Publié par Pierre Rehov le 31 juillet 2021


Fitch Rating Inc. a confirmé la note de crédit A+ d’Israël dans un rapport qu’elle a publié vendredi.

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Fitch a d’abord relevé la note d’Israël de A à A+ en novembre, et ne l’a pas abaissée depuis. « Cette note A+ est le résultat d’une économie diversifiée à forte valeur ajoutée, qui a résisté à la pandémie de Covid-19, de solides finances extérieures et d’une grande solidité institutionnelle », peut-on lire dans le rapport de Fitch.

Selon le rapport,

  • L’économie israélienne s’est contractée de 2,6 % en 2020 en raison des restrictions liées au Covid-19 imposées à partir du 2T20 [deuxième trimestre de 2020] et devrait croître de 5,1 % et 5,7 % en 2021 et 2022, respectivement.
  • L’économie a mieux résisté au choc de la pandémie que de nombreux autre pays, ce qui reflète la bonne performance des industries de haute technologie et les progrès précoces et rapides permis par la vaccination.

« Fitch prévoit un déficit budgétaire d’environ 7 % du PIB en 2021, contre 11,6 % en 2020, principalement en raison du rebond économique, du retrait progressif des mesures de soutien liées à la pandémie et du dynamisme des revenus des secteurs de haute technologie », peut-on encore lire.

« Le nouveau gouvernement prépare le premier budget ordinaire en trois ans couvrant la fin de 2021 et 2022 et le vote final sur ce budget est prévu pour novembre. Fitch s’attend à ce que le gouvernement soit en mesure d’adopter un budget complet d’ici novembre 2021, conformément à son engagement de stabiliser le ratio dette publique/PIB en 2022. »

Une « situation politique instable »

Le rapport a noté la faible majorité parlementaire du gouvernement et sa nature diverse comme un facteur qui pourrait entraver l’élaboration des politiques. il a également noté qu’

« Israël n’a eu que des budgets techniques basés sur une règle ajustée de 1/12e depuis 2019 en raison d’une série d’élections non concluantes. Il existe également des pressions sur les dépenses liées aux inégalités sociales et au faible taux d’emploi, en particulier parmi les groupes ultra-orthodoxes et arabes. »

Le rapport a également abordé la situation sécuritaire actuelle d’Israël

« Le profil de crédit d’Israël a montré une résilience aux conflits périodiques. Les principaux risques sont l’instabilité en Syrie et les relations avec l’Iran, dans le contexte du programme nucléaire de ce dernier et des contre-mesures israéliennes apparentes. Israël reste préoccupé par l’influence de l’Iran dans les pays voisins, la Syrie et le Liban, et continue apparemment d’intervenir en Syrie par des frappes aériennes pour contrer la présence et les activités de l’Iran ou de ses mandataires. Le risque d’un nouveau conflit avec le Hezbollah demeure, bien qu’il n’y ait pas eu d’affrontement à grande échelle depuis 2006. Les deux parties subiraient des pertes et le Liban est en pleine crise intérieure », peut-on lire dans le rapport.

Les experts prennent note des Accords d’Abraham, mais indiquent qu' »Il reste à voir s’ils réduisent les risques géopolitiques auxquels Israël est confronté. Les avantages économiques sont susceptibles d’être limités étant donné la taille modeste de leurs économies par rapport aux partenaires commerciaux existants. »

Le rapport a même pris note des tensions internes lors des combats de mai à Gaza. Selon lui, même si les affrontements entre Israéliens et Palestiniens ont révélé de « graves lignes de fracture », celles-ci n’ont eu qu’un effet négatif limité sur l’économie.

« La méthodologie exacte utilisée par les agences de notation n’est pas rendue publique. Mais les notations sont basées sur un mélange d’informations publiques et d’informations privées fournies par les émetteurs de la dette », explique Eliza Wu, professeur associé en finance à l’université de Sydney. Son explication apparaît dans « The Conversation », un média à but non lucratif rédigé par des universitaires et des chercheurs.

« Lorsqu’il s’agit de donner une note au gouvernement fédéral, les agences utilisent des données économiques accessibles au public, comme la croissance économique, le revenu par habitant et les taux de chômage et d’inflation. Cela donne à l’agence une idée de l’état actuel de l’économie, ainsi que de sa situation à court et à long terme », a expliqué Mme Wu.

Elle poursuit :

« Les agences examinent également le budget du gouvernement fédéral. Elles prennent en compte l’écart entre les recettes et les dépenses, la date d’échéance des dettes du gouvernement et la qualité des actifs que le gouvernement pourrait vendre. »

Wu ajoute :

« l’agence examine le contexte économique et politique plus large. Cela inclut la qualité des régulateurs financiers, les niveaux de corruption et la stabilité politique. Cela inclut également les vulnérabilités potentielles internes ou externes, comme un ralentissement économique en Chine ou la possibilité d’une guerre commerciale. Tous ces facteurs ont un impact sur la capacité et la volonté de rembourser la dette, même s’ils échappent au contrôle du gouvernement. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Pierre Rehov pour Dreuz.info.

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Source : https://www.jpost.com/israel-news/fitch-reaffirms-israels-a-credit-rating-cites-high-tech-and-vaccines-675447

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