Publié par Magali Marc le 9 mai 2021
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En janvier, le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, pensait avec arrogance qu’il pouvait se débarrasser de Donald Trump. Mais début mars un sondage lui a révélé que c’était sa cote de popularité à lui qui s’effondrait. Mitch arrivait dernier derrière ses collègues républicains en termes de popularité, tandis que le Président Trump demeurait le plus populaire parmi les membres du GOP, avec 74 % des Républicains qui déclaraient le considérer «favorablement». Plus intelligent que Liz Cheney, celui qui est maintenant le leader de la minorité républicaine au Sénat a changé son fusil d’épaule. Il a déclaré qu’il appuiera Donald Trump en 2024 et il est bien décidé à faire la vie dure à l’Administration Biden.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Matt Vespa, paru sur le site de Townhall, le 7 mai.

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Le retour du Sinistre Faucheur : Mitch McConnell prépare la mort législative de l’Administration Biden

Bon d’accord, Mitch McConnell a connu des bons et des mauvais jours.

Ce Républicain du Kentucky a joué un rôle déterminant dans la mise en place des principaux éléments du programme du Président Trump. La révision totale du système judiciaire et la confirmation de trois candidats de Donald Trump à la Cour suprême ont été des réalisations primordiales.

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Ses remarques et son comportement pendant le second tour de scrutin en Géorgie et après l’émeute du 6 janvier au Capitole sont une autre histoire. Son opposition aux chèques d’assistance de 2 000 dollars à cause de la pandémie a coûté des votes aux Républicains.

Il est vrai que Donald Trump aurait peut-être pu attaquer davantage les Démocrates pendant le second tour sénatorial en Géorgie, mais les singeries de M. McConnell, faites en coulisses après le 6 janvier étaient d’une grande stupidité.

M. McConnell ne pensait pas que la deuxième tentative de destitution des Démocrates était de nature politique, il voulait que le parti soit débarrassé du trumpisme, et il était pressenti comme étant un vote possible en faveur de l’Impeachment. Il était effectivement furieux contre Donald Trump pour la défaite des deux sénateurs en Géorgie qui lui a fait perdre la majorité au Sénat.

Il y a eu beaucoup de rumeurs. Et puis, finalement M. McConnell a eu une prise de conscience, probablement parce qu’il a réalisé à quel point l’ex-président est populaire auprès de la base républicaine.

Une rédemption est-elle possible pour lui ? Je pense que oui. Contrairement à Liz Cheney, il n’a pas voté en faveur de la destitution du Président Trump.

Il projette de démolir l’agenda législatif de Joe Biden, cherchant à lui infliger une cuisante défaite au Sénat. Il ne s’en cache pas, ce qui est une caractéristique admirable chez Mitch.

Selon le Wall Street Journal :

« Le chef de la minorité sénatoriale, Mitch McConnell, a déclaré que les Républicains sont unis dans le but de stopper le programme du président Biden, mettant un frein aux espoirs déjà minces de coopération bipartisane au Congrès, avant de nouvelles discussions avec la Maison Blanche sur un éventuel accord concernant les infrastructures. « Je me concentre à cent pour cent sur la résistance à cette administration », a déclaré le Républicain du Kentucky lors d’une conférence de presse dans son État natal mercredi, en réponse à des questions sur les luttes intestines entre les Républicains de la Chambre. « Ce que nous avons au Sénat des États-Unis, c’est une unité totale, de Susan Collins à Ted Cruz, pour s’opposer à ce que la nouvelle Administration Biden essaie de faire à ce pays », a-t-il dit, en faisant référence aux sénateurs du Maine et du Texas. Au début de l’année, les Démocrates ont adopté un projet de loi de 1 900 milliards de dollars d’assistance contre la pandémie du coronavirus sans les votes des Républicains et ont proposé plus de 4 000 milliards de dollars de dépenses supplémentaires pour les infrastructures, la lutte contre la pauvreté et l’éducation. Les Républicains ont déclaré qu’ils étaient prêts à entamer des discussions concernant u projet d’infrastructure étroit axé sur les routes et les ponts, et certains législateurs du GOP ont esquissé un cadre d’infrastructure de 568 milliards de dollars. Mais ils ont rejeté les projets de dépenses plus étendus de M. Biden. Les propositions appuyées par M. Biden concernant les lois sur les armes à feu, le droit de vote et le statut d’État de Washington ont également suscité peu d’intérêt chez les membres du GOP. Elles ont été adoptées par la Chambre des Représentants, mais il est peu probable qu’elles progressent au Sénat, où la plupart des lois doivent recueillir 60 voix pour être adoptées. Le vote décisif de la vice-présidente Kamala Harris donne aux Démocrates une courte majorité dans la chambre, qui est partagée à 50-50 entre les deux partis. »

M. Biden a déclaré qu’il ne croit pas au discours de Mitch qui consiste à «tout démolir», mais il y a un revers à la déclaration audacieuse de M. McConnell : l’histoire. En 2010, il a promis de faire d’Obama un président à un seul mandat. Il a échoué. Il faut dire que le Républicain Mitt Romney était un candidat faible.

Nous souhaitons à Mitch le meilleur dans cette entreprise, complétant ainsi le cycle d’apprécier M. McConnell après l’avoir détesté puis de lui faire confiance à nouveau. C’est comme ça depuis la montée du Tea Party.

On n’y peut rien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Townhall

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