Publié par Jean-Patrick Grumberg le 30 juin 2021

Les chiens d’un refuge ont été tués à cause de la suprématie blanche, et traiter les chiens avec humanité est raciste, selon le professeur d’université Katja Guenther.

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Savez-vous pourquoi certains chiens dans les refuges finissent par périr ? Négligence ? Mais non, bande d’arriérés mentaux, c’est à cause du racisme et du capitalisme, voyons ! Selon Katja Guenther, professeur d’études sur le genre et la sexualité à l’université de Californie-Riverside (tout un programme), les décès canins sont dus au « capitalisme, à l’anthroparchie, à la suprématie blanche et au patriarcat ».

Et ma tante, elle bat l’beurre ?

Guenther affirme que les personnes non blanches qui abandonnent leurs chiens sont des victimes « prises au piège du système juridique », forcées d’abandonner leurs animaux « sous la contrainte d’une expulsion ou d’une déportation ou d’une arrestation soudaine ».

Elle affirme même que ces victimes des suprémacistes blancs font pour le mieux, en raison « des contraintes de leurs connaissances et de leurs ressources, qui sont limitées par leur classe sociale, leur statut d’immigré et leur appartenance ethnique ».

Areomagazine.com rapporte (1) que dans son livre The Lives and Deaths of Shelter Animals, Katja Guenther affirme que les chiens sont tués à cause du « capitalisme, de l’anthroparchie, de la suprématie blanche et du patriarcat ». La folle dingue affirme que le fait de permettre aux chiens de dormir à l’intérieur est un privilège réservé aux Blancs et aux riches, et que les politiques visant à empêcher les chiens d’être enchaînés dans les cours sont destinées à opprimer les personnes de couleur en imposant « des normes de classe moyenne en matière de garde d’animaux, dans lesquelles les animaux de compagnie sont considérés comme faisant partie de la famille et traités en conséquence », ce qui ne tient pas compte du fait que les personnes de couleur « sont elles-mêmes piégées dans la pauvreté, peuvent avoir peu d’options pour générer des revenus légitimes et dépendent peut-être de leurs chiens pour… leur statut ».

Ouf !

Malheureusement, le livre de Guenther gagne du terrain…

  • La directrice d’un refuge pour chiens, Kristen Hassen, estime que Guenther « a raison » en concluant que « le racisme, le classisme et le système de castes sont au cœur de l’institution des refuges pour animaux ».
  • Sloane Hawes, Tess Hupe et Kevin Morris, de l’Institut pour la connexion homme-animal de l’Université de Denver, soutiennent que les lois visant à prévenir les mauvais traitements infligés aux chiens sont discriminatoires à l’égard de « toute personne aux États-Unis autre que les individus blancs, de la classe moyenne et de la classe supérieure ». Ils citent le livre visant à assouplir l’application des lois sur la protection des animaux – une proposition qui menace d’annuler des décennies de progrès.

Entre fantasme, hallucination et délire

  • Incroyablement, Guenther affirme que si, par exemple, un latino à vélo laisse tomber un chien « en échappant aux agents de sécurité d’un centre commercial … après avoir volé une paire de jeans Wrangler », c’est simplement le résultat de son « statut de marginalisé ».
  • Si une femme laisse son chien mourir à la fourrière après avoir fini de l’élever et de vendre ses chiots pour acheter de la drogue, c’est la faute de son « statut de femme de couleur queer peu éduquée. »
  • Le fait de permettre à votre chien de dormir à l’intérieur de votre maison est en fait une manifestation de votre privilège blanc.
  • Les personnes de couleur qui abandonnent leurs chiens dans des appartements vides sont des victimes « prises au piège du système juridique ».
  • Les lois qui interdisent d’enchaîner ou de laisser les chiens à l’extérieur quand il fait froid sont « destinées à opprimer les personnes de couleur en imposant des normes bourgeoises de garde d’animaux dans lesquelles les animaux de compagnie sont considérés comme de la famille et traités en conséquence ». Faire dormir son chien à l’intérieur opprime donc les gens de couleur, c’est logique.
  • Guenther accuse « les Caucasiens » qui travaillent bénévolement dans les refuges pour chiens de s’efforcer de « réinscrire les hiérarchies de pouvoir et de statut au sein du refuge » au détriment des travailleurs non blancs, maintenant ainsi « les inégalités sociales existantes entre les humains alors même qu’ils cherchent à aider les animaux ».
  • Un sauveteur s’est plaint de l’état d’un chien « dont la peau du ventre était flasque, les mamelons allongés et les organes génitaux hypertrophiés » ? C’est parce que ses anciens propriétaires l’avaient confiné uniquement à l’extérieur, qualifiant cette réaction typique des « sauveteurs blancs ».
  • Comme la plupart des bénévoles que Guenther a rencontrés étaient blancs, elle les accuse de s’employer à « réinscrire les hiérarchies de pouvoir et de statut au sein du refuge » contre les travailleurs non blancs, et donc de « maintenir les inégalités sociales existantes entre les humains alors même qu’ils cherchent à aider les animaux ».
  • Elle reproche aux sauveteurs d’animaux d’utiliser « les animaux comme des instruments de reproduction de la blancheur » lorsqu’ils sortent « le chien du ghetto » et le donnent aux « bons » adoptants.
  • Encore plus fort, elle dit que « du point de vue de la classe sociale, on pense que les personnes aisées sont trop civilisées pour se livrer à des activités barbares comme les combats de chiens, et ce n’est pas une coïncidence si la seule personne aisée qui a été publiquement déshonorée pour des combats de chiens aux États-Unis, Michael Vick, est Noir, nouvellement riche après avoir grandi dans la pauvreté. » [en réalité, il a été condamné pour extrême cruauté].
  • Le pompon, c’est lorsqu’elle affirme que « les relations entre l’homme et l’animal sont une lutte politique à somme nulle impliquant des marqueurs d’identité comme la race ».

Selon son blog, Guenther – qui est docteur en sociologie – dit qu’elle travaille « dans des cadres féministes et critiques interdisciplinaires », et que son livre est « une analyse féministe de la façon dont les sauveteurs d’animaux de compagnie et d’animaux en liberté représentent et négocient leurs relations et leurs relations de soins avec les animaux handicapés. »

Guenther écrit aussi qu’en raison du racisme, l’écrasante majorité des chiens qui se sont retrouvés au refuge de Baldwin Park, en Californie, où elle travaillait comme bénévole, appartenaient à des personnes pauvres d’origine asiatique et latino et, dans une moindre mesure, à des personnes noires.

Il ne lui est même pas venu à l’idée que c’est tout simplement le reflet de la composition démographique de Baldwin Park, où 66% des habitants parlent espagnol, comparé à 29% pour l’ensemble de la Californie – non, c’est une conclusion trop complexe à élaborer pour un docteur en sociologie qui refuse l’évidence objective comme base de sa réflexion.

Si je ne dénonce pas ces tarés, afin de les neutraliser et que leur délire d’aujourd’hui ne devienne pas la norme de demain, qui le fera ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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  1. https://areomagazine.com/2021/02/01/critical-race-theory-is-coming-for-the-dogs-katja-guenthers-the-lives-and-deaths-of-shelter-animals/

PS Evidemment, cette neuneu est blanche, et le chien à côté d’elle est assis sur le même fauteuil.

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