Publié par Manuel Gomez le 12 avril 2021

Décidément après plus d’un demi-siècle, vous n’avez toujours rien compris et, j’en suis persuadé, vous ne comprendrez jamais rien « La France est un ennemi traditionnel et éternel »

C’est l’un de vos ministres qui vient d’asséner cette absurdité et c’est, hélas, ce que l’on a enseigné à une majorité d’Algériens, depuis l’indépendance.

Non, l’ennemi traditionnel et éternel de l’Algérie, c’est l’Algérien lui-même !

Il y a eu une guerre de conquête, une guerre barbare, cruelle, meurtrière, comme le sont toutes les guerres depuis que les hommes se tuent.

L’armée de la France, commandée par le maréchal Bugeaud, a été impitoyable « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, fumez-les à outrance comme des renards » et ils vous ont « enfumés » dans vos grottes imprenables. Des milliers de morts de votre côté.

Mais également des milliers de morts du nôtre, par Abd-el-Kader, près de Sidi-Brahim par exemple les têtes coupées, détachées des troncs et emportées, les poignets, les oreilles, le nez, arrachés et les nuques tailladées.

Après la défaite de 1870, 250 tribus bédouines se soulèvent, des centaines de familles de différentes nationalités, des civils, femmes, enfants, massacrés près d’Alger ou dans la région de Palestro. Le 21 avril 1871, des indigènes hystériques découpent les corps « hachés en morceaux ». Le curé de l’église éventré et le sexe dans la bouche, la tête du maire jetée dans une fosse d’aisances.

Et ne parlons pas des juifs, vos « dhimmis », que vous aviez le droit de voler, de violer leurs femmes et leurs filles, de les empaler, quand ils n’obéissaient pas.

Oui, toutes les guerres sont cruelles, souvenez-vous du Viet Nam et des bombes au napalm,

D’Hiroshima et de Nagasaki, des nazis et de l’holocauste, des soviétiques en Pologne et en Prusse et celles récentes, entre musulmans, en Syrie, Irak, au Liban, en Lybie et actuellement et depuis des années au Yémen.

Mais après la guerre s’est installée, pour nous, la paix, la colonisation, la construction.

Mais pas pour vous !

