Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 mai 2021

La volonté de se faire vacciner contre le COVID-19 s’élève à 71 % chez les adultes sud-africains selon les résultats d’une enquête nationale publiée mercredi (1).

Préambule : J’attends que l’on m’accuse d’être un hystérique pro-vaccin du fait que j’ose publier cette information neutre, non-partisane, factuelle et reposant sur des sources fiables, mais qui a le malheur de ne pas être anti-vaccin. Je présente mes excuses, par avance, à mes détracteurs : ils ont le droit de m’en vouloir de publier toutes les informations pertinentes – y compris celles qu’ils détestent entendre. Je les autorise même à affirmer sans qu’ils aient besoin de présenter la moindre preuve que cette étude est bidonnée, faussée, non-fiable et payée par BigPharma.

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La National Income Dynamics Study-Coronavirus Rapid Mobile Survey (NIDS-CRAM), menée par 30 chercheurs en sciences sociales de cinq universités sud-africaines, a interrogé 5 629 personnes entre le 2 février et le 10 mars de cette année.

  • Les personnes présentant un risque de mortalité élevé étaient moins susceptibles d’hésiter à se faire vacciner.
  • Les jeunes et les personnes n’ayant reçu qu’une éducation primaire étaient plus susceptibles d’hésiter.
  • La race n’est pas un facteur prédictif significatif de l’hésitation à la vaccination.
  • Les effets secondaires, l’efficacité et la confiance dans les vaccins, sont les trois principales raisons invoquées par les hésitants à se faire vacciner.
  • 42 % des personnes interrogées dont la langue maternelle est l’afrikaans hésitent à se faire vacciner, ce qui est beaucoup plus élevé que la moyenne nationale de 29 %, et nettement plus élevé que les locuteurs de sept des onze langues parlées dans le pays.

Le NIDS-CRAM, dirigé par Nic Spaull de l’université de Stellenbosch et Reza Daniels de l’université du Cap, vise à fournir des données périodiques et représentatives au niveau national sur des résultats clés tels que le chômage, le revenu des ménages, la faim des enfants et l’accès aux subventions publiques.

Cinq vagues d’enquêtes étaient prévues de 2020 à 2021, et les résultats de mercredi sont issus de la quatrième.

La variante sud-africaine, « préoccupante au niveau mondial »

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la variante Covid-19 B.1.617 comme préoccupante, mais l’agence maintient que les vaccins disponibles restent efficaces « pour prévenir la maladie et le décès chez les personnes infectées par cette variante ».

  • Le variant B.1.617, détecté pour la première fois en Inde, était auparavant considéré comme un variant inquiétant.
  • De nouvelles données sur la lignée particulière du variant B.1.617.2 ont montré une propagation rapide dans des pays du monde entier, notamment en Afrique du Sud.

Maria van Kerkove, épidémiologiste spécialisée dans les maladies infectieuses et responsable de l’OMS pour le Covid-19, a déclaré aux médias lundi 10 mai que :

« certaines informations disponibles suggèrent une transmissibilité accrue du B.1.617. En tant que telle, nous la classons comme une variante préoccupante au niveau mondial ».

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://cramsurvey.org/wp-content/uploads/2021/05/Report-C1-Wave-4-Panel-User-Manual.pdf

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