Publié par Rosaly le 18 juin 2021

La dernière folie de la « cancel culture » cible la « tarte aux pommes », cette pâtisserie exquise, devenue soudainement le produit infernal du « capitalisme de guerre », coupable d’avoir réduit des peuples en esclavage et commis des actes de génocide.

Personnellement, quand je dégustais une tarte aux pommes, accompagnée d’un excellent café bien noir ou d’un verre de vin demi doux blanc, je n’étais pas consciente de la nature diabolique de ce dessert à l’apparence si inoffensive. Mais aujourd’hui, me voilà devenue « woke », éveillée à toute la laideur qui se cache derrière ce fruit maudit, grâce à un article des plus édifiants paru dans le journal The Guardian, ce quotidien britannique, promoteur de nombreux combats « civiques et progressistes ».

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Le politiquement correct et la « cancel culture » lancent des croisades féroces tous azimuts, persuadés d’oeuvrer pour plus de justice sociale, afin de créer un monde meilleur selon leurs propres critères dominés par un esprit de revanche anti-Blanc et rien n’échappe à leur courroux de justiciers, comme le prouve la furie idéologique déclenchée contre la pauvre tarte aux pommes. Cette dernière, la fameuse « American Apple Pie », une grande tradition classique de la pâtisserie anglo-saxonne, aussi très appréciée en Europe, a été accusée d’être « raciste ».

Celui qui pointa d’un doigt accusateur cette pauvre tarte aux pommes dans un article paru sur The Guardian fut Raj Patel, un expert en cuisine et réalisateur de documentaires, défini par le passé comme une « personne dominée par de fortes sympathies anarchistes ».

Dans sa diatribe anti-tarte aux pommes, Mr Patel, d’origine indienne, mais possédant la double nationalité britannique et américaine, commença par affirmer que ce dessert typiquement américain n’était rien d’autre que « l’expression du triomphe du colonialisme et de l’esclavage et que les origines de ce dessert étaient « imbibées de sang ».

Et comme les ingrédients nécessaires à la préparation de cette douceur seraient également le produit de siècles de « vols » de terres, de richesses et d’exploitation d’esclaves, il énuméra aussi les « péchés originels » de plusieurs d’entre eux, inextricablement liés aux tragédies du suprémacisme et du colonialisme des Blancs. En partant de la pomme, il disserta sur l’apparition de ce fruit sur le continent américain, associant la diffusion de la culture de la pomme à l’expansion des colonisateurs européens au détriment des terres et des propriétés des peuples indigènes.

Selon Mr Patel, l’implantation de pommiers en Amérique aurait eu lieu au XVIe siècle, au prix d’un « vaste génocide des peuples indigènes ». Et Mr Pattel attira particulièrement l’attention sur le fait que les colonisateurs anglais utilisèrent les pommiers comme indicateurs de civilisation, c’est-à-dire de propriété, en plantant de grandes quantités de ces jolis arbres à la belle floraison parfumée d’un rose tendre dans des zones volées aux propriétaires légitimes amérindiens. Cette habitude des colonisateurs anglais sera reprise et revigorée des siècles plus tard par des pionniers américains tels que Johnny Appleseed, accusé par Mr Patel d’avoir « apporté ces signes de propriété colonisées aux frontières de l’expansion américaine, où ces arbres symbolisaient l’expulsion des communautés indigènes. »

Mais le caractère raciste de la tarte aux pommes ne provient pas seulement de la pomme, ce fruit honni, mais aussi d’un autre ingrédient : le sucre. Selon le documentariste indien, cet ingrédient, présent sur la croûte au sucre du gâteau incriminé, est irrémédiablement lié à la traite négrière du XVIIIe siècle ; le sucre serait en effet arrivé aux États-Unis principalement grâce au travail des esclaves africains employés dans les plantations des possessions françaises des Caraïbes.

L’ire antiraciste de Mr Patel ne se limita pas à la pomme et au sucre, mais aussi à la petite « nappe à carreaux » sur laquelle on laisse généralement refroidir la tarte aux pommes fraîchement cuite.

À la base du caractère « suprémaciste » de cette nappe, affirme l’auteur, il y a le fait qu’elle soit en coton, un matériau végétal tragiquement lié à l’image des plantations ensoleillées du sud des États-Unis remplies d’esclaves travaillant pour leurs maîtres blancs. Aux yeux de Patel, la tarte aux pommes, en raison de ses ingrédients et de sa préparation, est donc un produit odieux du « capitalisme de guerre », qui a « réduit en esclavage et commis des actes de génocide à l’encontre de millions d’indigènes d’Amérique du Nord et de millions d’Africains ».

Selon Mr Pattel, son exposé sur la raciste tarte aux pommes a contribué à sensibiliser les gens au concept de « justice alimentaire » et à rendre les consommateurs plus conscients du sombre passé, qui se dissimule derrière les plus inoffensives des sucreries : « la justice alimentaire est un terme qui n’est compréhensible que parce que des communautés opprimées et exploitées se sont organisées pour prendre leur revanche sur les déprédations du capitalisme américain. »

La « justice alimentaire » woke s’attaquera-t-elle bientôt au café, au thé au chocolat…?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour Dreuz.info.

Source : «Torta di mele razzista ». Ultima crociata della cancel culture.» (Il Giornale.it)

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