Publié par Michèle Mazel le 27 mai 2021

Les sirènes se sont tues. Les canons aussi. Le feu, lui, couve toujours sous la cendre après ce nouvel accès de violence déclenché par le Hamas, qui, on s’en souvient, avait lancé une salve de missiles sur Jérusalem le 10 mai.

A l’heure où l’on parle d’apaisement, certains dirigeants européens et surtout français cherchent au contraire à raviver les flammes par des discours outranciers visant du doigt Israël et lui seul.

Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce lien : Dreuz, et indiquez le montant de votre don.

Pendant ce temps à Gaza les dirigeants du Hamas plastronnent et évoquent déjà le prochain affrontement.

Yehiha Sinwar, qui dirige ce mouvement terroriste, pose complaisamment pour les caméras, un gamin sur le bras ; en tenue de militant, le gosse brandit fièrement une mitraillette presqu’aussi grande que lui.

Pour sa part, Mahmoud A Zahar, cofondateur du Hamas, jure ses grands dieux à un reporter de la chaine britannique Sky News qui n’en croit pas ses oreilles, que les roquettes parties de la bande de Gaza n’ont jamais visé les populations civiles mais uniquement « l’occupation » – un vocable qui dans sa bouche recouvre tout Israël.

C’est alors que Mark Stone, le correspondant de la chaine pour le Moyen Orient lui pose LA question : reconnaissez-vous l’Etat d’Israël ? Le considérez-vous comme légitime ? A Zahar répond par un NON catégorique.

On aurait pu s’attendre à ce que cette confirmation éclatante de ce qu’Israël essaye en vain de faire comprendre à la communauté internationale, le refus de son voisin d’accepter son existence, fasse la Une des médias ; mieux qu’elle déclenche une réprobation unanime et des condamnations en cascade. Il n’en a hélas rien été.

Sky News n’en a pas même fait le titre de son reportage. On n’a pas vu les commentateurs et les politiques se succéder sur les plateaux de télévision pour commenter ce NON sans ambiguïté. 

L’Autorité palestinienne, qui n’a pas pris part au combat mais qui ne s’est pas privée de fulminer contre « l’agression israélienne », se sent revivre.

Le « président » Mahmoud Abbas, dont le mandat est achevé depuis longtemps et qui vient d’annuler les élections présidentielles prévues en juin, n’a jamais reçu autant de visites. Officiels jordaniens et égyptiens viennent le voir ; le Secrétaire américain à la Défense lui aussi a rencontré le vieux leader.

Blinken n’est pas rancunier ; on se souvient qu’Abbas avait refusé d’accepter un appel téléphonique de sa part il y a quelques semaines au motif qu’étant président il ne parlerait qu’au président américain.

Abbas ne leur a pas tenu à tous le même discours. Au représentant du roi Abdallah de Jordanie et à celui du président Al Sisi d’Egypte il a déclaré qu’il n’y aurait pas d’accord sur les conditions du cessez-le-feu tant qu’Israël n’interdirait pas l’accès du Mont du Temple – pardon, l’esplanade des mosquées, aux Juifs. C’est que pour lui judaïsme et Juifs n’ont aucun lien avec le Mont Moriah, site du sacrifice d’Abraham et du Temple de Salomon.

Ce qui est intéressant c’est que tous ceux qui des deux côtés de l’Atlantique accusent l’Etat hébreu d’apartheid ne trouvent rien à dire à cet appel à interdire aux Juifs l’accès à leur lieu le plus saint.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

Abonnez vous sans tarder à notre chaîne Telegram au cas où Dreuz serait censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Inscrivez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour notre newsletter dans votre boîte de réception

Dreuz ne spam pas ! Votre adresse email n'est ni vendue, louée ou confiée à quiconque. L'inscription est gratuite et ouverte à tous

11
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz