Publié par Sidney Touati le 27 juillet 2021

Les dégâts sociaux provoqués par la gestion politique du Covid-19, sont infiniment plus importants que ceux qui sont imputables à la maladie elle-même. Déprime, suicides, violence conjugale, chômage, paupérisation massive, division de la société… L’attitude passive de l’Assemblée Nationale et des grands corps tel le Conseil d’Etat, montre que l’exécutif possède tous les pouvoirs. De fait, il n’existe en France ni séparation des pouvoirs, ni contre-pouvoirs authentiques.

Face au spectacle de soumission que présentent l’Assemblée et les grands corps d’Etat, la confiance des citoyens en leurs Institutions, déjà fortement entamée, s’effondre.

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Le pouvoir est pris d’un frénétique désir de purification médicale. Lorsqu’en ce funeste jour du 16 mars 2020, le président déclare la guerre, nous ignorions alors que c’est le citoyen qu’il avait dans le viseur. Obsédé par la contagion, il organise une gigantesque chasse aux virus, de sorte que tous ceux qui seraient susceptibles de les porter, (c’est-à-dire tout le monde), deviennent suspects et doivent être soumis à d’incessants contrôles et privations. Une cure d’austérité est imposée pendant de longues semaines. Les faits et gestes des supposés porteurs de virus, sont examinés voire sanctionnés. L’homme libre, perçu comme l’incarnation du virus et son corollaire, la liberté, sont devenus les ennemis à abattre.

La Grande peur de l’Occident

Quelle société sortira de cette crise ?

Personne ne peut le dire avec certitude. Cependant il faudrait se mettre un bandeau sur les yeux pour ne pas voir quels sont les objectifs des dirigeants.

Stephane Zweig dans « le monde d’hier » décrit les métamorphoses de la société après la grande orgie meurtrière de 14-18 qui nous a fait passer de la Belle Epoque, aux « Années folles » et de celles-ci à la plus grande folie destructrice et meurtrière jamais connue.

La haine nationaliste qui fut le moteur de la Grande Guerre, est comparable aujourd’hui à la peur panique de la maladie et de la mort.

La peur que l’on répand à hautes doses à tous les étages de la vie sociale conduit à la Mort de l’homme, de l’homme libre et responsable, noyau de l’humanisme occidental, symbolisé par le David de Michel-Ange, l’homme qui affronte la mort et en sort triomphant.

Estimer que vous ne souhaitez pas que vos enfants et soi-même soient vaccinés vous classe tout à coup dans la catégorie des inconscients voire des dangereux malfaiteurs.

L’escargot macronien

Le symbole de la présidence macronienne est un escargot ou un vers rampant. C’est la représentation que ce régime moribond se fait de l’homme.

En France, 15 personnes ont décidé qu’on ne devait plus ni être malade, ni mourir du Covid-19. Comme au Moyen-âge, la lutte contre la maladie s’identifie à la recherche des coupables, des criminels. Au XIIeme siècle, si la peste arrive et se répand, c’est à cause des Juifs qui empoisonnent les puits ! Mort aux Juifs est l’ultime remède pour conjurer le sort.

Pour atteindre le résultat chimérique du zéro mort, on soumet la société, de manière récurrente, à un régime de contraintes et de privations rarement égalées. On mobilise l’opinion publique pour stigmatiser une catégorie de citoyens, ceux qui refusent les vaccins actuels.

Le pouvoir exécutif qui s’est fait le porte-parole des 15 hypocondriaques du « Conseil scientifique », est décidé à détruire l’art de vivre à la française. On remplace l’adage biblique « aime ton prochain comme toi-même » par « méfie-toi de ton prochain comme de toi-même »; tiens-le à distance; n’aie plus de contact avec lui. Il est la cause des malheurs du temps.

L’éthique de l’escargot macronien :

  • Ne sortez plus. Portez un masque.
  • Restez enfermé dans votre coquille;
  • Ne vous déplacez qu’exceptionnellement;
  • Ne vous parlez plus en direct
  • Ne vous réunissez plus
  • Ne vous touchez plus
  • Ne vous embrassez plus
  • Limitez les échanges sociaux.
  • Si vous êtes malades du Covid-19, ne vous soignez pas. Attendez.
  • Participez activement à l’usage de l’ordinateur et des téléphones portables afin que le pouvoir soit présent dans chacun de vos gestes.

L’homme face à la machine. L’homme broyé par la haute technologie récupérée par le pouvoir politique et les nouveaux grands seigneurs féodaux. L’homme pulvérisé sous le contrôle permanent. L’homme infantilisé, détruit.

Les contours de la « société d’après » se dessinent, celle des interdits et des sanctions que l’on concocte pour nous protéger du Covid-19 et de ses variants.

Celle qui réaliserait le voeu de Staline: construire une société dans laquelle l’humanité de l’homme aura disparu…Ici, toute puissance du « Comité scientifique »; là toute puissance du Comité Central ou du Polit-bureau.

Qui veut d’une vie aseptisée ? Froide, distante ? Fondée sur la méfiance et le soupçon ?

Les gens de pouvoir. C’est déjà la vie qu’ils ont choisit de vivre. Une vie de glace, de mime, de mensonges et de trahison. Il suffit de reprendre leurs déclarations depuis le début de la Grande Peur. Un tissus de déclarations contradictoires. « Le masque ne sert à rien » ; « il faut porter un masque »….12 mars 2020 : il faut vivre normalement ; 16 mars 2020 : c’est la guerre ! Le grand renfermement est décrété…etc. Faut-il pleurer? Faut-il en rire ?

