Publié par Jean-Patrick Grumberg le 17 avril 2021

Après la décapitation de l’enseignant français Samuel Paty par un islamiste, une enquête montre que la moitié des enseignants français pratique l’autocensure en matière de religion islamique par souci d’auto-préservation. C’est ce que rapporte la VRT belge (1).

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La peur de dire quelque chose de mal domine. Elle n’a fait qu’augmenter parmi les enseignants en France depuis la décapitation de leur collègue. Plus de débats sur les questions religieuses, pas d’explication des conflits au Moyen-Orient ni de commentaire sur les sujets basiques comme l’égalité entre les sexes. Autocensure donc, pas moins d’un enseignant français sur deux avouant préférer se taire, mais il est probable que la réalité soit bien plus noire que ça encore.

Avec la mort de Samuel Paty, de plus en plus de Français semblent avoir compris la leçon, ils ressentent une sérieuse pression, et font attention à ce qu’ils disent sur l’islam. C’est logique, personne ne veut être le prochain décapité pour une caricature de Mahomet. Une enquête récente (1) montre que pas moins de 50 % des enseignants français sont de cet avis.

Le principe français de laïcité, c’est-à-dire la séparation entre l’Église et l’État, a disparu. La tolérance envers les personnes ayant une vision différente du monde et le fait de pouvoir croire ce que l’on veut en privé, sans l’imposer aux autres, ne vont plus de soi, en France.

D’après le reportage de Steven Decraene de VRT, qui a parlé aux élèves et aux enseignants, il apparaît que même si les enseignants considèrent que le concept de séparation entre l’Eglise et l’Etat n’est plus correctement expliqué, il est revanche bien compris par les élèves, qui voient cela comme une interdiction de leur foi.

Là où les autorités disent : « Vous ne pouvez pas porter vos symboles religieux à l’école », les jeunes musulmans français entendent cela comme une censure pure et simple de leurs croyances religieuses.

Cela remet les choses à leur place réelle dans le système scolaire français, et surtout, cela donne une idée de l’avenir que les Français qui votent depuis 40 ans pour des présidents immigrationnistes se sont offerts.

  • Un professeur reconnaît que l’enseignement de l’égalité des sexes est déjà évité, parce que les garçons sont contre et que les enseignants ne veulent pas d’histoire.
  • Un autre s’est déjà entendu dire que ses élèves musulmans ne joueraient pas ce jour-là en raison du Ramadan.
  • Le potentiel de conflit en classe est omniprésent lorsqu’il s’agit d’Israël et des territoires palestiniens.

La minorité islamique en France semble être de plus en plus capable (et désireuse) d’imposer sa volonté, tandis que la majorité française n’a pas encore été capable de donner une réponse correcte. Les Français étaient les premiers à voter contre le voile en public, mais le voile n’est que l’aspect le plus superficiel d’un sujet profond, lequel n’a jamais été examiné, est interdit de débat public, pourchassé judiciairement pour faire taire les plus braves, et semble prendre de cours tous les leaders politiques, y compris le RN qui envoie régulièrement des messages contradictoires sur l’islam.

Conclusion

Les écoles sont des lieux primordiaux où les jeunes acquièrent des idées en dehors de leur milieu, et réfléchissent à l’apprentissage critique. En tant que créatures pensantes, nous devons continuer à tout remettre en question, y compris ce qui semble évident et ce qui est érigé en dogme. L’islam interdit toute remise en question, toute discussion du dogme, le mot islam voulant dire soumission.

L’islam rejette l’autonomie de l’être humain et la diversité, cela représente un choc culturel qu’il n’est pas permis de discuter. Pendant que des Français se grattent la tête en se demandant quoi faire, observant impuissants l’indifférence de leurs concitoyens, la religion mahométane façonne les cerveaux des jeunes, musulmans et non-musulmans.

Avec le président français Macron, ses successeurs et ses prédécesseurs, tous occupés à s’attaquer aux éléments les plus radicalement opposés à l’immigration d’Afrique et le grand remplacement culturel par l’islam, il semble que la tension ne fera qu’augmenter dans les années à venir, au fur et à mesure que la liberté d’expression sera verrouillée.

J’en viens à me demander si cela dérange beaucoup les hauts fonctionnaires européens. Après tout, montrent-ils des signes qu’ils cherchent à satisfaire les désirs des citoyens, les aider à vivre plus heureux ?

Ce problème de l’enseignement français a été souligné dès 2005. Rien n’a été fait. Les choses ne se sont pas améliorées ces 16 dernières années. Rien ne semble indiquer que quelque chose sera fait.

La double question : est-ce que les aiguilles de l’horloge peuvent encore être inversées, et dans la négative, que peuvent faire les Français qui ne mettent pas la tête dans le sable pour ne pas regarder leur avenir ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2021/04/12/scheiding-tussen-kerk-en-staat-onder-druk-helft-franse-leraren/

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