Publié par Guy Millière le 9 mai 2021

La tribune signée par vingt généraux et d’autres militaires publiés dans le magazine Valeurs Actuelles le 21 avril dernier emploie des mots qui, en ces temps de déchéance et de déclin, deviennent obsolètes, “honneur”, “patriotisme”.

Elle le fait parce que la déchéance et le déclin sont là, et pourraient devenir irréversibles.

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Elle dit que “l’heure est grave” et “la France en péril”. Et c’est exact.

Elle dénonce la montée de la haine, du “racialisme” et la “volonté de certains agitateurs de fomenter une guerre raciale”. Elle fustige l’islamisme et les “hordes de banlieue”, “l’émergence de territoires soumis à des dogmes contraires à notre constitution”, l’utilisation des” forces de l’ordre comme agents supplétifs et boucs émissaires face à des Français en gilets jaunes exprimant leurs désespoirs”.

Elle note qu’il y a dix ans, nul n’aurait imaginé qu’un professeur puisse être décapité par un islamiste à la sortie d’un lycée, dit que le risque d’une guerre civile monte sur l’horizon.

Tout cela est visible, flagrant, évident, sauf pour ceux qui pratiquent l’aveuglement volontaire à dose intensive.

Elle ajoute : “ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà”.

Puis : “N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables”.

Ces phrases sont une demande adressée à ceux qui gouvernent le pays, et ce qui leur est demandé est de regarder la réalité en face, d’agir dans le cadre des lois, de se comporter en dirigeants dignes de ce nom. Rien de plus.

Elles soulignent le mécontentement d’une majorité de la population, et ce mécontentement existe.

Elle dénonce les louvoiements et les silences coupables parce qu’il y a louvoiements et silences coupables.

Si Macron était un dirigeant digne de ce nom, il aurait dit qu’il comprend ce que dit la tribune, et commencerait à montrer la détermination nécessaire pour agir. Ceux qui composent le gouvernement du pays auraient affiché une identique détermination. Un redressement commencerait à s’opérer.

Ce n’est, bien sûr, pas du tout ce qui se passe, car Macron n’a jamais été un dirigeant digne de ce nom et, sous ses discours factices, n’a cessé d’avoir la consistance et la droiture d’une serpillère sale.

Macron ne sait pas ce que c’est que l’honneur : il a jeté cette notion par-dessus bord dans un lycée du Nord de la France quand il avait quinze ou seize ans.

Il méprise le patriotisme et crache sur son pays et sur la civilisation occidentale dès qu’il est à l’étranger.

Il sait que l’heure est grave, mais il s’en fiche.

Il sait tout ce que dénonce et note la tribune, et il s’en fiche aussi.

Il se moque du désespoir des pauvres, et il l’a montré à de nombreuses reprises.

Il traite avec arrogance (sauf quand il prend la pose) les policiers, les militaires et tout ce qui incarne la dignité et le courage.

Il entend dès lors sanctionner les signataires de la tribune. Il parle de conseil militaire pour les signataires toujours en activité, et les menace de radiation.

L’indigne Florence Parly (ministre de la défense, parait-il ?) a dénoncé, elle, la “politisation irresponsable de l’armée” inhérente, à ses yeux, à la tribune.

Ce doit être dit : il n’y a strictement rien de politique dans le texte ; constater un désastre est constater, et n’est en aucune façon prendre une position politique. Fermer les yeux face à un désastre quand on prétend diriger un pays est, par contre, criminel.

Macron et l’indigne Florence Parly se conduisent sur un mode criminel.

L’indigne Florence Parly croit intelligent de rappeler que la mission de l’armée est de “défendre la France et protéger les Français”, les signataires de la tribune le savent, et c’est pour cela qu’ils ont signé le texte. Ils sont entrés dans l’armée pour “défendre la France et protéger les Français”, et ils ont fait pour cela ce que ni Macron ni l’indigne Florence Parly n’ont fait et ne feront un seul jour de leur lamentable existence : ils ont risqué leur vie.

En procédant à ce rappel, l’indigne Florence Parly semble ne pas voir que les signataires craignent précisément que l’armée ne puisse plus assurer sa mission.

 La grande presse de gauche ressort, bien sûr, l’anathème : les signataires seraient d’ “extrême droite”.

“Honneur” et “patrie” sont des mots d’extrême droite pour la grande presse de gauche qui, comme Macron ne sait pas ce que c’est que l’honneur et méprise le patriotisme…

L’heure est grave, effectivement.

La France pourra-t-elle se débarrasser de ceux qui la transforment en cloaque avant qu’il soit trop tard ? J’aimerais le penser.

Il est déjà extrêmement tard.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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