Publié par Pierre Rehov le 12 juin 2021

Avant que les nazis noirs de la Nation de l’Islam, dirigée par l’infâme Louis Farrakhan et la propagande arabo-musulmane antisioniste, avant tout antisémite, ne montent la communauté noire américaine contre les « privilégiés juifs de couleur blanche », la notion d’entre-aide était le plus souvent présente entre ces deux groupes minoritaires reconnaissant mutuellement les abominations racistes dont ils avaient souffert au cours des siècles.

Pour soutenir Dreuz.info, cliquez sur ce lien : Dreuz, et indiquez le montant de votre don.

Les leaders Noirs suprémacistes du mouvement fascisant « Black Lives Matter » ont souvent un haut niveau d’éducation, en tout cas suffisant pour savoir comment tordre l’histoire en leur faveur et détourner les fonds nécessaires à entretenir le style de vie qu’ils estiment mériter. La plupart, s’ils remontaient à seulement deux générations, découvriraient sans doute avec stupeur que, si leurs ancêtres avaient, quant à eux, reçu une certaine éducation, ils le devaient à la générosité du mécène milliardaire Julius Rosenwald, président de Sears Robot et grand-père de Nina Rosenwald, la fondatrice du think tank Gatestone Institute.

Les motivations religieuses ont été un stimulant immédiat pour la philanthropie de Rosenwald. Son rabbin, Emil Hirsch, lui avait appris que « la propriété entraîne des devoirs« . Hirsch a présenté Rosenwald à de nombreuses personnes qui l’ont incité à faire des dons, comme la fondatrice d’un foyer d’accueil, Jane Addams.

  • Au cours de l’été 1910, Rosenwald lit l’autobiographie du grand éducateur noir Booker T. Washington, et en est fortement affecté. En l’espace d’un an, Rosenwald et Washington établissent une relation qui comprend des visites au domicile de l’un et de l’autre. Le premier discours de Rosenwald présentant l’éducateur aux chefs d’entreprise de Chicago décrit Washington comme « aidant sa propre race à atteindre le grand art de l’auto-assistance et de l’autodépendance » tout en « aidant la race blanche à apprendre que l’opportunité et l’obligation vont de pair, et qu’il n’y a pas de supériorité durable si ce n’est celle qui résulte du fait de servir« .
  • En 1912, Rosenwald fait une entrée spectaculaire dans la philanthropie à grande échelle. Il annonce qu’il célébrera son 50e anniversaire en faisant don de près de 700 000 dollars (environ 16 millions de dollars actuels).
    L’un des cadeaux d’anniversaire de Rosenwald était un don de 25 000 dollars à l’Institut Tuskegee de Washington. A cette époque, seuls 5 % des anciens esclaves avaient été alphabétisés. Et pendant l’ère Jim Crow, les offres éducatives destinées aux Afro-Américains étaient misérablement inadéquates. Rapidement, Rosenwald et Washington intensifièrent leur programme, construisant finalement des écoles dans tout le Sud pendant plus de 20 ans.
  • En 1932, l’année de la mort de Julius, un nombre étonnant de 4 977 écoles Rosenwald, et 380 bâtiments complémentaires avaient été construits dans la quasi-totalité des localités du Sud comptant une population noire importante. Cette année-là, 35 % des enfants noirs du Sud (et 27 % de l’ensemble des enfants noirs) ont été scolarisés dans une école Rosenwald. Une étude réalisée en 2011 par deux économistes de la Réserve fédérale a révélé que les enfants ayant accès à une école Rosenwald avaient plus d’un an d’avance sur les autres élèves et que les écoles Rosenwald ont joué un rôle primordial dans l’égalisation des niveaux d’éducation des élèves noirs et blancs dans le Sud.

Mais Julius Rosenwald n’était qu’un, parmi tant de Juifs qui, contrairement aux diffamations des antisémites, ont si souvent su faire preuve de générosité au nom de l’amour de l’autre. Un amour inscrit dans la culture juive depuis le jour où il fut affirmé que l’homme avait été créé à l’image de Dieu.

J’en voudrai pour preuve un second exemple tout aussi émouvant.

En 1901, année de la naissance d’un enfant noir que la célébrité attendait, la ségrégation était omniprésente à La Nouvelle-Orléans. Dégradante et avilissante, pour la plupart des gens, la ségrégation empêchait effectivement toute amélioration sociale ou économique. Lorsque l’enfant atteint la cinquième année, il n’eut d’autre choix que de quitter l’école et d’aller travailler pour aider à soutenir sa mère et sa sœur. À l’âge de six ou sept ans, il parcourait déjà le quartier après l’école, à la recherche d’un moyen de gagner un ou deux centimes.

De l’autre côté de la voie ferrée, dans un quartier blanc délabré et de basse classe, vivaient des familles juives, immigrées pour la plupart de Lituanie. Indépendamment de l’antisémitisme local, les familles juives s’estimaient chanceuses. Par rapport aux pogroms auxquels elles avaient été confrontées sous le règne du tsar de Russie, la vie était désormais douce et pleine d’espoir.

Les Karnofsky, l’une de ces familles juives, étaient déterminés à améliorer leur sort dans leur nouvelle patrie. C’étaient des travailleurs acharnés, dans la récupération du métal et le charbon. Lorsque le garçon s’adressa aux Karnofsky pour leur demander du travail, ils n’eurent aucune objection à engager un enfant noir pour les aider dans leur « métier ».

Les Karnofsky étaient des gens heureux. Ils aimaient chanter dans leur langue après une dure journée de labeur à laquelle l’enfant noir participait. Peu à peu, ils s’éprirent de lui et l’inclurent dans leur famille comme un membre à part entière. Chaque soir, ils l’invitaient à leur table. Ils l’appelaient leur « petit cousin ».

L’une des tâches de l’enfant était de taper sur un cor pour annoncer l’arrivée du wagon de ferraille ou, le soir, de la réserve de charbon. Pour lui, il s’agissait plus d’un amusement que d’une tâche professionnelle. Jusqu’au jour où, au lieu de taper sur l’instrument de musique en cuivre, il s’amusa à souffler dedans… Les sons qui sortirent du cor le surprirent et le ravirent. Le soir venu, il s’exerça devant la famille Karnofsky qui, le trouvant doué, l’encouragèrent.

Quelque temps plus tard, alors que Morris Karnofsky et son jeune assistant faisaient leur tournée quotidienne, celui-ci aperçut une vieille trompette dans la devanture d’un prêteur sur gages. Elle valait 5 dollars, une grosse somme pour l’époque, mais Karnofsky lui prêta 2 dollars, et le jeune garçon s’engagea à rembourser l’intégralité du prix à raison de 50 cts par semaine. Ce qu’il fit.

Cet achat allait être déterminant pour la carrière de ce jeune enfant noir, qui, en souvenir des Karnofsky, de leur générosité, et par solidarité envers cet autre « peuple dans la souffrance », porterait une étoile de David autour du cou pour le restant de sa vie.

Il s’appelait Louis Armstrong.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Pierre Rehov pour Dreuz.info.

Abonnez vous sans tarder à notre chaîne Telegram au cas où Dreuz serait censuré, ou son accès coupé. Cliquez ici : Dreuz.Info.Telegram.

Soutenez Dreuz en partageant cet article

Partagez ce message !

3
0
Merci de nous apporter votre commentairex
()
x
Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz