Publié par Gertrude Lamy le 15 avril 2021

Source : Lesobservateurs

La tête couverte d’un foulard de soie, la femme de 40 ans voudrait témoigner, mais n’y parvient pas. Elle pleure en silence mais ne peut prononcer un mot. Elle est accusée d’avoir tué son fils de quatre ans en le jetant dans la rivière du haut d’un pont.

Elle est accusée de meurtre (Totschlag), « mais cela ne fait pas d’elle une meurtrière ». Elle risque entre 5 ans de prison et la perpétuité.

L’enfant avait déjà été hospitalisé en novembre dernier pour de graves brûlures. Il avait dû être opéré trois fois. La mère, de nationalité turque, a dit l’avoir brûlé accidentellement avec de l’eau chaude en le lavant. Le personnel soignant n’avait pas été convaincu et voulait confier l’enfant le Service de protection de la jeunesse. La mère l’avait alors retiré de l’hôpital. Elle craignait qu’on ne la prive de son autorité parentale. Pour elle, cela aurait signifié que l’enfant n’aurait pas été élevé comme musulman mais comme chrétien. C’est pourquoi elle l’a tué. Elle a tenté ensuite de se suicider.

Au tribunal, on a voulu l’interroger par l’intermédiaire d’un interprète, mais elle a été incapable de parler. Le président a interrompu l’audience en lui disant: « Tout le monde ici voit que c’est une situation très stressante pour vous. » Son avocate a été chargée de recueillir son témoignage par écrit pour la prochaine audience.

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