Publié par Magali Marc le 8 juin 2021

Paul Ryan tente de faire croire qu’il est le vrai leader du GOP. Son baratin ainsi que celui que Mitt Romney, Liz Cheney ou George Bush consiste à faire croire à l’électorat républicain que les membres de l’Establishment de Washington sont les vrais conservateurs qui valent mieux que l’ex-vedette de télé-réalité qui a pris les rênes du parti. D’après lui, si les électeurs républicains rendaient le contrôle du parti à des gens comme lui ou comme Mitt Romney, alors le vrai conservatisme serait préservé.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de J.B. Shurk, paru sur le site d’American Thinker, le 7 juin.

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L’époque du Parti Républicain des Romney-Ryan est terminé

Paul Ryan (je sais, désolé de parler de lui) a prononcé un discours à la Bibliothèque présidentielle Reagan fin mai, lors duquel il a cherché à s’auto-confirmer en tant que leader du Parti Républicain.

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Son baratin était le même que celui que Mitt Romney, Liz Cheney et George Bush ont essayé de faire avaler à l’électorat républicain à maintes reprises depuis l’installation officielle à la Maison Blanche de Joe Biden.

C’était du genre :

« Nous valons mieux que cet outsider de la télé-réalité qui a kidnappé le parti. Non au populisme ; Hourra pour les tenants du vrai conservatisme, Inc. ! C’est sérieux, les gars ; nous sommes à la croisée des chemins

Je vais vous dire, il m’a presque convaincu. Si nous agissons maintenant et rendons le parti à des gens comme Mitt Romney, Bill Kristol, Nicolle Wallace, Steve Schmidt, Michael Steele, et tous ces protecteurs de pédophiles du Lincoln Project, alors le vrai conservatisme pourra enfin être conservé de la manière la plus … conservatrice. Ce sera génial !

Tout ce que nous avons à faire c’est envoyer un don mensuel récurrent de cent dollars et une réservation annuelle pour des vacances sur le bateau de croisière des Abrutis Pontifiants, dans lequel les « gens intelligents » de Washington daigneront divertir la racaille venant des États de survol ( NdT: les États du Centre des États-Unis que les élites de Washington survolent sans jamais y atterrir) avec leurs circonlocutions vides, leur prétention hautaine et la vente d’indulgences à ces pauvres retraités prêts à acheter n’importe quel nouveau livre écrit par un quelconque stagiaire pour le bénéfice de ces escrocs.

Rien que de penser à tous ces abrutis je suis d’autant plus reconnaissant à Donald Trump d’être parvenu à exposer la classe des Brahmanes républicains pour ce qu’elle est.

Être à la fois si repoussants et pourtant si capables de se donner des airs exige d’avoir un talent énorme qui distingue les Républicains de Washington, à la langue de vipère, de la horde des électeurs négligés et indignes qui ne savent que « dire ce qu’ils pensent et penser ce qu’ils disent ».

Le franc-parler, c’est pour les ploucs ; la vraie sophistication consiste à mentir aux électeurs tous les deux ans, puis à se moquer de leur naïveté en buvant du bon vin dans les cocktails des amis de Chuck Schumer à Washington.

Après toutes ces années, Paul Ryan avec sa cohorte de « généraux de Washington» sont toujours si aveuglés par leur haine envers Donald Trump qu’ils aimeraient mieux s’acoquiner avec les équipes de la Révolution culturelle de Mao et de la purge des dissidents de Staline qui détruisent la liberté en Amérique, plutôt que de regarder de près pourquoi les électeurs républicains les ont abandonnés.

C’est compréhensible. L’introspection est difficile, et le statu quo ante est facile. Le collectivisme «utopique» de Mao et Staline n’a tué qu’une centaine de millions de personnes au siècle dernier, mais le patriotisme « Make America Great Again » de Donald Trump est sûrement pire que la résurrection par le Parti Démocrate des politiques de ces meurtriers de masse ici en Amérique.

Jetons les dés, arrachons le contrôle du Parti Républicain des mains du trouble-fête, et voyons si nous pouvons faire des compromis et trouver un terrain d’entente raisonnable avec ceux de la gauche politique qui ont commencé à construire des guillotines pour nous exécuter sur la place publique, juste à côté de l’endroit où le vendeur de glaces à saveur de cigale et sauce soja, Antifa, s’est installé. Dans le fond, nous sommes tous Américains, n’est-ce pas ? Pas vrai ?

Quel négationnisme de drogué !

Quelle était la critique mordante de Paul Ryan à l’égard de la politique de Donald Trump ? C’est un redoutable «populiste» !

Il a peut-être été l’un des présidents américains les plus conservateurs de l’histoire des États-Unis, mais il tweete ses pensées au fur et à mesure qu’elles lui viennent et refuse d’agir de manière «présidentielle».