Permettez-moi de vous faire souvenir certaines déclarations vous concernant

  • Lamartine s’exprimait, le 29 avril 1834, devant l’Assemblée nationale. Il avertissait : « Remettre les rivages et les villes d’Afrique à des princes arabes, ce serait confier la civilisation à la barbarie, la mer à la garde des pirates et nos colons à la protection et à l’humanité de leurs bourreaux ? La France répondant par la colonisation à un devoir moral d’arracher le Maghreb aux ténèbres. »
  • En 1841, Victor Hugo s’enthousiasmait : « C’est la civilisation qui marche sur la barbarie. C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit. Nous sommes les Grecs du monde ; c’est à nous d’illuminer le monde. »
  • En 1847, Alexis de Tocqueville, dans un rapport sur l’Algérie, notait « La société musulmane “n’est pas incivilisée, elle a seulement une civilisation arriérée et imparfaite”.
  • Du 17 au 19 septembre 1860, lors de son premier voyage en Algérie. L’empereur Napoléon III préconisait l’éducation des uns et la sécurité des autres : “Notre premier devoir est de nous occuper de trois millions d’Arabes que le sort des armes a fait passer sous notre domination. Élever les Arabes à la dignité d’hommes libres, répandre sur eux les bienfaits de l’instruction, améliorer leur existence en faisant sortir de cette terre tous les trésors que la Providence y a enfouis et qu’un mauvais gouvernement laisserait stériles, telle est notre mission, nous n’y faillirons pas. Quant à ces hardis colons qui sont venus implanter en Algérie le drapeau de la France et avec lui tous les arts d’un peuple civilisé, ai-je besoin de dire que la protection de la métropole ne leur manquera jamais ?”
  • Ernest Renan lors une conférence, en mars 1883, à la Sorbonne, sur le thème “l’islamisme et la science” : “Toute personne un peu instruite des choses de notre temps voit clairement l’infériorité actuelle des pays musulmans, la décadence des États gouvernés par l’islam, la nullité intellectuelle des races qui tiennent uniquement de cette religion leur culture et leur éducation. Tous ceux qui ont été en Orient ou en Afrique sont frappés de ce qu’a de fatalement borné l’esprit d’un vrai croyant, de cette espèce de cercle de fer qui entoure la tête, et le rend absolument fermé à la science, incapable de rien apprendre ni de s’ouvrir à aucune idée nouvelle.”
  • Guy de Maupassant, en 1884 : “Les Arabes passent, toujours errants, sans attaches, sans tendresse pour cette terre que nous possédons, que nous rendons féconde, que nous aimons avec les fibres de notre cœur humain.”
  • Le socialiste Jules Ferry proposait aux colons de participer à “l’émancipation des indigènes qui manquent d’équité de l’esprit et du cœur”. Il estimait que c’était “la mission éducatrice et civilisatrice qui appartenait à la race supérieure”. C’est sur le socle d’une France maternelle et généreuse de ses “héroïques colons”, que s’est appuyée la colonisation en Algérie.
  • En 1930, en commémoration du centenaire du débarquement, sur le monument érigé à Sidi-Ferruch, ces lignes gravées dans le marbre : “Ici le 14 juin 1830 par l’ordre du roi Charles X sous le commandement du général de Bourmont, l’armée française vint arborer ses drapeaux, rendre la liberté aux mers, donner l’Algérie à la France. Cent ans après la République française ayant donné à ce pays la prospérité, la civilisation, avec la justice, l’Algérie reconnaissante adresse à la mère patrie l’hommage impérissable de son attachement.”
  • Le 10 mai de cette même année du centenaire, le président de la République, Gaston Doumergue, déclarait à Alger “la prospérité et la grandeur de l’Algérie unie pour toujours à la mère patrie indivisible et républicaine. Derrière la façade somptueuse qui se mire dans la mer, il n’y a plus ni la misère, ni la terreur, ni la violence, ni la paresse qu’on y trouvait avant nous.”
  • Amédée Froger, maire de Boufarik, dans la plaine de la Mitidja, dévoilant un monument “à la gloire de la colonisation française”, déclarait “Alentour, c’était le marécage avec sa vase épaisse et ses eaux dormantes. C’était la solitude morne et impressionnante, c’était la brousse qui cachait le pillard, c’était la fièvre, c’était la nuit, c’était la mort. Au milieu de ce chaos, les Français vinrent construire. Dès lors, partout, du levant au couchant, du nord au sud, la lutte fut entreprise, âpre et sévère. Pendant des décennies, sans relâche, il fallut assainir, cultiver et bâtir. La mort devant tant d’audace réclamait sans cesse son tribut. Les colons disparaissaient, mais de nouveaux arrivants venaient à chaque moment prendre la pioche de ceux qui tombaient.”
  • Le 28 décembre 1956, c’est Amédée Froger qui tombait, sous les balles d’un tueur du FLN, Ali la Pointe.

En un siècle, le nombre des indigènes s’était multiplié par cinq grâce aux bienfaits de la colonisation.

Cela pour répondre au dictateur turc Erdogan qui a accusé la France de “génocide” en Algérie, mais également à tous les dirigeants de ce pays qui depuis plus d’un demi-siècle n’ont fait que s’enrichir en l’appauvrissant.

Jeunes Algériens, posez-vous cette question, et surtout, posez-là à “vos anciens” : Est-ce que les Algériens fuyaient leur pays, vers la France et l’Espagne, à l’époque “si malheureuse” de la colonisation ?

La colonisation française vous a “offert” un pays dans lequel vous vivez “libres” depuis une soixantaine d’années, si vous n’arrivez pas à le conserver tel qu’il était au moins ne le détruisez pas !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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