Publié par Dreuz Info le 12 juin 2021

Source : Dhimmi.watch

« Woke » (déformation de ‘wake’, éveillé) est un mot d’argot américain impliquant d’être vigilant aux tromperies des autres.

En 2014, après les évènements de Ferguson, le mouvement Black Lives Matter l’a utilisé pour la vigilance vis-à-vis des brutalités policières aux Etats-Unis. Maintenant, « woke » a évolué et résume l’idéologie politique de l’extrême gauche radicale aux Etats-Unis. Il existe des liens entre l’idéologie « woke » et des propagandes islamique, marxiste, voire fasciste du type hitlérien. Aux États-Unis, le mouvement est principalement promu par des Blancs : des collégiens sont endoctrinés par des professeurs marxistes et/ou islamistes, qui propagent la haine.

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Cette introduction est réalisée à partir d’un échange de mails entre Alexandre Feigenbaum et Ziva Dahl. Le texte de cet article résulte d’une traduction libre par Dhimmi Watch d’un article de Ziva Dahl (seul l’article original fait foi, voir le lien en fin d’article). Dhimmi Watch s’intéresse au wokisme en tant qu’une des armes idéologiques empruntées par l’islam radical pour déconsidérer la culture occidentale (ici américaine) et faciliter l’implantation de la charia et de son cortège de dhimmitude. Le wokisme s’en prend aux Juifs et, dans une moindre mesure, aux Chrétiens.

La haine envers les Juifs est comme un virus hautement contagieux, qui développe des variants, s’adapte à la culture dominante et échappe aux tentatives d’éradication. Historiquement enraciné dans la religion chrétienne (ils auraient « tué le Christ »), le racisme antijuif leur attribue aujourd’hui des super pouvoirs pour contrôler le monde.

Maintenant, la Critical Race Theory (CRT), avec son bagage idéologique de postcolonialisme, d’identitaire néo-marxiste, d’intersectionnalité, et d’islamisme en présente la dernière manifestation : les Juifs en tant que « suprémacistes blancs privilégiés » utiliseraient leur puissante « blancheur » pour opprimer les Noirs et les gens de couleur en Amérique et au Moyen-Orient.

Comment l’appétit du monde pour la haine des Juifs peut-il rester si insatiable ? Les Juifs n’ont-ils pas subi assez de haine sans fondement sans qu’il faille en rajouter ? Et bien non ! Les idéologues de la CRT intègrent l’antijudaïsme dans leur narratif du pouvoir selon la couleur de la peau – une histoire simpliste, grossière, contradictoire et fausse, mais qui a un impact émotionnel considérable

La gauche « multiculturelle » promeut une idéologie qui favorise ceux qu’elle désigne comme victimes. Alors, vous demanderez peut-être, comment des victimes multiséculaires, les Juifs, comment peut-on les faire passer pour des « oppresseurs blancs privilégiés » ?

L’histoire juive américaine contredit l’affirmation des CRT selon laquelle les minorités maltraitées ne peuvent pas améliorer leur sort sans l’aide de l’État garantissant l’équité. Malgré une oppression incroyable, qui a culminé avec la shoah, les Juifs ont réussi dans tous les domaines de la vie américaine. Pour les théoriciens de la CRT, c’est un paradoxe intolérable, car il contredit leurs théories.

Peu leur importe. Les suprémacistes blancs [comme le Ku Klux Klan ndlr] considèrent la blancheur comme une qualité morale, qu’ils ont toujours refusée aux Juifs blancs aux Etats-Unis. Dans le récit qu’ils façonnent, les CRT « étiquettent » les Juifs comme « blancs », car pour eux « la blancheur » est une abomination pure et simple. Selon eux, les Juifs auraient « trouvé des moyens de rejoindre la majorité blanche, d’obtenir des privilèges importants et d’usurper le contrôle des institutions qui façonnent la société, » au détriment des « non-Blancs », en particulier des Noirs.

Pourtant, les Juifs peuvent revendiquer le statut de victime historique, ce qui leur permettait de nier cette « blanchité »-là. Cette excuse pourrait être pour eux comme un bouclier.

La théoricienne du CRT Robin DiAngelo dans son livre « Is Everyone Really Equal? » explique qu’au départ, les immigrants juifs en Amérique n’étaient pas considérés comme blancs, mais qu’ils sont « devenus » blancs lorsqu’ils se sont assimilés à la culture dominante et, en raison de cette nouvelle perception, ont obtenu des droits et privilèges juridiques, politiques, économiques et sociaux refusés aux Noirs et à d’autres « non-blancs ». Pour expliquer le paradoxe du succès juif, les théoriciens de la CRT insistent sur le fait que les Juifs n’ont réussi en Amérique qu’en devenant « blancs » et que leur succès est la preuve de leur iniquité raciale.

