Publié par Magali Marc le 30 avril 2021

La police fédérale a perquisitionné mercredi l’appartement new-yorkais de Rudy Giuliani. Pour ceux qui l’ignorent Rudy Giuliani a été maire de la ville de New York de 1994 à 2001. Prônant la tolérance zéro, il est parvenu à réduire de façon significative la criminalité et la délinquance, qui minaient la ville. Lors des attentats du 11 septembre 2001, M. Giuliani s’est conduit de façon héroïque et il est devenu une figure emblématique aux États-Unis. Puis, il a resurgi à l’avant-scène en 2018, devenant l’avocat du Président Donald Trump qui contestait les résultats de l’élection présidentielle de 2020. C’est alors que médias de masse ont commencé à s’acharner contre lui.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Doris O’Brien, paru sur le site d’American Thinker, le 29 avril.

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Le domicile de Rudy Giuliani perquisitionné par le FBI

Dans les années 1980, alors que Rudy Giuliani était procureur des États-Unis pour le district sud de New York, ma mère est allée avec un ami l’écouter parler lors d’une réunion locale. Elle est rentrée à la maison très impressionnée. Selon elle, l’orateur n’était pas très beau, mais il irait loin.

Comme toujours, maman avait raison.

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Après s’être présenté sans succès à la mairie de New York en 1989, M. Giuliani a été finalement élu à ce poste en 1994, puis réélu en 1998. À la fin de son second mandat, il s’est trouvé fortuitement au bon endroit à un moment terriblement défavorable, et a pu aider et soutenir les habitants de sa ville, stupéfaits et déconcertés, après les attentats du 11 septembre 2001.

Il n’y avait pas d’homme plus courageux dans la Grosse Pomme (NdT: le surnom affectueux de la ville de New York) à cette époque. Tout comme il avait «affronté» la mafia new-yorkaise et gagné, le maire a relevé le défi de l’horrible attaque du World Trade Center.

Au péril de sa vie, M. Giuliani s’est rendu à Ground Zero (NdT: les débris en fumée du World Trade Center) et a héroïquement conduit les New-Yorkais en détresse en lieu sûr à travers les décombres.

Pour certains, il était l’équivalent de Moïse au XXe siècle.

Le magazine Time l’a désigné comme la personne de l’année 2001.(Bon, d’accord, ils avaient donné la même distinction à l’ayatollah Khomeini vingt-deux ans plus tôt !).

Ce qu’il faut retenir, c’est que, pendant un certain temps, Rudy Giuliani n’a pas été seulement le grand patron de la Grosse Pomme, il était LE maire de l’Amérique.

Ce n’est pas seulement pour ses actes héroïques du 11 septembre qu’il a mérité ces louanges. Durant ses deux mandats, il a nettoyé la ville de New York comme elle ne l’avait jamais été auparavant et ne l’a jamais été depuis.

Chaque année, lorsque je rendais visite à ma famille à New York, je pouvais constater les changements miraculeux.

Les clochards avaient disparu du quartier des théâtres. Les sans-abri ont été relocalisés dans des installations en amont du fleuve Hudson. Des policiers grands et costauds patrouillaient dans tous les métros du vaste réseau souterrain de New York. Toute personne comparant la ville d’alors et d’aujourd’hui donnerait de bonnes notes à Son Honneur.

Mais dans les années qui ont suivi, c’est devenu un sport politique de se retourner contre lui.

Démocrate à l’origine, il est devenu au fil des ans un Républicain très apprécié. Il a même été candidat à la présidence. Mais aujourd’hui, du seul fait de son affiliation avec Donald J. Trump, il est considéré par les Démocrates comme un «traître» à la nation.

C’est une accusation grave, mais les « mots ont un sens » pour les Démocrates uniquement lorsque cela sert leurs objectifs.

Afin de souligner le danger que l’Administration Biden associe à ce septuagénaire, cette semaine, son appartement de New York a été pénétré de force par des agents du FBI, qui ont saisi tous les appareils électroniques sur lesquels ils ont pu mettre la main. Cette manœuvre inattendue a été entreprise en dépit du fait qu’elle est intervenue tandis que son avocat était en train de discuter les termes d’une éventuelle coopération de son client avec les autorités fédérales concernant les accusations portées contre lui.

