Publié par Jean-Patrick Grumberg le 13 mai 2021

Le New York Times rapporte (1) que les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) se sont appuyés sur une étude erronée pour déclarer que le risque de transmission du Covid-19 à l’extérieur était de 10 %.

Préambule : J’attends que l’on m’accuse d’être un hystérique anti-vaccin du fait que j’ose publier cette information neutre, non-partisane, factuelle et reposant sur des sources fiables, mais qui a le malheur de ne pas être pro-vaccin. Je présente mes excuses, par avance, à mes détracteurs : ils ont le droit de m’en vouloir de publier toutes les informations pertinentes – y compris celles qu’ils détestent entendre. Je les autorise même à affirmer sans qu’ils aient besoin de présenter la moindre preuve que cet article est bidonné, faussé, et non-fiable.

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Après avoir utilisé cette « erreur de calcul » pour justifier l’obligation de porter un masque à l’extérieur pour plus de 300 millions d’Américains, le CDC affirme maintenant que le risque est plutôt de 1 %. Il est étonnant qu’un élément aussi important et controversé de la politique de lutte contre le Covid chinois n’ait pas seulement été basé sur une erreur de calcul, mais n’ait jamais été activement remis en question ou réexaminé pour découvrir l’erreur.

Selon le NY Times, le taux de transmission de 10 % était basé « en partie sur une classification erronée » de certaines transmissions à Singapour, dans un environnement où se mêlent intérieur et extérieur.

M. Leonhardt, du NYTimes, écrit :

« il n’y a pas une seule infection documentée par le Covid dans le monde qui soit due à des interactions occasionnelles à l’extérieur, comme passer devant quelqu’un dans la rue ou manger à une table voisine ».

Le risque en plein air a été une source majeure de désaccord, beaucoup contestant les règles de masque obligatoire pour ceux qui marchent, travaillent ou ont des activités à l’extérieur.

Il s’avère que, selon le Times, le taux de transmission de 10 % est basé « en partie sur une classification erronée » de la transmission du virus à Singapour sur divers sites de construction. Ces chantiers, décrits à tort comme étant en plein air, étaient en fait à l’intérieur. Singapour a également classé comme étant à l’extérieur des lieux qui étaient à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, notamment des chantiers de construction.

Suite à ces révélations, la sénatrice Susan Collins s’est émue du drame économique, liberticide et émotionnel qui a été imposé aux Américains sur la base de données fausses. Elle a déclaré à la directrice du CDC, le Dr Rochelle Walensky :

« J’ai toujours considéré le CDC comme l’étalon-or. Ce n’est plus le cas. »

Aucune étude ne montre que le danger est de 10 %

« Les données sur la transmission en extérieur sont limitées », a déclaré un responsable du CDC au Times.

« Les données dont nous disposons confirment l’hypothèse selon laquelle le risque de transmission en plein air est faible. 10 % est une estimation prudente tirée d’une récente revue systématique d’articles évalués par des pairs. Les CDC ne peuvent pas fournir un niveau de risque spécifique pour chaque activité dans chaque communauté et privilégient la protection lorsqu’il s’agit de recommander des mesures pour protéger la santé. Il est important que les personnes et les communautés considèrent leurs propres situations et risques et prennent les mesures appropriées pour protéger leur santé. »

Ce chiffre de référence de 10 % « semble être une énorme exagération », a déclaré le Dr Muge Cevik, virologue à l’Université de St. Andrews. En réalité, la part de la transmission qui s’est produite à l’extérieur semble être inférieure à 1 % et peut-être même à 0,1 %, ont déclaré plusieurs épidémiologistes. Les rares transmissions à l’extérieur qui se sont produites semblent presque toutes avoir eu lieu dans des endroits bondés ou lors de conversations rapprochées.

Un risque réel de 1 % ou moins

  • Des villes comme Chicago ont fermé des parcs entiers, amplifiant ainsi l’isolement et la dépression des citoyens.
  • Diverses villes comme New York ont fermé des terrains de jeux, pourtant en plein air et utilisés par la population la moins exposée au risque de Covid.
  • Des États ont fermé des parcs et des sentiers qui auraient pu être des lieux de détente essentiels pour les gens pendant les périodes d’enfermement.
  • Lorsque Washington, D.C. a rendu le masque obligatoire à l’extérieur en juillet 2020, la ville a souligné que « Tous s’accordent à dire que le port de masques, lorsqu’il est impossible de maintenir une distance sociale, peut réduire considérablement la propagation de la maladie. »

Comment en est-on arrivé à ce désastre ? Ou « le mystère de Singapour »

1 Lorsque les chercheurs ont commencé à recueillir des données sur le Covid dans le monde entier, beaucoup ont choisi de définir les espaces extérieurs de manière très large. Ils considérèrent que presque tous les environnements mêlant extérieur et intérieur étaient des espaces extérieurs.

« Nous avons dû nous mettre d’accord sur une classification pour les sites de construction », explique Quentin Leclerc, un chercheur français et co-auteur de l’un des articles analysant Singapour, « et nous avons finalement opté pour une définition conservatrice de l’extérieur. »

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7327724/?te=1&nl=the-morning&emc=edit_nn_20210511

2 Un article publié dans le Journal of Infection and Public Health, ne comptait que deux milieux comme intérieurs, et tous les autres milieux comme étant à l’extérieur. Ainsi, il a fait le classement suivant :

  • Milieux intérieurs : « les logements collectifs et les installations résidentielles ».
  • Milieux extérieurs : « lieu de travail, soins de santé, éducation, événements sociaux, voyages, restauration, loisirs et achats ».