Son comportement est grossier, et il attire les gens grossiers de son espèce. Tout cela est trop dur à supporter pour un chrétien.

Oubliez les réalisations substantielles de Trump ; c’est sur son style que nous devons nous concentrer. Dans le Parti Républicain de Paul Ryan, le style l’emporte toujours sur la substance.

Tout en reconnaissant que M. Trump a en fait réussi à attirer au parti un électorat diversifié (une vérité que la plupart des autres NeverTrumpers ont enterrée tout en ignorant que le Président Trump a gagné plus de voix en 2020 que n’importe quel président en exercice dans l’histoire – et près de dix millions de plus que ce qu’Obama a gagné lors de sa réélection), M. Ryan conclut que les électeurs veulent des leaders républicains qui ont « de l’indépendance et du courage », et ne sont pas comme les « flatteurs qui affluent à Mar-a-Lago ».

C’est ça, Paul. Tu as tout compris !

Les électeurs républicains, tellement désillusionnés par des décennies de trahisons de l’Establishment républicain qu’ils ont choisi de les mettre tous de côté pour un non-politicien, seraient maintenant désireux de récompenser à nouveau le vrai leadership et le cran en cherchant un retour au pouvoir du même conservatisme paralysé et de la même léthargie républicaine qui les a conduits à choisir Donald Trump en premier lieu.

Quelle pensée indépendante ! Quelle démonstration courageuse de virilité et de courage ! Lorsque nous avons voté pour Donald Trump l’outsider, ce que nous voulions, en fait, c’était un initié NeverTrumper. Habile déduction mon cher Watson !

Tourner Donald Trump en dérision comme s’il n’était rien de plus qu’un «populiste» trop à ras de terre pour les principes élevés des Brahmanes révèle en quelque sorte ce que sont les courtisans du pouvoir aristocratique de Washington – ils font partie d’un terrain de chasse gardée pour «membres du club» seulement.

Le butin leur appartient, nous devons suivre leurs règles.

Si nous parlions d’élections démocratiques, la popularité pourrait être une bonne flèche à avoir dans son carquois.
Peut-on gagner une élection présidentielle nationale sans être populaire ?

Seulement à condition d’être Joe Biden et qu’une cabale secrète d’élites riches et politiquement connectées conspire afin de manipuler les règles et les lois d’une élection.

Sinon, les élections sont basées sur la « popularité ».

Lorsque Paul Ryan utilise l’étiquette «populiste» contre Donald Trump comme étant péjorative, il pleure en réalité le fait que Donald Trump a réussi à se faire élire en 2016 (et en 2020 – allez-y, Facebook, censurez-moi) après s’être vu refuser la bénédiction des 1% qui accaparent le pouvoir aux États-Unis, et ce, en proclamant haut et fort son dégoût et son vitriol pour tous les institutionnalistes corrompus de Washington qui ont vendu l’Amérique ces trente dernières années.

Donald Trump a dit à l’oligarchie permanente d’aller se faire voir, et l’oligarchie a dit: Bon sang! C’est une vraie démocratie. Qui a permis aux petites gens d’avoir leur mot à dire dans notre choix de président ? Que quelqu’un imprime plus d’argent, envoie des chèques de «stimulation», et dise aux fans de NASCAR de se taire.

Faut-il s’étonner qu’après des décennies passées à être dirigés par une bande de néoconservateurs de Washington qui font tout pour rabaisser les Américains ordinaires, les électeurs républicains aient fini par dire «assez!» ?

Que nous choisissions l’outsider le plus original que nous puissions trouver, celui qui a le mieux réussi à prouver qu’il vous déteste tous à Washington ainsi que la culture de copinage que vous représentez ?

Et s’il s’avère qu’il veut vraiment rendre l’Amérique grande dans le processus, plutôt que la Chine ou les multinationales ou tous les ressortissants étrangers qui traversent illégalement la frontière, alors diable, nous sommes aussi prêts à prendre une double portion de cela ?

Michael Moore avait prédit qu’une victoire de Donald Trump en 2016 serait le plus grand doigt d’honneur « jamais enregistré dans l’histoire de l’humanité ».

Je ne sais pas, mais je pense certainement que c’était le plus grand doigt d’honneur à la classe dirigeante de Washington depuis que le vrai Washington empilait les cadavres des soldats britanniques.

En réagissant au discours de Paul Ryan, un commentateur en ligne répondant au nom de Zendor l’a résumé par une phrase habile : « Le seul leadership dont fait preuve le dinosaure Paul Ryan est de mener les autres dinosaures à l’extinction. »

Je pense que M. Zendor a mis le doigt sur la vérité, et je pense que Paul Ryan ne voit toujours pas à quel point le météore Donald Trump a été influent.

Le temps du républicanisme façon Romney-Ryan est terminé. L’ère Trump ne fait que commencer.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Americanthinker

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