Publié par Magali Marc le 12 juin 2021

Google a récemment introduit une mise à jour de sa plateforme Google Docs qui encourage les utilisateurs à se servir d’un langage plus «inclusif». L’usage du langage inclusif suppose que des mots comme «il» et «elle» sont transphobes. Rendre le langage plus «inclusif» implique de remplacer les mots et les phrases susceptibles d’offenser certaines minorités (les transgenres, les handicapés) par un langage neutre.

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit l’article de Douglas Blair, paru sur le site du Daily Signal, le 4 juin.

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Comment Google tente de « novlanguer » la langue anglaise

Dans une démarche d’ingénierie sociale qui semble tout droit sortie des pages de George Orwell, Google a récemment introduit une mise à jour de sa plateforme Google Docs qui encourage les utilisateurs à se servir d’un langage plus « inclusif ».

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Les défenseurs du langage inclusif font valoir que des mots comme «il» et «elle» sont transphobes, ou que des expressions comme « blind date » « s’appuient sur les millénaires de discrimination auxquels les personnes handicapées ont été confrontées ». En bref, rendre le langage plus « inclusif » implique de remplacer les mots et les phrases qui n’offensent que le plus ardent guerrier de la justice sociale par un langage banal et châtré, au nom de la protection des opprimés.

L’esprit de notre époque actuelle concernant le discours acceptable rappelle le « Newspeak » d’Orwell, un langage intentionnellement conçu par le régime totalitaire de son roman dystopique «1984 » pour restreindre l’acte même de penser aux seules pensées approuvées par le gouvernement.

Si les tentatives autoritaires de contrôle du langage ne sont pas nouvelles, le zèle et la portée de la gauche moderne devraient alarmer les amoureux de la liberté d’expression. Une aversion viscérale pour le langage politiquement incorrect – qui était autrefois confinée aux campus universitaires radicaux – s’est depuis lors libérée et a entamé sa longue marche vers une domination culturelle.

Qui de mieux pour contrôler le langage que les entreprises technologiques, dont beaucoup sont remplies à ras bord de gauchistes qui considèrent qu’il est de leur devoir sacré de dicter des idées et des discours acceptables aux masses ignorantes ?

Ces vrais croyants sont parfaitement disposés à promouvoir leur idéologie et à imposer le respect de leurs restrictions linguistiques. La non-conformité peut entraîner des suspensions, la révocation du service ou, dans le cas des sites de médias sociaux, le déplafonnement. Au fil du temps, la conformité forcée déplacera la fenêtre du discours public acceptable, déplaçant la culture toujours plus à gauche.

Lorsque la culture évolue vers un langage soi-disant inclusif, la loi fait souvent de même. Prenez, par exemple, les multiples cas d’athlètes transgenres masculins dominant dans les sports féminins. Les avocats représentant trois coureuses dans l’affaire des athlètes transgenres du Connecticut, récemment classée, ont dû faire face à un juge qui leur a demandé d’utiliser l’expression « femme transgenre » pour désigner les hommes qui se prennent pour des femmes.

Comme l’a rapporté le Christian Post : « C’est de cela qu’il s’agit dans cette affaire », a soutenu le juge Robert Chatigny de la Cour de district des États-Unis du Connecticut, qui a présidé le procès. « Il ne s’agit pas d’une affaire impliquant des hommes qui ont décidé qu’ils voulaient courir dans des épreuves pour filles. C’est une affaire concernant des filles qui disent que les filles transgenres ne devraient pas être autorisées à courir dans les épreuves pour filles. »

Quel est donc l’objectif final de cette restructuration radicale de notre langue ? Comme l’a dit un jour le célèbre communiste et radical Saul Alinsky, « Celui qui contrôle le langage contrôle les masses ».

Le langage inclusif est un agent dormant, conçu pour infiltrer la société américaine et faire évoluer le discours acceptable en fonction des buts poursuivis par la gauche radicale.

Nous voyons tous les jours les conséquences de cette nouvelle croisade « woke » concernant l’anglais. Les histoires abondent de gens ordinaires qui ont été licenciés ou supprimés pour avoir commis un faux pas linguistique.
Peter Vlaming, un professeur de français dont l’histoire a déjà été couverte par The Daily Signal, a été licencié pour avoir utilisé des pronoms féminins pour une fille qui se prenait pour un garçon.

La pression en faveur d’un langage inclusif a même fait son chemin jusqu’aux plus hautes sphères du gouvernement (américain). En février, le département de la sécurité intérieure de l’Administration Biden a abandonné le langage qu’il qualifiait de « déshumanisant » pour désigner les étrangers en situation irrégulière. Le mot « illégal » a été supprimé et remplacé par des expressions telles que « non-citoyen », « non-citoyen sans-papiers » ou « individu sans-papiers ».

Alors que les gauchistes radicaux qui contrôlent Google poursuivent leur poussée vers l’orthodoxie, nous ne devons pas devenir complaisants.

La langue constitue l’épine dorsale de la façon dont une culture et un peuple se perçoivent eux-mêmes, et les agents « woke » des entreprises et des gouvernements le savent. Si les amoureux de la liberté d’expression ne se battent pas contre le langage inclusif, il n’est pas difficile d’imaginer les générations futures dominées par une pensée gauchiste homogène. Dans les mots du roman « 1984 », c’est doublement mauvais.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Source : Dailysignal

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