Publié par Valérie Karsenti le 23 juillet 2021

C’est l’été. En Israël il fait chaud, alors parlons (encore !) de glace. Donc les faits sont connus.

B&J’s, la fameuse marque de glace, a décidé de ne plus vendre ses produits dans les » territoires palestiniens occupés ».

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Bon jusqu’à la rien qui ne corresponde pas au « progressisme » affiché en toutes circonstances de la société. Le Figaro écrit même que B&J’s est » une entreprise connue pour ses engagements progressistes, de la protection de l’écologie au respect des droits humains ou la question des inégalités. » C’est dire….

Aux Etats Unis, les quartiers généraux de la société sont situés à Burlington dans l’Etat du Vermont dont Bennie Sanders a été maire….

Si vous vous demandez quelle mouche les a piqués et pourquoi ils s’occupent de politique, il vous suffit d’aller sur cette page de leur site pour comprendre leurs positions : https://www.benjerry.com/values/issues-we-care-about
Ils vendent en fait une idéologie à déguster.

Mais quel est leur intérêt dans ce boycott ?

Un intérêt économique c’est certain. Alors que les glaces B&J’s étaient perçues comme un produit haut de gamme (vu leur prix), elles sont maintenant vendues à prix réduit dans des chaines de super comme Walmart et Grocery Outlet ou encore Smart &Final aux Etats Unis.

La compétition est sévère. Pour garder sa place au soleil, B&J’s doit se renouveler et pas seulement d’un point de vue des goûts qu’il propose.

Quel meilleur cout de pub que de boycotter « les territoires occupés » ? Leur service communication était sûr de taper juste.

D’ailleurs la société a annoncé qu’elle allait continuer à diffuser ses produits en Israël en « trouvant de nouveaux arrangements. »

En gros, lorsque la licence d’exploitation de la marque sera arrivée à son terme (fin 2022) et qu’elle ne sera pas renouvelée, B&J’s s’empressera de vendre ses glaces partout en Israël soit en négociant une autre licence avec une autre usine de production israélienne, soit en les fabriquant ailleurs pour ensuite les distribuer en Israël. Et tout ça dans le but de sanctionner le vilain Etat d’Israël qui pratique l’apartheid…

A mourir de rire !

Sauf si on voit ça d’un point économique :il est clair que B&J’s cherche une société en Israël qui produira des glaces avec une marge bénéficiaire plus importante pour la marque américaine, le boycott n’étant destiné qu’à lui faire gagner plus de visibilité sur les réseaux sociaux.

Mais le coup a porté : pensez donc, même Benett et Lapid ont réagi au quart de tour.

A ce propos, j’ai une question : quid des villes comme Hevron,Shrem (appelée abusivement Naplouse),Beth Lehem etc. qui sont dans les « territoires occupés »?

Est-ce que les glaces B&J’s continueront à y être vendues ? Comprenez le problème :si ces villes sont bien dans les « territoires occupés », elles sont majoritairement (hélas !!!!) habitées par des « palestiniens »(arabes). De fait les glaces ne devraient pas y être commercialisées non plus !

Mais les tenants de la culture progressiste qui ont l’esprit embrumé n’en sont plus à une contradiction près.

Enfin, s’ils sont tellement préoccupés par les frontières de 1967, pourquoi ne pas boycotter la Jordanie qui a illégalement occupé la Judée Samarie et Jérusalem jusqu’à la guerre des 6 jours ?

La faiblesse du gouvernement actuel et sa composition qui comprend notamment le parti Raam aligné sur la confrérie des frères musulmans, appelle au boycott. Les gesticulations et protestations de Benett et de son ventriloque Lapid n’y changeront rien.

Mais pour une fois, les 2 ministres du parti (anciennement stalinien) Meretz pourraient changer la donne en décidant de nationaliser (sans compensation bien évidement) les entreprises appartenant à Unilever (dont B&J’s fait partie).

L’administration Biden serait enchantée d’une telle décision

Personnellement en matière de glace j’en suis restée aux glaces Berthillon (sorbet poire et sorbet citron). Mais c’était, comme disent les américains, « back in the 90’s » dans les années 90.

De toute façon, en Israël on a le choix en matière de glaces bleues et blanches (c’est de cette manière qu’on appelle les produits fabriqués en Israël).

Bonne dégustation.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Valérie Karsenti pour Dreuz.info.

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