Publié par Guy Millière le 3 juillet 2021
70% des jeunes n’ont jamais entendu parler de Mao Tse-Tung. Il était le leader du régime communiste chinois, [et ni les médias, ni l’Education nationale, ni les élites intellectuelles veulent que les jeunes sachent] qu’il a provoqué la mort de 40 à 70 millions de personnes [car ils prendraient conscience que le communisme est monstrueux].

Les journalises français sont empreints de fascination pour la Chine.

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L’un dit béatement que la Chine vise la « suprématie mondiale », appelle Xi Jinping le « prince rouge », et dit que ce dernier « vole vers un troisième mandat » : comme si la visée de suprématie mondiale de la Chine pouvait être notée sur un ton béat, comme si Xi Jinping avait quoi que ce soit de princier, et comme si la démocratie et le suffrage universel existaient en Chine. Un autre dit que « le parti communiste chinois a montré qu’il entendait continuer à guider le pays » : comme si un autre parti pouvait prétendre exercer le pouvoir en Chine ! L’auteur de l’article ajoute : « le président Xi Jinping a livré un discours patriotique applaudi », et semble imaginer que Xi Jinping mérite d’être appelé président, et comme si ceux qui ont assisté au discours pouvaient faire autrement qu’applaudir. Un ou deux journalistes s’inquiètent de la « volonté de puissance » de la Chine. C’est très insuffisant. 

Tout cela s’écrit à l’occasion des célébrations du centenaire du parti communiste chinois par les communistes chinois eux-mêmes, et montre que, décidément, les journalistes français dans leur grande majorité sont devenus des propagandistes. Tout cela peut conduire à se demander s’ils ne sont pas en service commandé et en position de soumission préventive. 

Ce qui devrait être dit est qu’effectivement la Chine vise la suprématie mondiale et que si elle l’obtenait, ce serait une suprématie mondiale totalitaire au sein de laquelle les droits de l’être humain seraient rapidement annihilés, et dans laquelle les libertés de parler, de penser, d’entreprendre, d’aller et venir, de choisir seraient placées sous surveillance constante et conduites vers l’asphyxie. 

Ce qui devrait être ajouté est que Xi Jinping n’est pas un prince, mais un homme d’appareil sans scrupule et un criminel contre l’humanité succédant à d’autres criminels contre l’humanité, et exerce le pouvoir sans partage, de manière impitoyable et froide, sans le moindre respect pour la vie humaine. Il ne « vole pas vers un troisième mandat : il sera au pouvoir aussi longtemps qu’il le pourra, ce qui pourra impliquer pour lui d’avoir à éliminer politiquement, ou physiquement si nécessaire, quiconque pourrait le menacer. 

Ce qui devrait être souligné est qu’aucun parti ne peut contester le parti communiste en Chine, car c’est un parti unique qui a éliminé toute forme d’opposition, de manière souvent cruelle et abominable. 

Ce qui devrait être souligné aussi est que la population chinoise est sous surveillance constante, que le moindre écart est sanctionné, qu’applaudir est obligatoire, et que ce n’est pas la seule chose qui soit obligatoire en Chine aujourd’hui. 

Ce qui devrait être dit est que non seulement la Chine a une “volonté de puissance”, mais entend l’affirmer de manière prédatrice, et est en train de le faire. 

Ce qui ne sera pas dit est que l’Europe est en position couchée devant la Chine, et que cela s’est vu lors du récent G7 au cours duquel les remontrances infimes et de pure forme auxquelles l’administration Biden proposait aux dirigeants européens d’adhérer ont été repoussées par ces derniers, qui se sont révélés plus lâches et plus complices de la Chine que l’administration Biden, ce qui n’est pas peu dire. 

Ce qui devrait être rappelé est l’ensemble des atrocités commises par le parti communiste chinois en cent ans. Celui-ci a pris le pouvoir par la force, avec l’aide de l’Union soviétique dirigée à l’époque par Joseph Staline. Il a, en 1948-49, bénéficié de l’aveuglement de dirigeants américains démocrates parmi lesquels il y avait des agents communistes, et les Etats-Unis n’ont réagi que trop tard, lorsque le gouvernement légitime de la Chine, en déroute faute de soutien, s’est réfugié sur l’ile de Taiwan et y a maintenu la République de Chine. 

