mes racines juives et j’ai sauté le pas. D. connait les siens et nous n’avons de comptes à rendre qu’à Lui.

Sois béni mon frère Matthieu (zal). Que l’Eternel t’accueille parmi les Justes. Moi Meïr, je suis ton disciple et ta mémoire vivante ne mourra pas.

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[1] Voir : P. LENHARDT, « Voies de la continuité juive. Aspects de la relation maître-disciple d’après la littérature rabbinique ancienne », dans R.S.R.., 66, 1978.

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