Publié par Michèle Mazel le 23 juillet 2021

S’en prendre à Benjamin Netanyahu, que tout le monde en Israël appelle familièrement « Bibi » est un sport national dans ce pays en dépit de son succès aux urnes.

Manifestations et articles de presse ont accompagné les douze ans de son règne à la tête du pays.

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On aurait pu croire que ces attaques cesseraient maintenant qu’il n’est plus que le chef de l’opposition. Ce serait mal connaître la hargne de ses opposants.

Il y a eu d’abord l’affaire de son logement de fonction à Jérusalem. Comment se fait-il, clamèrent ses nombreux détracteurs, qu’il ne l’ait pas immédiatement quitté pour faire place au nouveau premier ministre Naftali Bennett ?

Comment n’a -t-il pas suivi l’exemple de son grand ami l’ex-président Donald Trump qui a eu, lui, l’élégance d’évacuer les lieux juste avant l’intronisation de son successeur Joe Biden ?

On oublie que Trump avait eu largement le temps de se préparer au changement.

En Israël, la nouvelle coalition n’a obtenu la confiance qu’à une bien courte majorité : 60 députés contre 59. Une bien mauvaise surprise pour Netanyahu qui avait cru jusqu’au dernier moment remporter ce vote décisif.

Ce n’est donc que le 25 mai qu’il a su qu’il lui fallait déménager d’une demeure où lui et sa famille résidaient depuis douze ans. Il l’a fait le 10 juillet, soit un peu moins de deux mois plus tard. Quant à Naftali Bennett il se montre toujours peu pressé d’emménager.

Autre épisode du Bibi Bashing, lors du journal de 20 heures du 1er juillet, les correspondants juridiques des trois grandes chaines de télévision, ont annoncé, la mine grave qu’une enquête avait été diligentée à la demande du procureur général Avichai Mandelblit ; pas moins de trois témoins avaient été convoqués pour témoigner sur des soupçons de détournement de fonds public lors de travaux dans la résidence privée de la famille Netanyahu à Césarée.

Les sommes destinées à mieux sécuriser une demeure où résidait souvent celui qui était alors encore chef du gouvernement auraient en fait servi à l’installation d’un jacuzzi : le coût de cette installation et d’un éclairage approprié se serait élevé à cinquante mille shekels, soit environ douze mille euros.

Les correspondants, qui semblaient s’être donné le mot, soulignaient que l’enquête ne visait pas encore la famille de l’ancien chef de l’Etat mais ceux qui avaient procédé à la mise en place de ces équipements mais que d’autres développements étaient à attendre.

Le premier surpris par ces révélations fracassantes n’a était autre que le principal intéressé ; avant même la fin de l’émission ses avocats publiaient un communiqué par lequel le couple Netanyahu déclarait qu’il n’y avait jamais eu le moindre Jacuzzi dans la villa depuis son acquisition vingt ans plus tôt et menaçant les trois chaines de poursuite.

Peine perdue. Le lendemain le Jacuzzi faisait la Une des journaux en Israël et la nouvelle était reprise par de nombreux médias à l’étranger.

Ce n’est que le 22 juillet que les journaux télévisés ont annoncé du bout des lèvres que l’affaire avait été classée sans suite.

On aurait voulu entendre des excuses mais c’en aurait sans doute été trop demander.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

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