Comme on pouvait s’y attendre, ces conversations avaient trait aux préoccupations de l’Administration Trump concernant les pressions exercées par Joe Biden sur le gouvernement ukrainien pour qu’il rejette toute enquête sur la corruption de la société Burisma, qui avait généreusement rémunéré son fils Hunter, pour ses «services» au sein de son conseil d’administration.

Peu importe que Joe Biden se soit lui-même rendu coupable de quid pro quo, ayant déclaré ouvertement qu’il refuserait de verser de l’argent au gouvernement ukrainien s’il ne mettait pas fin à l’enquête sur Burisma.

Ainsi, bien que des plaintes contre Rudy Giuliani et sa compagnie aient été déposées par des Démocrates il y a de nombreux mois, il a fallu l’arrivée au pouvoir du président Biden pour que Rudy soit humilié par une « invasion de domicile» de la part du FBI rappelant celle, pénible, lancée contre un autre ancien associé de Trump, Roger Stone. Lors de ce raid matinal, à l’époque couvert par CNN, Roger Stone et sa frêle épouse ont craint pour leur sécurité.

Il semblerait que le Federal Bureau of Investigation ne soit capable de s’en prendre – ou ne soit désireux de s’en prendre – qu’aux hommes âgés conservateurs.

Ils n’ont pas pris la peine de percer les murs de l’enceinte tentaculaire des Clinton à Chappaqua pour trouver des preuves incriminantes dans l’affaire du faux dossier de Christopher Steele, financé par le DNC à même les fonds de campagne d’Hillary.

Ils n’ont pas non plus pris la peine de faire irruption dans la résidence à la mode de Hunter Biden à Los Angeles, pour fouiller dans ses divers ordinateurs portables afin de trouver des preuves des pots-de-vin qu’il a reçu de la part de la femme d’un maire de Moscou et d’un établissement de crédit en Chine.

Si les Démocrates ne peuvent pas analyser un problème selon des critères racistes, ils le traitent par un problème politique.

L’objectif principal de la majorité démocrate, même la plus mince, est d’écarter, de déconcerter et de détruire l’opposition.

C’est ainsi qu’un serviteur crédible du peuple comme Rudy Giuliani voit son appartement envahi (à 6h du matin) par une nuée d’agents du gouvernement.

Avant même cette récente épreuve pour la famille Giuliani, il était régulièrement l’objet de mépris de la part de publications de gauche, qui minimisaient ses succès en tant que maire de New York et suggéraient qu’il était devenu un cinglé aux yeux exorbités.

Ce sont les mêmes journalistes – si l’on peut les appeler ainsi – qui s’offusquent de toute référence aux défaillances cognitives de Joe Biden – ou à ses yeux plissés et son regard vide.

Le soudain changement d’attitude à l’égard des politiciens républicains est en phase avec la campagne actuelle de «Cancel Culture» (culture de l’annulation). Autrefois vénéré comme une figure emblématique américaine, un homme qui se situe à droite de l’échiquier politique peut être tout aussi rapidement attaqué – comme ce fut le cas avec le reportage inexact de l’émission 60 Minutes concernant le gouverneur de Floride Ron DeSantis – ou même décrit comme un traître de l’Amérique.

Ce scénario effrayant est néanmoins stratégiquement préféré par la gauche, dont l’intention est de reconstruire – ou plus exactement, de déstructurer – l’Amérique à son image.

Des excuses pour manquements à la vérité sont rarement présentées.

Pour accomplir cette forme de tyrannie, il est nécessaire de confondre et d’humilier les Américains. Mettre à sac l’appartement de M. Giuliani et salir la réputation de son occupant n’est pas du tout différent de démolir la statue d’un leader confédéré.

Aux yeux d’un Parti Démocrate avide de pouvoir, tout réarrangement des vérités historiques est permis tant que cela fait avancer ses objectifs politiques.

Il y a un mouvement en cours pour définancer ou redéfinir la police aux États-Unis. Mais rassurez-vous : les agents du FBI qui s’introduisent dans les maisons des partisans de Trump ne seront pas considérés comme étant non essentiels ou menaçants. En fait, ils semblent être devenus le bras armé, complice du parti au pouvoir.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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