Les dirigeants occidentaux ont, au fil du temps, cédé au chantage communiste, cessé de reconnaitre la République de Chine, démocratique, et reconnu la “République Populaire de Chine”, communiste, en acceptant de dire, comme elle, que la République de Chine est une entité illégitime, et que Taiwan devra tôt ou tard être avalée par la République Populaire de Chine. Le premier à avoir cédé a été Charles de Gaulle en 1964, et c’est l’une des multiples raisons qui expliquent ma totale absence d’estime pour ce dernier, à qui, par ailleurs, l’anti-israélisme et l’anti-américanisme français contemporains doivent beaucoup. Richard Nixon a suivi en 1972, puis le reste du monde. En 1971, la République de Chine avait été chassée de son siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies, avec l’assentiment des Etats-Unis qui n’avaient pas usé de leur droit de véto. 

Les communistes chinois au pouvoir ont commis des meurtres de masse et des massacres, créé des famines lors de ce qui s’est appelé le “grand bond en avant”, détruit l’économie du pays, annexé par la force le Tibet et détruit la culture tibétaine, commis l’une des pires ignominies de l’histoire lors de ce qui s’est appelé la “révolution culturelle”, mis en place un univers concentrationnaire qui est l’équivalent chinois du goulag soviétique, le laogaï. Tout cela a fait de Mao l’un des pires criminels contre l’humanité de l’histoire, et n’empêche pas des gens d’admirer Mao jusqu’à ce jour.  

En 1989, des Chinois qui voulaient un peu de liberté se sont soulevés sur la place Tiananmen et l’armée a tiré dans la foule et fait des dizaines de milliers de victimes, ce qui n’a pas empêché les dirigeants occidentaux d’admettre une décennie plus tard la Chine communiste dans l’Organisation mondiale du commerce, et de lui accorder des avantages indus dont elle n’a cessé d’abuser. 

La Chine n’est devenue puissante que parce que les Occidentaux ont été lâches, ont pratiqué l’aveuglement volontaire et ont vite oublié les crimes des communistes chinois. Et les crimes continuent. Hong Kong a perdu toutes ses libertés et a subi une répression féroce, et la Chine a abandonné les promesses faites au Royaume-Uni en 1997, la règle “un pays deux systèmes” a été jetée aux orties. Les ouïghours au Xinjiang subissent un véritable génocide, avec la complicité de nombreuses entreprises occidentales et de quasiment tous les dirigeants occidentaux. 

Dans les prisons chinoises, des prélèvements d’organes se font sur les prisonniers et les organes sont revendus à de riches Occidentaux. 

La Chine fabrique des armes biologiques, et celle échappée du laboratoire P4 de Wuhan et qui a causé la pandémie de coronavirus n’est que l’une d’entre elles. La Chine communiste constitue une banque de données génétiques qui lui sert à concevoir des armes biologiques qui cibleront certaines ethnies, et pas d’autres. Le régime communiste chinois a des ressemblances avec le national-socialisme allemand : il n’est pas antisémite, non, mais il prône la supériorité raciale chinoise. 

Que tant d’Occidentaux se courbent devant lui ou le regardent avec des yeux éblouis rappelle de mauvais, très mauvais souvenirs. Les journalistes français obséquieux devant la Chine n’ont pas à me rappeler de mauvais, très mauvais souvenirs : ils sont obséquieux devant les pires criminels, pourvu que ceux-ci soient “de gauche”. 

Un seul chef d’Etat a pris des positions fermes face à la Chine : Donald Trump. Il est devenu l’homme à abattre pour la Chine et les dirigeants européens liés à la Chine. Les journalistes européens, dans leur quasi-totalité, l’ont insulté, diffamé, trainé plus bas que terre. Tout en semblant admirer Xi Jinping. Dire que c’est répugnant est bien peu dire. 

L’administration Biden, contrairement à ce que je lis partout, ne fait preuve que d’une fermeté minimaliste face à la Chine, lève les sanctions financières contre elle mises en place par Donald Trump, ferme les yeux comme de vulgaires dirigeants européens, sur les liens que la Chine communiste tisse avec l’Iran des mollahs et avec la Turquie. 

Le seul espoir de survie pour l’Occident serait un retour au pouvoir de Donald Trump en 2024, retour qui passerait par la victoire des républicains trumpistes en 2022. Les démocrates américains, les grandes entreprises américaines vendues à la Chine, les dirigeants européens (à de rares exceptions près) feront tout pour l’empêcher. Les grands médias américains vont continuer à contribuer à empêcher que cela se produise. Les journalistes français, eux, n’ont pas fini d’insulter, diffamer, trainer plus bas que terre Donald Trump et pas fini de sembler admirer Xi Jinping. Dire que c’est répugnant est bien peu dire, oui.

© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

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