Dans la vision du monde CRT/intersectionnelle, l’antisémitisme est commodément minimisé en utilisant l’argument selon lequel les Juifs ont volé le statut de victime à d’autres groupes, qui le méritaient davantage. Certains partisans de la CRT vont jusqu’à prétendre que la shoah n’était qu’un « crime blanc contre blanc ».

La psychologue Pamela Paresky, dans son article, « Critical Race Theory and the ‘Hyper-White’ Jew » [« La CRT et le Juif hyper-blanc »], résume cette théorie : ‘

La Théorie Critique de la Race ne facilite pas simplement la diabolisation des Juifs en utilisant le langage de la justice sociale : « À une époque où l’impératif moral du progressisme est « d’être moins blanc », il n’y a pas d’identité plus pernicieuse que celle d’un groupe minoritaire autrefois impuissant qui, plutôt que de se joindre à la lutte pour démanteler la blancheur, s’y est intégré.

Le sionisme, mouvement de libération visant à créer un État-nation pour le peuple juif en réalisant la décolonisation de sa patrie historique, est considéré par les wokes comme un totem raciste du colonialisme occidental blanc où les suprémacistes juifs blancs auraient volé la terre aux Arabes musulmans impuissants et victimiseraient ces « personnes de couleur. »

Peu importe que les Juifs soient le peuple indigène de la région, que plus de la moitié de la population d’Israël se compose de Juifs israéliens du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, dont beaucoup ont la peau plus foncée que de nombreux Arabes.

L’activiste palestinienne Linda Sarsour fait écho au dogme :

Comment pouvez-vous être contre la suprématie blanche en Amérique, et soutenir un État comme Israël qui est basé sur le suprématisme, qui est construit sur l’idée que les Juifs sont supérieurs à tous les autres ?

Les progressistes déploient des efforts considérables pour établir une équivalence scandaleusement fausse entre les minorités raciales américaines et les Arabes palestiniens, affirmant que les deux souffrent de « non-Blancs ».

Ils impliquent Israël dans des discussions sur des problèmes intérieurs américains, allant de l’immigration et de la réforme pénitentiaire à l’égalité LGBTQ. Soit dit au passage, mentionner le bilan largement supérieur d’Israël par rapport à celui d’autres pays du Moyen-Orient en matière de liberté des LGBT est qualifié de « pinkwashing » [mise en avant du statut des LGBTQ pour tenter de justifier la politique israélienne].

La croyance en la justification de l’existence d’Israël fait de vous un négateur de la doctrine de la CRT.

Plutôt que d’affirmer que les Juifs sont membres de cabales internationales secrètes antipatriotiques ou de les accuser d’utiliser le sang d’enfants chrétiens pour cuire leur pain, les discours antijuifs d’aujourd’hui sont portés par des représentants démocrates Ilhan Omar (Minn.), Rashida Tlaib (Michigan), Alexandria Ocasio -Cortez (NY) et Cori Bush (Mo.), avec l’assentiment de leur parti, elles calomnient Israël, les collectifs juifs, avec des accusations d’avoir délibérément pratiqué la ségrégation envers des Noirs et des personnes de couleur, invoquant des termes comme » apartheid  » et « crimes de guerre. » [NDLR: alors que les Juifs étaient la minorité américaine la plus impliquée aux côtés des Noirs dans leur combat pour les droits civiques].

Cette diabolisation antisémite persistante de l’État juif a contribué à inspirer les récentes attaques verbales et physiques contre les Juifs ici chez nous à New York, en Californie et ailleurs.

Il faut dénoncer sans équivoque cette doctrine pernicieuse où la contradiction se déguise en vertu et le sectarisme en antiracisme. L’histoire nous enseigne — Joseph Goebbels me vient à l’esprit — que « si vous dites un mensonge assez gros et que vous le répétez, les gens finiront par le croire ».

L’histoire de l’ère nazie nous enseigne également que la haine des Juifs est plus virulente et dangereuse lorsqu’elle fait partie d’un mouvement idéologique venimeux plus large. Quatrième Reich, on évoque ton nom.

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Version originale: Wokeism Comes for the Jews: Centuries-Old Victims Now ‘Privileged White Oppressors’, by Ziva Dahl, 2 Juin 2021, As published in Newsmax.

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