Publié par Manuel Gomez le 8 juin 2021

Il m’avait toujours semblé, mais sans doute étais-je bien naïf, que l’objectif premier d’un ministre des Affaires étrangères était la défense des intérêts de la France et des Français devant les décisions abusives d’un pays étranger ! 

Or, Jean-Yves Le Drian, devenu ministre des Affaires étrangères par protection et solidarité, doit considérer qu’il y a des Français de seconde zone «pas tout à fait français» : les anciens rapatriés d’Algérie de 1962, ceux que l’Algérie actuelle nomme les «anciens pieds-noirs», comme s’ils ne l’étaient plus aujourd’hui. 

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En effet, voici le titre du quotidien algérien «El Watan» de ce 6 mai 2021 : 

«L’état français se désolidarise des pieds-noirs. Le gouvernement français refuse de faire de la réclamation «d’anciens pieds-noirs» de ce qu’ils considèrent comme «leurs biens en Algérie» un casus belli avec le gouvernement algérien.» 

Dans sa réponse, adressée au député de droite, Thierry Mariani, Jean-Yves Le Drian estime que l’Algérie et la France ont engagé un dialogue approfondi depuis 2012 et qu’il existe aujourd’hui un esprit d’amitié et d’apaisement que le gouvernement français est attaché à préserver dans sa relation avec l’Algérie.

Nous avons pu constater à plusieurs reprises, et encore tout récemment, ce magnifique «esprit d’apaisement» entre l’Algérie et la France : l’Algérie ne cesse d’accuser et d’exiger et la France ne cesse de se repentir et de s’excuser…et d’accueillir de plus en plus de jeunes Algériens fuyant la misère et l’échec de «leur» Algérie indépendante qui, en soixante années, est devenue un pays sous-développé, qui se trouve dans l’obligation d’importer 90% de ses besoins et dont les seuls produits d’exportation (pour encore combien d’années avant qu’ils ne s’épuisent ?) ne sont que le pétrole, le gaz… et sa jeunesse (qui elle ne s’épuisera pas avant bien longtemps !)

Le gouvernement suggère à ces ressortissants français (les anciens Pieds-Noirs) «de s’adresser directement aux autorités algériennes afin d’obtenir d’éventuelles réparations»

«D’anciens Pieds-Noirs» donc ont osé espérer la récupération d’une partie de leurs biens laissés en Algérie lors de la déclaration de l’indépendance. Ne savent-ils pas, ces trublions, que les autorités algériennes considèrent ces biens comme autant de biens vacants.

Celui qui était le directeur général des Domaines, Mohamed Himour (Je ne sais plus si c’est le même actuellement, puisque les «responsables» changent très vite sans que pourtant «rien ne change») avait indiqué que 250.000 biens vacants, appartenant aux «anciens pieds-noirs», avaient été recensés et qu’ils étaient devenus propriétés de l’état algérien. Et que le domaine de l’état ne permet pas aux ressortissants étrangers de posséder des biens immobiliers en Algérie.

Dois-je rappeler, à notre ministre des affaires étrangères, défenseur de nos droits, qu’il était stipulé dans les fameux «accords d’Evian» : «Que les droits des Français d’Algérie seraient respectés et qu’aucune mesure de dépossession ne serait prise à leur encontre sans l’action d’une indemnité équitable préalablement fixée».

Et que ces accords avaient été ratifiés par 90,7% des votants français.

Que le ministre des Affaires Etrangères se rassure : les «anciens Pieds-Noirs» n’ont plus rien à espérer d’un gouvernement algérien, quel qu’il soit, mais encore moins à attendre d’être représentés et défendus par un ministre des Affaires étrangères d’un gouvernement français, quel qu’il soit !  

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

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