3 Si vous lisez les recherches universitaires que le CDC a citées pour défendre le chiffre de 10 % de taux de transmission, vous remarquez qu’une très grande partie des cas de transmission à l’extérieur se sont produits dans un seul cadre : les chantiers de construction de Singapour.

  • Dans une étude où 95 des 10 926 cas de transmission dans le monde sont classés comme étant à l’extérieur, ces 95 cas proviennent tous de chantiers de construction de Singapour.
  • Dans une autre étude, 4 des 103 cas classés comme étant à l’extérieur proviennent de chantiers de construction de Singapour.

4 Les données de Singapour proviennent d’une base de données gouvernementale. Cette base de données ne classe pas les cas sur les chantiers de construction comme des cas de transmission à l’extérieur, a déclaré Yap Wei Qiang, porte-parole du ministère de la Santé.

« Nous n’avons pas classé les transmissions en fonction de l’extérieur ou de l’intérieur », a déclaré Yap. « Il peut s’agir d’une transmission sur le lieu de travail, à l’extérieur sur le site, mais également à l’intérieur du site de construction. »

5 En approfondissant son enquête, le NYT a découvert des raisons de penser que de nombreuses infections ont pu se produire à l’intérieur. Comme il fait chaud toute l’année à Singapour, les travailleurs cherchent l’ombre des espaces clos pour tenir leurs réunions et déjeuner ensemble, a expliqué Alex Au, de Transient Workers Count Too. De plus, les électriciens et les plombiers, par exemple, travaillent en contact particulièrement étroit.

Sur certains des sites de construction où le Covid s’est propagé – comme un complexe pour la société financière UBS et un projet de gratte-ciel appelé Project Glory – les coques en béton des bâtiments étaient en grande partie terminées avant le début de la pandémie. Cela n’a pas empêché les chercheurs de classer les deux foyers d’infection comme étant « à l’extérieur ».

Les chercheurs, en voulant éviter les erreurs, ont eu une démarche non-scientifique très connue dans le milieu scientifique : le biais de confirmation, le préjugé qui influe inconsciemment sur le résultat en ce que le chercheur cherche les informations qui vont confirmer son a priori, plutôt que garder l’esprit totalement ouvert à accepter là où les données vont le conduire.

Cette approche, on le voit, a eu un gros inconvénient, c’est qu’il a servi de norme à l’échelle mondiale dans un contexte de panique totale et générale bien compréhensible : aucun dirigeant du monde – à part les voisins de la Chine – n’était préparé pour une telle catastrophe. Cela signifie que les chercheurs ont compté de nombreux cas de transmission à l’intérieur comme étant à l’extérieur, et fait fermer le monde et son économique.

Ils ont constaté qu’une part minuscule de la transmission du coronavirus s’est produite à l’extérieur mais ils l’ont refusé.

  • Une étude irlandaise, qui semble avoir été plus précise quant à la définition de ce qui est à l’extérieur, a estimé la part de la transmission dehors à 0,1 % (2).
  • Une étude portant sur 7 324 cas en Chine a trouvé un seul cas de transmission en plein air, et c’était une conversation de près entre deux personnes (3).

Conclusion

Lorsqu’une telle information totalement contraire à son biais idéologique est publiée par le New-York Times, la plus puissante machine à Fake News, il y a toutes le raisons de la croire. Après tout, c’est la gauche qui clame qu’il faut « suivre la science », et indique maintenant que la science nous a trompés. J’affirme qu’un jour, dans dix ans, dans vingt ans quand les courbes contrediront toutes les projections, il en sera exactement de même pour le réchauffement – et l’information comme quoi la science s’est trompée viendra également du New York Times.

Des centaines de millions d’Américains ont été touchés, confinés, pressurés. L’économie a été dévastée. Face à cela, le CDC, débonnaire, se contente de constater de manière nonchalante que l’article sur lequel il s’est basé était fondamentalement erroné dans ses hypothèses et calculs.

« Le résultat de base était inférieur à 10 %, il a été publié dans le Journal of Infectious Diseases, l’une de nos meilleures revues sur les maladies infectieuses », a déclaré Walensky visiblement indifférent.

« C’est de là que vient notre information, c’est d’une étude publiée qui a synthétisé des études provenant de nombreux endroits. »

Conclusion de ma conclusion

Voici un exemple parfait de la façon dont le CDC laisse beaucoup de gens dans la confusion, et permet de douter de ce qui est vraiment dangereux, avec le virus communiste de Wuhan.

Regardez, le CDC dit que les personnes non vaccinées doivent porter un masque dans la plupart des situations extérieures, et que les personnes vaccinées doivent le porter dans les « grands lieux publics ». Je suis comme Susan Collins : je ne leur fais plus confiance aveuglément.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://messaging-custom-newsletters.nytimes.com/template/oakv2?abVariantId=2&campaign_id=9&emc=edit_nn_20210511&instance_id=30578&nl=the-morning&productCode=NN&regi_id=61223809&segment_id=57734&te=1&uri=nyt%3A%2F%2Fnewsletter%2Fa1606adc-e1e1-5581-9f2e-aee007a098ea&user_id=62d7d697d0b3a5001308c3122f8093b6
  2. https://www.irishtimes.com/news/ireland/irish-news/outdoor-transmission-accounts-for-0-1-of-state-s-covid-19-cases-1.4529036?_ga=2.24768063.440780849.1618007143-575568946.1618007143&te=1&nl=the-morning&emc=edit_nn_20210511
  3. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/ina.12766?te=1&nl=the-morning&emc=edit_nn_20210511

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