Les gens de pouvoir nous proposent une éthique de vieillard finissant. Il y a si peu de vie, si peu de courage en eux. Ils sont incapables de concevoir, d’imaginer que « la vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort » (Bichat). Ils ne savent pas que l’espèce humaine possède une grande capacité à se maintenir en vie en affrontant, non en fuyant ou en se cachant ou en pratiquant le délation de masse. Ils ne savent même pas que les médecins sont là pour soigner.

Ils ignorent tout de la grande santé. Hésiode prédisait la venue d’une génération où les bébés auront une barbe blanche.

Les gens de pouvoir semblent appartenir à cette génération de grands vieillards précoces.

Leur regard est obstinément fixé sur le tombeau, là où ils espèrent symboliquement nous conduire, malades ou en bonne santé. Cette distinction n’a plus de sens pour l’éthique de l’escargot macronien.

Dans notre univers idéologique où la morale de l’indistinction a partout imposée ses normes, où il n’y a plus ni père, ni mère , ni homme ni femme… voici que tout à coup la nécessité de discriminer devient centrale.

Apres le « dénonce ton porc », voici le « dénonce ton prochain non vacciné ». Ici, par une sorte de justice immanente, la dénonciation vaut jugement. Le dénoncé est ipso-facto condamné non pour une faute passée mais pour un risque futur.

Comment peut-on en conscience imposer à tous un vaccin qui n’a même pas reçu d’autorisation définitive de mise sur le marché ?

Comment peut-on construire tout un appareil répressif sur une base aussi incertaine ?

Précisément par l’engagement d’une procédure accusatoire et inquisitoriale globale.; par la mise en œuvre de la vieille politique de la victime émissaire.

Pour le gouvernement Macron qui a perdu toute légitimité, la voie du salut est dans le : je dénonce mon prochain donc j’existe.

Les vaccinés dans le collimateur du fisc

Nantis du fameux sésame « le pass-sanitaire », certains vaccinés pavanent et transforment en privilèges ce qui est de droit. Les pauvres! Ils ignorent qu’ils sont la cible prioritaire du pouvoir. Miraculeusement, par une ironie du sort, seuls les non-vaccinés échappent à l’inquisition gouvernementale. Mis de côté, ostracisés, ils échappent au regard mortifère.

Apres la fin du secret bancaire supprimé pour cause d’argent sale; apres la communication automatique des comptes bancaires au fisc, après le prélèvement de l’impot sur le salaire ; après la collecte de toutes les informations sur le Net, voici venu le temps du flicage généralisé sur les loisirs et la culture.

Un seul domaine échappait aux grandes oreilles du fisc, celui des loisirs. Enfin Bercy va tout savoir en temps réel, qui va au cinéma, qui au théâtre, qui au restaurant, qui dans une boite de nuit, qui au concert, qui au stade etc… Il connaitra le nombre de clients de chaque restaurant et lieux de loisir ; il pourra aisément reconstituer le chiffre d’affaires de chaque commerçant ; il saura qui prend l’avion, le train et pour où et combien de fois. Le fameux « autoriser les cookies » étant présent sur le site du Ministère des Finances, celui-ci va pouvoir vendre ces précieuses informations aux grands groupes qui ne manqueront pas de lui renvoyer l’ascenseur. Mais plus grave : Le contrôle fiscal devient continu, permanent. Les algorithmes vont automatiquement permettre de faire des « balances de trésorerie » de chaque contribuable, à partir des dépenses constatées. Les redressements vont pleuvoir sur le peuple des citoyens actifs avec leurs lots d’erreurs et d’approximations. Nul doute que le Conseil d’Etat validera cette nouvelle dérive inquisitoriale.
Gare à tous ceux qui ne sont pas « moralement clean » : l’épée de Damocles du chantage pèsera sur leur tête. Pour beaucoup, se cultiver, se divertir…présentera de sérieux risques.

En possession du profil de chaque citoyen solvable (les autres, les « exclus » n’intéressent qu’à la marge le pouvoir), l’exécutif pourra peaufiner, ajuster la formidable machine d’oppression bureaucratique.

Dans ce contexte délétère, les cinémas ont d’ores et déjà perdu 70% de leur clientèle.

Les restaurants et autres, vont suivre. Le temps passé devant les écrans augmente. Les géants du Net se frottent les mains et engrangent les dividendes. Il suffit de suivre la cote des titres en Bourse… Devinez qui ramasse le jackpot ? Devinez à qui profite le crime…

Le pouvoir se garde bien d’informer les citoyens que la grippe Covid-19 se soigne très très bien. Qu’elle n’est éventuellement mortelle que pour ceux qui écoutent les consignes du ministère de la santé, les gens très âgées, les grands malades.

La probabilité de mourir de cette maladie si l’on est en bonne santé et que l’on se soigne précocement, est proche de zéro.

Les civilisations sont mortelles.

Quelle est la cause probable du déclin et de la mort de la brillante civilisation européenne ?

La peur.

L’Occident est en train de mourir non du Covid-19, mais de peur.

Le monde occidental, à de rares exceptions près, dont la Suède, est gouverné ou plutôt géré par le parti de la trouille.

Les couards sont aux manettes. Il n’y a pas pire cauchemar que de réaliser que nous devons relever tous les défis du monde actuel, sous la tyrannie de gens qui ont perpétuellement peur. Les Chinois doivent se gondoler de rire…quoi se peut-il que ces couards d’Occidentaux dominaient le monde il y a à peine un siècle ?

L’Histoire enseigne que lorsque la peur gouverne, l’effondrement est proche.

« Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin? » ( Alexandre Soljenitsyne, Le déclin du courage)

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Sidney Touati pour Dreuz.info.

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