Publié par Jean-Patrick Grumberg le 20 juillet 2021

Un article sur une pleine page du très à gauche Washington Post dénonce la très louche affaire impliquant la vente d’un tableau de Hunter Biden – qui peint des croûtes – pour la somme colossale de 500 000 dollars, et laisse planer une puante odeur de corruption : un pot-de-vin déguisé pour accéder aux bonnes grâces du président Biden.

Nous avons lu et entendu l’affaire dans tous les médias conservateurs. Dreuz en a parlé. L’affaire a fait grincer des dents et froncer des sourcils. Les commentateurs ont relevé les deux poids deux mesures des journalistes : d’un côté, les médias ont cherché pendant 4 ans de quelle manière les enfants du président Trump bénéficiaient forcément de la position du président – sans rien trouver ce qui ne les a pas empêchés de les accuser sans cesse – et de l’autre, subitement, quand une sérieuse affaire se présente, le sujet ne les intéresse plus du tout et ils regardent ailleurs.

Jusqu’à cette pleine page dans le Wapo. Et que pour que le Washington Post en parle et s’en mêle – et pas dans un entrefilet – c’est que décidément, il se passe quelque chose…

Puisque vous ne verrez pas cela au journal télévisé du soir, ni dans Le Monde ou la Tribune de Genève, il fallait bien que quelque le fasse. Voici la traduction intégrale de l’article* publié en page 23 du Washington Post de ce lundi 19 juillet 2021 :


Avant-première ! Tableaux de l’exposition
d’art Hunter Biden

La Galerie Georges Bourgeois a le plaisir d’offrir à ses clients les plus exigeants un accès anticipé et exclusif à des lots sélectionnés de notre prochaine vente aux enchères, mettant en valeur le talent de l’un des peintres les plus célèbres d’Amérique, Hunter Biden. Le travail virtuose de Biden lui a valu les éloges de la critique dans le monde entier, et son art serait la touche décorative parfaite pour tout palais d’oligarque en Russie, en Chine, en Arabie Saoudite et au-delà. Découvrez les chefs-d’œuvre de ce nouvel artiste remarquable en ligne, ou rendez-nous visite dans notre galerie de New York cet automne.

« From the Heart »
Acrylique sur tissu, 2016.
Estimation : 75 000-90 000 $ [JPG : c’est ironiquement le montant que Hunter touchait mensuellement dans l’entreprise gazière ukrainienne Burisma pour laquelle il n’avait ni compétence, ni connaissance de la langue, ni expérience du pays]
L’expression nerveuse et ludique de la fierté de M. Biden pour son travail dans son ancienne carrière.

« La traîtrise de la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger »
Huile sur toile, 2017.
Estimation : 330 000-355 000 $
Révélant sa profondeur philosophique, M. Biden explore si une source de revenus est dans l’œil de celui qui regarde [Quand Joe Biden était vice-président, Hunter Biden a bénéficié d’une ligne de crédit d’un milliard et demi de dollars d’une entreprise d’Etat chinois pour investir – une somme que même les grands noms de Wall Street n’ont jamais reçue]

« Déclaration de revenus – Tax Return »
Technique mixte sur papier de bureau, 2018. Estimation : 280 000 dollars [c’est le montant estimé de la fraude fiscale dont est soupçonné Hunter Biden, mais qui, étrangement depuis qu’un certain Joe Biden est président, a disparu]
La réponse courageuse de l’artiste au défi posé par le formulaire 1040 de l’IRS

« Portrait – L’acheteur d’art vu du bureau d’éthique de la Maison Blanche » [le directeur de l’éthique de l’administration Obama a dénoncé la vente « anonyme » d’une croûte de Hunter Biden pour 500 000 dollars]
Tempera sur bois, 2021.
Estimation : 500 000 dollars
Le peintre proclame avec audace : La corruption d’un homme est le commerce d’art d’un autre. Qui sommes-nous pour juger ?

Peintres qui apparaîtraient dans
cette galerie s’ils ne s’appelaient pas Biden
Gouache sur papier, 2021. Estimation : Inestimable
Res ipsa loquitur – la chose parle d’elle-même – comme pourrait le dire un avocat américain entreprenant.

Je sais que cette histoire n’ira nulle part. Qu’elle sera étouffée par la Maison-Blanche et les médias et qu’il n’y aura pas de suites. Peut-être quelques vagues pendant quelques jours au plus, le temps du cycle naturel de l’information.

En novembre, cette pleine page aurait assuré la victoire de Donald Trump : les médias sont le pire ennemi du peuple.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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Washington Post du 19 juillet 2021, page 23

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